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Histoire : Septembre 1918 : la Légion perce la ligne Hindenburg.

Les offensives sur la Scarpe et l’Ailette du 25 août au 8 septembre.

 

Le maréchal Ferdinand Foch poursuit inlassablement son plan offensif.

Il écrit au maréchal Douglas Haig : « Poursuivez vos opérations sans laisser de répit à l'ennemi et en étendant la largeur de vos actions. C'est celle étendue croissante d'une offensive nourrie par derrière et fortement poussée en avant, sans objectif limité, sans préoccupation d'alignement et d'une liaison trop étroite qui nous donnera les plus grands résultats avec les moindres perles... Les armées du général Pétain vont repartir immédiatement dans le même style. »

 En même temps que la Xe Armée du général Charles Mangin s'apprête à rompre le front ennemi entre l'Aisne et Saint Gobain, la Ière Armée britannique du général Henry Horne, sur la Scarpe, attaque le saillant formé à l'est d'Arras.

Dès le 25 août, le corps canadien, à cheval sur la Scarpe, et la gauche de la IIIe Armée britannique du général Julian Byng avaient enlevé les positions difficiles de Monchy le Preux, Guémappe et porté leur ligne au contact de la redoutable position de Quéant-Drocourt, rameau de la ligne Hindenburg.

Au centre, les Australiens du corps d’armée commandé par le général John Monash, dans la nuit du 30 au 31 août se sont jetés fougueusement à l'assaut en pleines ténèbres et ont enlevé le bastion formidable de Mont Saint-Quentin.

Le 1er septembre, après des combats sanglants, ils pénètrent dans Péronne.

Pour flanquer cette attaque au nord de la ville, Bouchavesnes, Frégicourt sont enlevés.

Plus au sud, sur les bords de l'Oise, la IIIe Armée du général Georges Humbert, en dépit d'une résistance tenace, avait conquis Noyon et les hauteurs qui, à l'est, dominent la ville.

 

 

Le 2 septembre, le corps canadien, commandé par le général Arthur Currie, se porte à l'assaut, progresse rapidement le long de la route Arras-Cambrai, pénètre de 10 km dans les lignes allemandes et atteint Buissy.

Le 5 septembre la lutte se poursuit ; la Xe armée du général Charles Mangin pénètre dans la forêt de Coucy et la gauche de l'armée se porte vers Chauny jusqu'aux lisières de la forêt de Saint-Gobain dans les anciennes lignes de mars 1918 ; les régiments de la 41e DI, de la 69e DI et de la 5e DI en chassent l’ennemi au prix de terribles combats. Débordés au nord, en direction de Cambrai, et au sud sur les rives de l'Oise, en direction de La Fère, attaqués en même temps fortement, au centre, à Péronne, les Allemands reculent vers les positions Hindenburg.

Les armées britanniques et françaises refoulent les arrière-gardes ennemies qui ne peuvent s'accrocher sur la ligne de la Tortille et du canal du Nord.

Le 8 septembre, le front allié passe à l'ouest d'Arleux, de Marquion, à Havrincourt, Epehy, Vermand, puis suit le canal Crozat.

Les offensives et les avancées alliées vers la ligne Hindenburg du 10 au 25 septembre.

Les Allemands sont arrivés dans les avancées de leur fameuse position Hindenburg, constituées par les anciennes lignes britanniques perdues en mars, positions formidables qui couvrent le rempart réputé imprenable de la ligne Hindenburg. Entre Havrincourt et Holnon, la IVe Armée britannique du général Henry Rawlinson et la IIIe Armée britannique du général Julian Byng attaquent dès le 10 septembre. La IVe Armée enlève Vermand, les lisières ouest des bois d'Holnon, et pénètre dans Epehy et Jeancourt.

Au même moment (12 septembre), la Ière Armée américaine du général Pershing, avec ses chars commandés par le colonel Patton, enlève tout le saillant de Saint-Mihiel, les Américains font 15 000 prisonniers et prennent 200 canons

 Le 13, après des combats ardents, elle s'empare des bois et du village à Holnon.

