FSALE

« Tiens, voilà du boudin…» Ce sont les premières paroles de la marche de la Légion étrangère, celles que tout le monde connaît. Quand à la musique, elle fait dresser l’oreille à tous ceux qui l’entendent et qui se précipitent : « Voilà la Légion… ». C’est, en effet, la Légion qui passe, au rythme lent de cette marche qui fut, à l’origine, un simple refrain de troupes d’Afrique. Pour se reconnaître, pour se rallier après randonnées ou combats, tous les régiments qui se trouvaient en Afrique du Nord, au début de la conquête, adoptèrent un « refrain » composé de quelques notes de musique, sur lesquelles les soldats mirent ensuite des paroles, parfois un peu osées, pour ne pas dire mieux (exemple : Encore un ... Sous la guitoune de l’aumônier).

Les premières mesures de la marche de la Légion, qui en constituent le refrain, remontent vraisemblablement aux environs de 1840, peut-être avant, mais aucun document ne permet de l’affirmer. Ce qui est certain, c’est que ce refrain entra dans la composition d’un pas redoublé qui fut composé par monsieur Wilhem, chef de la musique du 2ème Etranger de 1858 à 1861 et du Régiment Etranger, de 1861 à 1864. Ainsi naquit cette célèbre marche qui règle l’allure imposante des défilés de cette troupe incomparable. D’autres chefs de musique ont apporté à la version originale quelques « arrangements » mais l’ensemble n’a pas varié.

Quant aux paroles, d’où viennent-elles exactement ? Elles sont traditionnelles, c’est tout ce que l’on peut dire de valable. Des spécialistes prétendent qu’elles doivent dater des années qui suivirent la guerre de 1870-1871, pendant lesquelles les engagements à la Légion furent, en principe, réservés aux Alsaciens et aux Lorrains qui fuyaient l’annexion, et aux Suisses. D’où les premières mesures chantées : « Tiens, voilà du boudin, pour les Alsaciens, les Suisses et les Lorrains… » Mais on propose une autre explication que voici : Avant la guerre de 1870, on chantait : « Pour les rosses, y en a plus, ce sont des tireurs au cul… ». Référence parler. Lorsque éclata la guerre en juillet 1870, le gouvernement français songea à constituer en France une unité de la Légion en faisant venir quelques bataillons d’Afrique. Mais le roi des Belges, Léopold II, s’émut et demanda que les légionnaires de son pay ne participent pas à la guerre, car il redoutait que les Allemands y voient un « casus belli ». Déjà, la Belgique craignait pour sa neutralité. Le gouvernement français lui ayant donné satisfaction, les légionnaires belges demeurèrent en Algérie et ne furent pas contents, paraît-il, d’autant plus que leurs camarades qui partaient se battre les traitaient de tireurs au cul… et se mirent à chanter : « Pour les Belges, y en a plus, ce sont des tireurs, etc… » Cette explication en vaut bien d’autres.

Pourquoi « du boudin » ? Peut-être était ce un mets qui revenait souvent à l’ordinaire des compagnies et non cette couverture roulée au dessus du sac de la création de la Légion… ( voir anecdote ci-après)…

Quoi qu’il en soit, la marche de la Légion est et restera « Le Boudin ».

Encore une précision sur la musique. Il paraît que la « mélodie », la phrase musicale, a été inspirée à l’auteur par une petite pièce de Jean Rameau intitulée : « les sauvages ». La phrase y serait, dans son exact tonalité. Aux mélomanes de répondre !

Il n’est point de réunion d’Anciens légionnaires où l’on ne chante « le boudin ».

 

Anecdote:

Un jeune novice arrive au monastère. La tâche qui lui est assignée est d'aider les autres moines copistes à recopier les anciens canons et règles de l’église. Il remarque que ces moines effectuent leur travail à partir de copies et non des manuscrits originaux.

Il va voir le Père abbé, lui faisant remarquer que si quelqu'un a fait une petite erreur dans la première copie, elle va se propager dans toutes les copies ultérieures. Le Père abbé lui répond :

- Cela fait des siècles que nous procédons ainsi, que nous copions à partir de la copie précédente, mais ta remarque est très pertinente, mon fils, j'irai vérifier moi-même les originaux dès demain.

Le lendemain matin, le Père abbé descend dans les profondeurs du sous-sol du monastère, dans une cave voûtée où sont précieusement conservés les manuscrits et parchemins originaux. Cela fait des siècles que personne n'y a mis les pieds et que les scellés des coffres sont intacts.

Il y passe la journée toute entière, puis la soirée, puis la nuit, sans donner signe de vie.

Les heures passent et l'inquiétude grandit. À tel point que le jeune novice se décide à aller voir ce qui se passe. Il descend et trouve le Père abbé complètement hagard, le front ensanglanté, se cognant sans relâche la tête contre le mur de pierres. Le jeune moine se précipite et demande :

- Père abbé, que se passe-t-il ?

- Aahhhhh...les cons, les cons, les cons...

"C'était voeux de Charité… pas de Chasteté !

 

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