FSALE

 

Nous en sommes restés au moment où le vétilleux intendant marquait son étonnement de trouver, dans les magasins de la compagnie, au fin fond du Sahara, une cotte de maille. Il ne sait pas encore, nous le verrons, qu’il en aura d’autres motifs de s’étonner au cours de cette journée…

La caisse noire (suite)


-« Je me demande ce que vient faire cet article ici, parmi ceux qui semble constituer une réserve du foyer ? »

-« C’est un accessoire, réalisé pour le compte du foyer, pour la dernière revue théâtrale de fin d’année. Il va être mis en vente et trouvera preneur sur-le-champ, comme tous les articles peu courants et insolites. Il reviendra sans doute au magasin, puisque nous reprenons, à la manière du mont-de-piété, mais à moitié prix, ce que les légionnaires mutés n’emportent pas, soit par besoin pécuniaire, soit par souci de ne pas s’encombrer ou pour n’importe quelle autre raison. Il y a ici pas mal d’objets, n’ayant aucun intérêt pratique ou militaire et qui tournent continuellement à l’intérieur du Corps. » répliqua Laurier, raide comme la justice.

-« C’est un problème de commandement bien sûr, mais il me paraît nécessaire de ne pas faire n’importe quoi. Un foyer, même s’il est de la Légion étrangère, n’a pas vocation à jouer les antiquaires, pour ne pas dire le marché aux puces. » rétorqua l’intendant avec une gravité onctueuse.

-« J’exécute les ordres et je veille à la régularité scrupuleuse des opérations. C’est ma mission. Le reste n’est pas dans mes attributions. Si mon supérieur me donnait des instructions en contradiction avec les règlements et la loi, je refuserais de les exécuter et j’enverrai un rapport, par voie hiérarchique, avec une copie pour vous, directement. »

Fuhr fit un signe discret, comme pour demander à Laurier de se calmer, ce qui n'eut pas d'autre effet que de tendre un peu plus l'atmosphère.

-« Je consignerai cependant, dans la feuille d'observations qui vous sera adressée, que les réserves accumulées dans vos magasins, ne présentent pas toutes un caractère utilitaire et qu'il convient de les débarrasser des articles parasitaires alourdissant une gestion déjà difficile, même sans eux. Il me faut la liste de tout ce que vous possédez en magasin, avec vos propositions, pour une simplification relative de votre gestion. » dit l'intendant, en s'adressant ostensiblement au lieutenant Fuhr, comme s'il n'attendait plus rien de l'officier des détails.

-"Monsieur l 'Intendant, il faut attendre le retour du capitaine. Je suis chargé d'expédier les affaires courantes en son absence, mais pas de procéder à des transformations profondes sur ce qui constitue sa responsabilité et concerne son autorité. Son retour est prévu vers le milieu du mois prochain."

-" Il est évident que cela demandera du temps. Raison de plus pour commencer immédiatement par les inventaires. Il faut y voir clair."

Laurier, sur un ton excédé, fit observer qu'en fait de simplification on lui compliquait le travail d'une manière considérable, alors qu'il se trouvait déjà en situation difficile. Un renfort de ses effectifs lui était nécessaire pour produire un état épais comme un dictionnaire Larousse et qui ne servirait strictement à rien en définitive. L'intendant, sans ajouter un mot, fit quelques pas vers un casier ou rutilaient plusieurs petites tours Eiffel dorées. Il en prit une, la contempla longuement comme s'il cherchait à pénétrer les raisons profondes de sa présence en ces lieux, puis avec accablement, l'aligna consciencieusement sur les autres dans son casier.

-«Passons à l'alimentation et à l'habillement maintenant. Le fournisseur étant un militaire sous mes ordres, je ne devrais pas avoir d'observations à formuler sauf pour les dates de péremption, ce qui arrive assez souvent dans le Sud avec les conserves.» , finit-il par dire, en sortant de son accablement.