La IIIe Armée britannique du général Julian Byng franchit le canal du Nord au sud de la route Bapaume-Cambrai, déborde les positions d'Havrincourt à Gouzeaucourt, qui sont emportées en grande partie. La lutte est âpre, l'ennemi s'accroche désespérément.

La 1ère division marocaine, commandée par le général Albert Dungan, est rattachée à la Xe Armée du général Charles Mangin. Elle est composée de deux brigades :

·                1re Brigade Marocaine du colonel Boucher.

Régiment de Marche de la Légion Étrangère du lieutenant-colonel Rollet ;

Bataillon de légion russe du chef de bataillon Tramuset ;

12e Bataillon de Tirailleurs Malgaches du chef de bataillon Hippeau.

·                2e Brigade Marocaine du colonel Bertrand.

7e Régiment de Marche de Tirailleurs du lieutenant-colonel Mesnier.

8e Régiment de Marche de Zouaves du lieutenant-colonel Lagarde.

Le 27 août, elle est transportée par camions vers le front pour participer à l’offensive vers la ligne Hindenburg.

Du 1er au 14 septembre 1918, La Légion Etrangère face à la ligne Hindenburg.

·               La Légion participe à l’offensive sur la ligne Hindenburg, ultime barrage dressé par les Allemands pour contenir les armées alliées. Le R.M.L.E. se retrouve en bordure ouest de l’éternel Chemin des Dames, à une vingtaine de kilomètres au nord-est de Soissons. Le R.M.L.E. est alors commandé par le lieutenant-colonel Rollet. Les bataillons sont commandés par des officiers exceptionnels : commandant Jacquesson (1er), capitaine de Lannurien (2e) et capitaine Maire (3e). Le 1er le Régiment relève les Américains qui ont essuyé un échec, fin août. Quatre divisions allemandes sont successivement usées par la division marocaine. Pendant treize jours de combats ininterrompus, le Régiment progresse, réalisant des prodiges. Les officiers du R.M.L.E., avec le colonel Rollet en tête, obtiennent de leurs hommes un rendement extraordinaire.

·      Ces actions se déroulent sur des terrains différents, contre des unités diverses et avec des moyens variés, avec ou sans chars, avec plus ou moins d’artillerie. Mais avec une grande violence, des deux côtés, une grande mobilité et une fatigue immense.

·      Le 2, les vagues d’assaut du Régiment, celles du 2e bataillon en tête, foncent derrière les barrages roulants et enlèvent Terny-Sorny de haute lutte, capturant des centaines de prisonniers. L’ennemi réagit violemment et le 1er bataillon du commandant Jacquesson arrive juste à temps pour renforcer le 2e bataillon décimé, dont le chef, le capitaine de Lannurien, est mortellement blessé.

·      Le 5, le 3e bataillon du comandant Maire lance un véritable coup de boutoir et s’empare de Sorny, puis avec une seconde attaque aussi vive, il prend Neuville-sur-Margival et, dans la nuit du 5 au 6, le tunnel de Vauxaillon. A lui seul, au village d’Allemont, le 3e Bataillon du capitaine Maire capture un nombre de prisonniers supérieur à son effectif : le triple de son propre effectif. La division prend le contrôle du secteur de Sorny.

·       La progression, bien que ralentie, continue ; l’artillerie ennemie se développe et les obus toxiques pleuvent. Le port du masque est presque continuel, ajoutant aux fatigues des hommes. Les légionnaires rencontrent des adversaires héroïques et redoutables luttant jusqu’à la mort, les blessés à terre tirant encore. Mais des unités allemandes épuisées, complètement démoralisées, lèvent les bras.

·      Le 14, à 4 heures 50, c’est le suprême assaut. Au signal du lieutenant-colonel Rollet, le 3e bataillon du commandant Maire progresse rapidement, malgré de très grosses pertes et fait tomber toutes les résistances. A la grenade, les nids de mitrailleuses sont réduits un à un.

·      La première vague arrive aux tranchées et submerge les occupants. Derrière les compagnies d’assaut, suivent les équipes de nettoyeurs qui combattent au fusil-mitrailleur, au lance-flammes et au couteau, brisant net toute tentative de rétablissement de l’ennemi.

