FSALE

 

Réflexion de fin de semaine (week-end) : C'est quoi être vieux ?

Chacun peut faire son opinion sur la question, certain prépare leurs vieux jours toute leur vie en sacrifiant leur jeunesse...

Je jette sur le papier mon impression du moment qui probablement changera quand le jour viendra de réellement vivre une vieillesse inactive sachant que peut être à l’image de ma manière d’organisation mes vacances, celle-ci ne se déroulera pas comme je l'ai prévu...

Sans état d'âme, uniquement pour remplir la toile...

Bonne lecture !


Définir la vieillesse est un travail complexe car cela concerne beaucoup de domaines et chaque expérience de vie est personnelle. On devrait considérer le vieillissement social et psychique autant que le vieillissement biologique, sans forcément parler d'âge ou d'apparence. Cependant, étant donné que les organes s'usent avec le temps, le vieillissement est inévitablement normal, inscrit dans le processus vital incontournable. Le corps se modifie et la perception de soi en est troublée.

Quand je disais être entré dans la soixantaine, on me disait aimablement que je ne faisais pas mon âge… aujourd’hui, pas de surprise, je dois bien afficher le juste poids des ans. Les personnes vieillissantes voient disparaître tout ce qui faisait leur vie, tout ce qui créait leur identité. La perception de son vieillissement se trouve en liaison avec les alliances inconscientes et l'idée de son appartenance à la condition humaine:  « Je serai ce qui me survivra » - Simone de Beauvoir se rebelle en écrivant : « Cessons de tricher […] nous ne savons pas qui nous sommes et nous ignorons qui nous serons : ce vieil homme, cette vieille femme, reconnaissons nous en eux. Il le faut, si nous voulons assumer dans sa totalité notre condition humaine ». (1970, propos liminaires).

Pour revenir à la question, « c’est quoi être vieux ? ». Je vais sur mes 78 ans, sans possibilité de les fêter en 2021, il n’y a pas de 29 février cette année là, je fêterai mon 80ème anniversaire en 2024, le 20ème., on y pensant, l’horreur et le bonheur se mélangent…

Je suis de plein pied attiré par l’aimant d’une spirale infernale, celle du temps qui ne fuit à une vitesse vertigineuse et qui s’échappe vers un inconnu obligatoirement obscur et détesté. Il me faut me reconstruire, ce que je ne manquerai pas de faire avec, j’espère, suffisamment de recul et de serénité. J’entre dans le temps des rejets, nostalgies du langage vrai sans artifices et sans contraintes inutiles. Une nouvelle vie s’impose à moi, il est temps de penser que pour la dernière fois j’ai déposé ma valise et que pour la première fois, je ne l’ai pas placé quelque part n'importe où non guidé par le hasard. Je pars confiant vers une nouvelle phase de vie où je garderai encore quelques activités sans lesquelles je ne serai plus qu’un « pauvre petit vieux », vivant dans une bulle. Mon apparence me donnera surement le privilège, chez les personnes encore civilisées, au droit de passage sur le trottoir et même (peut-être), de ma place assise dans le métro, c’est beau le rêve, c’est pas cher… J’ai désormais en moi le secret de l’homme invisible, celui qui traverse la ville sans se faire voir et pourtant sans se cacher, insignifiant personnage, seul dans une foule noyé d’indifférence. J’afficherai en filigrane l’expérience des vieux dans la perspective de leur mort… Comment donc faire évoquer non seulement mon devenir de mortel, mais aussi accepter la mort des autres ceux de ma famille et de mes Amis par l’interprétation de ces évènements qui me touchent obligatoirement. J’ai en mémoire deux manières de souligner l’importance de la mort, la première est celle d’oser dire avec un certain humour : « Je ne vais pas aux enterrements de mes amis puisqu’ils ne viendront pas au mien… » et cette autre venant d’un de mes Amis anciens légionnaires : « Pour moi, le culte des morts c’est sacré, c’est rendre hommage. C’est important le départ, c’est le momen le plus important de la vie, bien plus que la naissance, que le mariage, etc… Pour moi, c’est au-delà de toute manifestation d’honneur et de respect un peu hypocrite parfois, c’est par ma présence, souffrir avec la famille.

  

Je ne saurai terminer sur une note négative, je suis bien vivant et j’ai encore le bonheur de pouvoir encore servir mes camarades légionnaires, comme il est dit avec justesse : « Légionnaire un jour, légionnaire toujours » encore faudrait-il définir ce « Toujours » ! Je reste persuadé que c’est surtout dans nos Amicales que l’on trouve ce « Toujours »…

CM : Sans état d’âme, seulement animé d’un constat, rien que d’’un constat !

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