-"Vous ne nous fournissez que le gros rouge destiné aux légionnaires. C'est une boisson infâme qu'on dédaigne. En ce qui concerne la bière, les alcools, les apéritifs et certains produits alimentaires, nous ne sommes heureusement pas tributaires des subsistances militaires, qui livrent le plus souvent des articles de consommation courante de mauvaise qualité. Le magasin suivant constitue notre cave. Elle a pour clients répartiteurs le foyer de la compagnie, le mess des officiers et celui des sous-officiers. Je vous précède pour vous en ouvrir la porte. ", susurra Laurier d'une voix fielleuse.

-"Si vous avez des observations à formuler sur la qualité des fournitures en provenance de mes services, il faut le faire sur les feuilles de réception, aux endroits prévus à cet effet, puis m'adresser un rapport. Jusqu'à présent je n'ai reçu aucune critique de votre part, ni d'une autre formation." dit l'intendant, en se détournant de Laurier pour s'adresser à Fuhr.

-"La cave", ainsi qu'on l'appelait, coupait le souffle par ses dimensions, ses alignements de bouteilles sur les étagères et ses fûts, disposés dans le fond, comme une troupe prête à rendre les honneurs. Des étiquettes multicolores annonçaient les marques et les quantités existantes. Un modèle d'ordre, de rigueur et de propreté. Laurier tendit à l'intendant un énorme registre dont la couverture portait en caractères gothiques l'inscription "VIVRES". Il l'ouvrit à la rubrique "VINS", avant de le lui donner, puis sortit un second registre, aussi gros que le premier, marqué de la même écriture fantaisie, "DIVERS", de l'énorme sacoche qu'il trimbalait depuis la sortie du bureau des détails.

-« Je n'ai que deux mains! » fit observer doucement l'intendant, "Pourquoi ce second registre qui concerne des articles placés dans une autre rubrique que les vins?. Il faudrait une table pour étaler ces documents et il n'y en a pas dans cette salle."

-"Les fûts de bière peuvent servir de table, pour y disposer ces pièces comptables. Elles sont nécessaires pour procéder à la vérification de la cave. Le premier registre donne la répartition, la nature et les appellations des liquides inscrits dans la rubrique "Vins". Le second précise les emballages, essentiellement les bouteilles en verre ainsi que les fûts métalliques, puisqu'ils sont consignés et font l'objet d'un traitement à part, qui me cause d'ailleurs des problèmes en raison d'une certaine casse." répondit Laurier, comme s'il s'adressait à un esprit obtus, auquel il faut parler avec application pour être compris.

L’intendant, avec toutes les marques d'une incompréhension totale, posa le registre qu'il avait entre les mains sur un tonneau métallique de bière, prit le second et le disposa à côté de l’autre. Il se pencha longuement sur le premier, avec l’index explorant une colonne marquée «MONBAZILLAC-Blanc-1945 », puis la suivante « GRAVES-Blanc-1941". Il se reporta alors vers l'autre livre comptable, celui des "DIVERS", et inscrivit sur un carnet le nombre des bouteilles vides, en fonction des taux de consigne. Il revint ensuite vers le premier registre en se concentrant sur les chiffres des "existants" et en se livrant à un calcul mental à voix inaudible. Cela lui prit beaucoup de temps, car il y avait vraiment un nombre considérable de marques, donc de colonnes. De temps en temps, il notait sur son carnet les résultats partiels. Il fit très soigneusement une addition, fronça les sourcils, recommença son addition et se tourna vers Fuhr

-"Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué? Vous avez choisi la solution la plus invraisemblable pour votre comptabilité. Vous entrez le vin, c'est-à-dire le liquide, dans un premier registre et vous placez les bouteilles qui le contiennent dans un autre registre, pour tenir compte de la consigne. Si j'admets ce raisonnement, je dois retrouver approximativement autant de bouteilles figurant dans votre cahier des "divers'' qu'il y a de vin dans vos rayons. Il devrait même y avoir en plus, tous les emballages vides qui correspondent à votre consommation journalière. Je suppose que vous les stockez dans l'attente d'une liaison chez un de vos fournisseurs. Or je viens de procéder à une vérification sommaire. Je découvre que vous possédez deux fois plus de vin qu'il n'y a de bouteilles susceptibles de le contenir. C'est un résultat aberrant. Par conséquent votre comptabilité ne reflète pas la réalité. Elle est donc mauvaise. Pourquoi? Parce que chaque bouteille de vin pleine constitue une unité, le liquide avec son emballage, le tout facturé à un certain prix. Rien ne doit se trouver inscrit au registre comptable des divers. Lorsque vous récupérez les bouteilles vides, vous les restituez au grossiste qui vous approvisionne, lequel vous en déduit le montant sur sa facture nouvelle. Vous en tenez compte pour vos entrées. Le système délirant que vous avez choisi, ouvre la voie à l'embrouille, autrement dit à la malhonnêteté … »