·      Le 14, à 8 heures, les premiers éléments sont maîtres des hauteurs. Rapidement, des mitrailleuses sont installées au bord du plateau.

·      Il est midi quand la densité du combat diminue.

·      L’exploit est réalisé : il y a une brèche dans la ligne Hindenburg. Le R.M.L.E. tient une position solidement établie au cœur de la ligne Hindenburg.

·      Le 14, à 17 heures, l’ennemi, après une intense préparation d’artillerie, déclenche une contre-attaque sur tout le front tenu par le 7e R.T.A. ; le 3e bataillon du R.M.L.E. et le bataillon malgache résistent. Le 3e bataillon du commandant Maire livre un des combats les plus brillants face à de puissantes vagues d’infanterie qu’il repousse victorieusement.

·      C’est la fin de la bataille qui fut la plus longue, la plus glorieuse, mais aussi la plus douloureuse depuis la création du régiment.

·      La division marocaine prend le contrôle du secteur de Vauxaillon et d’Allemant.

·      Durant treize jours, le R.M.L.E. culbute le 1er Régiment prussien ‘celui du Kronprinz’, enlève une série de villages ou de hameaux fortifiés, Sorny, Neuville-sur-Margival, Allemant, où il capture un bataillon du 43e prussien avec l’état-major du régiment.

·      La Légion perd la moitié de son effectif initial de 2 600 hommes ; 275 tués dont 10 officiers, 1 118 blessés dont 15 officiers, sur le plateau de Laffaux. Les compagnies ne sont plus qu’à 50. Les visages des survivants sont impressionnants de maigreur et de fixité tragique.

·      La Légion est relevée après cette sorte de raid sans précédent dans les annales de la guerre.

·      Le 17, la division marocaine est retirée du front ; elle est envoyée en repos vers Vic-sur-Aisne puis vers Meaux.

·      Le R.M.L.E. reçoit sa 9e citation à l’ordre de l’armée. Il reçoit la fourragère double aux couleurs de la Légion d’Honneur et de la Croix de Guerre 1914-1948. Bientôt un décret confère la Médaille militaire, la distinction suprême des généraux à son drapeau.

·      Deux régiments sont les plus décorés de l’Armée Française : le Régiment de Marche de la Légion Etrangère et le Régiment d’Infanterie coloniale du Maroc.

·      Les deux autres régiments de la division marocaine, le 7e Régiment de Marche des Tirailleurs et le 8e Régiment de Marche des Zouaves, ainsi que le 4e Régiment de Tirailleurs Tunisiens, ancien régiment de cette division, reçoivent la fourragère aux couleurs de la Légion d’Honneur avec six citations à l’ordre de l’armée.

 

Le 14 septembre devient le jour de la fête du Régiment.

En trois années, le R.M.L.E. comptera 139 officiers, 349 sous-officiers, 3 628 légionnaires tués ou disparus. Sans parler des blessés.

Durant les 52 mois de guerre, 42 883 volontaires (dont 36 604 Etrangers et 6 239 Français) sont passés dans les rangs de la Légion. En Novembre 1914 la Légion comprenait 8 000 hommeselle s'est ensuite maintenue autour de 2 800 hommes. Son effectif a été dépensé trois fois. La Légion était considérée comme une troupe d'élite dont l'habileté à la manœuvre égalait le courage, ce qui lui a évité des pertes supérieures.

 

Le 14 septembre, la Xe armée du général Charles Mangin et la VIe Armée du général Degoutte se portent en avant, à leur tour, contre le redoutable bastion de Laon qu'ils attaquent, l'un par le massif de la forêt de Coucy, l'autre par l'Aisne.

Ce jour-là, la Xe Armée du général Charles Mangin enlève Vauxaillon, Laffaux, Allemant, Sancy, le Moulin de Saint-Pierre et, sur un front de 1500 mètres, capturent 2500 prisonniers.

La VIe Armée du général Degoutte, moins heureuse quoique tout aussi vaillante, ne réussit pas à chasser de Gleures les divisions d'Eberhart, mais elle fixe l'ennemi.