L'intendant ne put achever sa phrase. Laurier, rouge de colère, bondit, lui asséna une gifle retentissante et fixa Fuhr qui s'interposait dans un geste réflexe, en disant:

-« Je ne peux pas supporter d'être accusé de malhonnêteté par un individu borné qui ne comprend rien à la comptabilité »

Laurier, vous êtes aux arrêts de rigueur pour manque de respect envers un supérieur. Vous les prendrez sur-le-champ, chez vous. Retirez-vous!"

C'est ce que Fuhr, s'entendit dire, malgré l'égarement que lui procurait cette scène inouïe, qu'il n'avait pas vu venir et ou il se trouvait partagé entre la consternation et l'inquiétude, Décidément son rôle de commandant de compagnie par intérim prenait une tournure bien fâcheuse.

L'intendant, vers lequel il se tourna, était figé, le regard incrédule, une main sur la joue souffletée, immobile et muet, manifestement en état de choc et de viscosité mentale. Laurier salua de la façon la plus réglementaire possible et, avant d'exécuter un demi-tour impeccable, prononça d'une voix bien timbrée:

-"A vos ordres, mon lieutenant! En bonne justice, je devrais être cassé de mon grade et envoyé devant un tribunal militaire, mais ce que je viens de faire m'a bien soulagé. Je ne regrette rien. Cela devait arriver." Tandis que l'officier des détails quittait la pièce d'un pas très martial, l'intendant, comme si son cerveau se remettait en fonctionnement, fit un bond en l'air, toujours une main sur sa joue meurtrie, en hurlant d'une voix hystérique:

-"Je ne veux plus traiter avec cet individu. Vous êtes le responsable de la compagnie et c'est vous qui répondrez de tout". Fuhr songea avec tristesse que cette journée du premier avril lui était funeste, qu'il n'avait rien su prévoir et qu'il faisait un commandant de compagnie plutôt dépassé par les événements. Il fallait maintenant, reprendre les choses en main, avec tact et calme.

-« Monsieur l'Intendant, je vous présente mes excuses les plus sincères pour ce qui vient de se passer. L'adjudant Laurier sera sévèrement puni pour le bien de la discipline comme du service. Vous recevrez une copie de mon rapport par la voie hiérarchique. Je ne veux en rien atténuer la faute très grave commise par ce subordonné. Mais il faut savoir que c'est un caractériel et un maniaque de la probité. Sa sensibilité dans ce domaine l'a amené jadis à quitter l'univers civil dans lequel il évoluait, pour s'engager à la Légion, afin d'y trouver la rigueur et la netteté dont il avait besoin. Il a mal réagi lorsque vous avez parlé d'embrouille et de malhonnêteté. Ces mots ont dû produire l'effet du chiffon rouge sur le taureau dans l'arène, C'est un cas de fixation qui relève peut-être de la psychiatrie. Comme il est tard, je vous propose de venir déjeuner chez moi. Je pense que nous saurons si votre voiture a pu être dépannée et à quel moment elle vous sera remise. Vous aurez tout le temps d'achever votre contrôle après le repas." Fuhr, en finissant sa tirade, s'interrogea intérieurement, sur le mot de fixation dont il n'était pas tellement sûr qu'íl ait été prononcé à bon escient, dans son sens médical précis, Il eut aussi la pensée qu'il poussait le bouchon un peu loin, vis-à-vis de Laurier et de la Légion étrangère, avec ses explications pseudo-psychiatriques. C'était un moyen de sauver la face, pas très reluisant certes, mais avec cependant un brin de vérité tout de même. L'intendant retira sa main de la joue meurtrie, regarda le registre des vivres et le referma soigneusement.

-"Il y a chez votre comptable quelque chose d'anormal et d'inquiétant. Il faut le faire examiner. La responsabilité du maniement des fonds de votre compagnie doit être confiée à un gestionnaire équilibré. C'est une affaire qui incombe à votre hiérarchie Légion et qui m'apparait devoir demeurer circonscrite à votre filière, tout en restant confidentielle. Il est inutile d'en informer la hiérarchie territoriale et encore moins de m'adresser un rapport. Il suffira que votre capitaine, par une lettre personnelle, me renseigne sur les suites, médicales et disciplinaires, qui auront été données à ce problème, Je vais rédiger, dans l’après-midi, une feuille d'observations, sans mentionner l'outrage dont j'ai été l'objet. Mais j'entends qu'une telle faute ne reste pas impunie, dans une formation dont la discipline est une vertu de base. Il convient que toutes dispositions utiles soient prises pour que pareille chose ne se reproduise plus, ici, chez vous. Maintenant, je vous remercie de votre invitation et je suis à votre disposition.»

Le lieutenant en premier, tandis qu'il conduisait son hôte hors du quartier militaire, vers un petit pavillon, où une chétive pelouse, marquait une tâche verte dans les ocres rouge et beige des habitations, pensa que l'intéressé lui-même, préféra que sa mésaventure ne fût pas connue de ses services et des autorités des Territoires du sud. Il était effectivement souhaitable de la limiter, discrètement, à la Légion. Personne n'avait intérêt à la diffuser. Il faudrait que Laurier parte rapidement sur Sidi-bel-Abbés, sous un prétexte quelconque, sans doute médical, et qu'un remplaçant puisse assumer ses fonctions rapidement. Le repas, pour lequel madame Fuhr avait fait de son mieux, eut pour effet un retour progressif de l'intendant à un sérénité relative, un peu commandée par la courtoisie et la qualité des mets. Mais la conversation resta conventionnelle et plutôt morne. De temps en temps, l'invité était secoué par un spasme nerveux et paraissait absent, comme hors du temps.

Le Lieutenant Von Borzyskowski, s'invita pour le café, afin de rendre compte que la voiture en panne serai complètement remise en état dans un délai d'environ deux heures. Les ateliers y travaillaient depuis qu'elle avait été ramenée par le camion de dépannage. Plusieurs pièces devaient être changées, les tentatives de réparation, faites par le conducteur sur la piste, leur ayant été néfastes, car il ne disposait pas de l'outillage adéquat. C'est ce qui expliquait l'importance des délais. Trois équipes s'activaient sur ce véhicule. On ne pouvait pas en ajouter une de plus, pour hâter les travaux, car en se gênant mutuellement, elles aboutiraient à l'effet inverse.

-"J'ai à achever mon contrôle, puis à rédiger ma feuille d'observations. Le délai de deux heures que vous m'indiquez, me convient parfaitement. Cela m'incite d'ailleurs à reprendre immédiatement ce qui me reste à faire, afin de pouvoir partir dès que la voiture sera prête. J'ai encore une longue route à parcourir."