Le 16 septembre, le général Charles Mangin s'empare du Mont des Singes, de Vailly, et prend pied sur le Chemin-des-Dames. Il s'agit, d'après les ordres du général Marie Emile Fayolle, d'aborder par l'ouest cette formidable position et de s'installer sur la ligne Vailly-Chavignon, pour obliger l'ennemi, pris en flanc, à l'évacuer sans combat.

 

Le 18 septembre, une attaque générale est déclenchée par les armées britanniques, la IIIe du général Julian Byng et la IVe du général Henry Rawlinson en liaison avec la Ière Armée du général Debeney. Toutes les positions entre Gouzeaucourt et Holnon sont emportées par les Britanniques avec 10 000 prisonniers et 150 canons.

Au sud, la Ière Armée du général Debeney a pris, par surcroît, le front de la IIIe Armée du général Georges Humbert. La Ière Armée du général Debeney, étendue jusqu'au sud de l'Oise, attaque en force les lignes allemandes ; après avoir enlevé l'épine de Dallon (sud-ouest de St Quentin), Castres et Essigny-le-Grand, elle borde la vallée de l'Oise, de Vendeuil à La Fère.

L'ennemi est désorganisé, usé, fatigué, dans l'incapacité d'exécuter une contre-offensive.

Pour se soustraire à cette bataille continuelle qui l'épuise, il a cherché à se réfugier dans des positions qu'il estime imprenables, et à l'abri desquelles il espère pouvoir se réorganiser, se reposer, se constituer des réserves. C'est pour lui une nécessité, car du 15 juillet au 25 septembre le commandement allemand a envoyé à la bataille 163 divisions.

 Le 26 septembre, malgré une réduction de front de près de 200 kilomètres, l’état-major allemand doit maintenir en ligne presque le même nombre de divisions qu'au 15 juillet, parce que leurs effectifs et leur valeur combative sont très amoindris. De toutes parts les armées alliées sont en contact avec la position Hindenburg, prêtes au grand assaut des lignes réputées imprenables, d'où les Allemands se sont élancés le 21 mars pour leur victoire certaine.

En six semaines, sans trêve, sans répits les Alliés, par des attaques répétées et conjuguées, ont réduit la poche que l'invasion germanique avait creusée de Saint-Quentin au-delà de Montdidier et d'Albert. Le dénouement est proche. Bientôt les Allemands seront contraints à implorer l'armistice pour se dérober à un désastre militaire sans précédent.

Jean Balazuc P.P.P.P.

Sources principales.

La Légion Grandeur et Servitude – Historama – N° spécial de novembre 1967.

La Charte de la F.N.A.M.

La Légion Etrangère – Voyage à l’intérieur d’un corps d’élite de John Robert Young et Erwan Bergot aux Editions Robert Laffont – 1984.

Le 3e Etranger de Philippe Cart-Tanneur et Tibor Szecsko - Branding Iron Production – 1988.

Histoire de la Légion Etrangère de Georges Blond – Plon – 1981.

Site Mémoire des hommes du S.G.A.

Site du Mémorial de Puyloubier.

Site du MemorialGenWeb du R.M.L.E.

Wikipédia.

Jacquesson, chef de bataillon, commandant le 1er bataillon du R.M.L.E. lors de l’attaque de la ligne Hindenburg en septembre 1918. Il termine sa carrière militaire comme colonel.

Maire Fernand, né le 28.12.1876 à Saint-Pierre de Quiberon ; il entre au Prytanée militaire en 1887 ; engagé en 1897 ; Elève officier à l’Ecole de Saint-Maixent en 1900-1902. Sous-lieutenant au 119e R.I. e, 1902 : lieutenant en 1904 ; capitaine au 2e R.E. en 1914-1916 ; affecté au 2e R.T.A. le 19.04.1916 ; affecté le 13.10.1916 au R.M.L.E. ; blessé au bois du Hangard le 26.04.1918 :  commandant le 3e Bataillon du R.M.L.E. le 14.07.1918 lors de la brèche dans la ligne Hindenburg ; blessé lors de ces combats ; son épopée va durer vingt ans, accompagnée de cicatrices multiples et de libations généreuses ; capitaine adjoint au chef du 3e Bataillon du R.M.L.E. au Maroc en 1919-1920 ; chef du 2e bataillon du 3e R.E.I. dans les années 1930 ; célèbre colonel de la Légion Etrangère ; il gagne ses galons à la pointe de son épée ; chef de corps du 1er Etranger à Sidi-Bel-Abbès en 1934 ; il reprend du service en 1939 : chef de corps du 11e R.E.I. en novembre et décembre 1939 ; décédé le 06.10.1948.