Tout se déroula sans le moindre incident dans la suite des événements concernant le contrôle des divers magasins, effectué à vrai dire, au pas de charge. On alla ensuite dans le bureau du capitaine. L'intendant rédigea sa feuille d'observations, en présence du lieutenant Fuhr. Il la déchira à deux reprises, en hochant la tête, avant d'arriver à une rédaction qui parût le satisfaire. Il la lut et fit un bref commentaire. Elle ne faisait pas mention de l'affront subi, ni des circonstances environnantes. Elle présentait une allure plutôt banale, sur un ton strictement professionnel, très neutre. Néanmoins, le rédacteur y précisait clairement que l'actuel officier des détails devait se voir relevé de ses fonctions, en raison de son inadaptation à la comptabilité des troupes sahariennes. Il soulignait une tendance regrettable et maladive, du responsable en poste, au pointillisme le plus étroit, ce qui rendait la gestion de ses magasins difficile, en même temps que le contrôle inextricable. Il soulignait cependant la parfaite honnêteté des comptes, comme à contrecœur, et un peu en contradiction avec ses remarques sur les problèmes rencontrés. En guise de conclusion, il rappelait à l'autorité de tutelle du corps, qu'un poste de cette importance, nécessitait un officier de qualité et non un sous-officier, quels que soient les mérites et la qualification de ce dernier. Il consacrait sa dernière ligne à l'importance de l’équilibre psychique, indispensable pour pouvoir assumer ces fonctions, dans une région saharienne au climat redoutable et dans un isolement ou il était facile de perdre les repères."

Le départ eut lieu à l'heure prévue. Il fut sans chaleur. Fuhr alla voir Laurier, installé chez lui très confortablement, aux arrêts certes, mais dans de bonnes conditions. Il avait plutôt l'apparence d'un permissionnaire que d'un gradé puni.

-« Je pense que je vais être l'objet d'une mutation sur Sidi-bel-Abbés, en attendant que le colonel commandant le 1er Régiment Etranger, prenne la décision de me casser ou de me rétrograder. Ma femme commence à faire les bagages. Je ne regrette rien. Je ne ferai aucune excuse verbale ou écrite. Je suis relevé de mes fonctions par les arrêts de rigueur. C'est normal ! Je passerai la comptabilité au successeur que vous me désignerez. Je crois que je n'étais pas fait pour être comptable, mais pour être jardinier. Je suis navré de vous avoir causé tant de tracas alors que vous commandez par intérim. Mais les choses sont ainsi et je n'y peux plus rien. » Fuhr ne fit aucun commentaire. Il se contenta de préciser à Laurier qu'il allait téléphoner directement au colonel commandant le 1er Régiment Etranger, responsable des effectifs, pour décider de son départ ou de son maintien. En cas de mutation, il demanderait qu'elle puisse s'effectuer rapidement, afin qu'un nouveau responsable soit susceptible de prendre les choses en mains, avant l'échéance redoutable du 30 avril, tout à la fois, jour de solde et fête majeure de la Légion. Laurier exprima le souhait de partir rapidement, si son départ était décidé, et de ne plus exercer les fonctions de trésorier payeur qui lui pesaient. Il suggérait que le lieutenant en premier assume, provisoirement, la charge qui avait été la sienne, dans le cas où la désignation de son remplaçant tarderait. Le 30 avril constituait un passage difficile, puisqu'il s'agissait de préparer la célébration du combat de Camerone et qu'il fallait engager de nombreuses dépenses, dans ce but. Autant commencer tout de suite. Il pouvait passer la caisse et les consignes, en trois ou quatre journées, en laissant d'ailleurs quelques notes pour préciser les pièges à éviter et la politique générale à suivre. Il ne voyait personne, dans les cadres de la compagnie, qui puisse le remplacer, à part les lieutenants Fuhr et Von Borzyskowski. Mais ce dernier était indispensable aux ateliers et refuserait, en raison de son passé et de son ancienneté légion, d'assumer de telles fonctions.

Dans la soirée, Fuhr put obtenir le colonel commandant le 1er Régiment Etranger. C'était une chance. Toujours par monts et par vaux, il s'avérait difficile de le coincer. Certes, son second, rivé à son fauteuil pour compenser la frénésie d'action et de mouvement du "Père de la Légion", prenait note des problèmes, donnait des conseils, mais n'intervenait jamais par une décision immédiate. C'était l'affaire du chef. Pour une fois le décideur se trouvait à son poste, pressé comme il n'était pas possible, en raison d'une réception qu'il donnait. Fuhr lui expliqua ce qui s'était passé en se bornant à l'essentiel. Il termina en proposant que Laurier soit remis à la disposition de la portion centrale et remplacé par un officier apte à assumer ses fonctions. Trois jours devraient suffire à la passation des consignes.

Recueilli par AM

 

 

 

 

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