Rollet Paul Frédéric, né le 20.12.1875 à Auxerre ; saint-cyrien de la promotion 1894 Alexandre III ; affecté à la Légion le 04.12.1899 ; en 1901, lieutenant, il sert au 1er R.E. dans le Sud-Algérien ; de 1902 à 1905, il est alors à Igli à Madagascar ; ‘’lieutenant espadrilles’’ surnommé ainsi en raison de ses habitudes vestimentaires ;  lieutenant, il commande la 3e compagnie du 1er Etranger en 1904 ; de 1905 à 1911, il sillonne les confins algéro-marocains à la tête de son unité ; puis il combat les irrédentistes marocains de la région d’Oujda ; en 1911, il est affecté avec la 3e compagnie montée du 2e Etranger au corps de débarquement de Casablanca : cette période façonne un chef militaire hors normes avec 17 participations à des combats contre les dissidents, attaques, coups de main, deux citations ; dès le début de la guerre, en congé de fin de campagne, le chef de bataillon demande à partir sur le front français et il quitte la Légion et se retrouve piégé dans la régulière ; chef de corps du 331e R.I. de 1914 à 1917 ; il retrouve la Légion le 30.05.1917 ; lieutenant-colonel, chef de corps du R.M.L.E. en 1917-1918 ; il en fait le Régiment le plus décoré de l’armée française ; il repart au Maroc en 1919 avec son régiment qui devient le 3e R.E.I. ; il devient un des maréchaux du général Louis Lyautey, à travers le Moyen-Atlas ; en 1925, il est nommé chef de corps du 1er Etranger ; il conduit les destinées d’Une Légion modernisée et dotée de structures sociales qui perdurent ; il organise les fêtes du Centenaire le 30 avril 1931 à Sidi-Bel-Abbès ; en 1931, il est nommé général de brigade, inspecteur de la Légion Etrangère, poste nouveau créé pour lui ; il crée une revue ‘’Légion Etrangère’’ ainsi que la Maison de retraite du légionnaire d’Auriol en 1934. Il est le ‘’Père de la Légion’’. Grand-Officier de la Légion d’Honneur, Croix de guerre 1914-1918 avec sept palmes, une vingtaine de décorations. Décédé le 16.04.1941 ; enterré à Sidi-Bel-Abbès, son cercueil est transféré à Aubagne le 29.09.1962, dans le carré Légion du cimetière de Puyloubier. La promotion de Saint-Cyr 1978-1980 porte son nom.

Les 10 officiers de la Légion Etrangère tués au combat en septembre 1918.

Auburge Alexandre Joseph, né le 05.12.1885 à Dunkerque dans le Nord ; lieutenant au R.M.L.E., décédé le 03.09.1918 des suites de blessures de guerre lors de son transport en ambulance, à Jaulzy dans l’Oise.

Cazade Ismef, lieutenant au R.M.L.E., décédé des suites de blessures de guerre le 09.09.1918 à Pierrefonds dans l’Oise.

Chambre Jean-Baptiste, né le 14.02.1886 à Clergoux dans la Corrèze ; sous-lieutenant au R.M.L.E., tué à l’ennemi le 07.09.1918 dans le secteur de Juvigny-sur-Meuse.

Coggia Dominique, né le 01.01.1889 à Coggia dans la Haute-Corse ; sous-lieutenant au R.M.L.E., décédé le 07.09.1918 des suites de blessures de guerre lors de son transport en ambulance, à Attichy dans l’Oise.

Deglon Gustave Albert Henri, né le 02.08.1891 à Lausanne en Suisse ; sous-lieutenant au R.M.L.E., tué à l’ennemi le 13.09.1918 à Allemant dans la zone de Laffaux, dans l’Aisne.

de Lannurien Emile Marie, né le 24.04.1892 dans le Finistère ; capitaine ; à la mort du chef de corps du R.M.L.E., le lieutenant-colonel Jean Duriez, remplacé par le chef de bataillon Deville, il prend le commandement du 1er bataillon du R.M.L.E. pendant les combats d’Auberive en avril 1917 ; capitaine, commandant de 2e bataillon du R.M.L.E. en juillet 1918 : mortellement blessé le 2 septembre 1918 devant Terny-Sorny lors de l’attaque de la ligne Hindenburg. Il est enterré à la Nécropole nationale de Villers-Cotterêts aux côtés de ses légionnaires morts lors des mêmes combats.

Makay Eugène Henri Alexandre Charles, né le 05.04.1888 à Gyougyos en Hongrie ; lieutenant au R.M.L.E., tué à l’ennemi le 02.09.1918 dans la zone de Laffaux, dans l’Aisne.

de Montgomery Lève Jacques Roger Richard Raoul Rodolphe Eglington, né en 1879 à Nederbrakel en Belgique ; lieutenant au R.M.L.E., tué  l’ennemi le 07.09.1918 à Neuville dans le secteur de Margival dans l’Aisne.

Sanchez-Carrero Joseph, né le 20.07.1933 à Greojouers au Venezuela ; capitaine au R.M.L.E., décédé le 15.09.1918 dans une ambulance à Ambleny dans l’Aisne, des suites de blessures de guerre reçues dans la zone de Laffaux dans l’Aisne.

Tramuset Charles Irénée, né le 20.09.1874 à Dun le Pelleteau dans la Creuse ; fils de gendarme ; élève au lycée Banville de 1892 à 1894 ; saint-cyrien de la promotion Alexandre III 1894-1896 ; plusieurs campagnes en Algérie, Maroc, Tunisie ; affecté en juin 1916 au 3e R.I. sur le front français ; affecté à la Légion Etrangère en juin 1918 ; chef de bataillon, commandant du bataillon russe ; tué à l’ennemi le 03.09.1918 à Terny-Sorny dans l’Aisne. Chevalier de la Légion d’honneur, Croix de Guerre 1914-1918 avec quatre citations.

Sept légionnaires en hommage pour tous les légionnaires morts pour la France en septembre 1918 lors de la percée de la ligne Hindenburg.

Alexandrov Yavan, né le 12.11.1889 à Novozybkov en Russie ; légionnaire au R.M.L.E. ; tué à l’ennemi le 02.09.1918 dans la zone de Lavaux, dans l’Aisne.

Althaus Arnold, né le 08.07.1885 à Walleringen en Suisse ; sergent au R.M.L.E. ; tué à l’ennemi le 02.09.1918 dans la zone de Lavaux dans l’Aisne.

Ambeliotis Georges, né en août 1899 à Athènes en Grèce ; caporal au R.M.L.E. ; tué à l’ennemi le 04.09.1918 dans la zone de Lavaux dans l’Aisne.

Bourquin Robert Samuel, né le 16.03.1887 à Saint Imier en Suisse ; aspirant au R.M.L.E. ; tué à l’ennemi le 09.09.1918 dans la zone de Lavaux dans l’Aisne.

Dewarez François Augustin, né le 13.06.1878 à Sin le Noble dans le Nord ; adjudant-chef au R.M.L.E. ; décédé le 16.09.1918 dans une ambulance à Pondarcher dans l’Aisne suite à des blessures de guerre.

Glesener Charles, né le 10.08.1893 à La Rochette au Luxembourg ; soldat clairon au R.M.L.E. ; tué à l’ennemi le 02.09.1918 dans la zone de Lavaux dans l’Aisne.

Innocenzi Antoine Félix, né le 04.07.1892 à Aix dans les Bouches-du-Rhône ; adjudant au R.M.L.E. ; tué à l’ennemi le 07.09.1918 dans la zone de Lavaux dans l’Aisne

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