Au lendemain des 193 ans de la création de la Légion étrangère, le 1er RE a fêté l’évènement au quartier Viénot à Aubagne.

Au lendemain de la journée d’hommage aux victimes du terrorisme: inspiration et réflexion:

"Je retiens de mes expériences et des confidences de mes anciens que le caractère profond de l’homme se révèle seulement dans les situations critiques de la vie.

La valeur du rapport de l’individu avec le spirituel apparaît lorsque les gardes-fous cèdent ou s’ébranlent. Les grandes épreuves nous donnent l’occasion de constater que les hommes sont encore nombreux à mourir pour une idée !

La culture représente toutes les valeurs spirituelles, religieuses, artistiques ou philosophiques auxquelles peut être ajouter aussi la joie de l’attachement à la patrie et à l’amour d’un pays. Si d’aventure, il me fallait diffuser  un message, ce serait celui de faire passer à tous ceux qui, au nom de Dieu, égorge, décapitent et tuent sans pitié, sans savoir ce qu’ils font, c’est celui de leur dire: “que notre idéal d’hommes civilisés est demeuré intact par delà les frustrations de l’histoire mondiale et l’évolution des moeurs. Nous portons en nous, l’appartenance à une communauté spirituelle indestructible et nous possédons une richesse que personne n’est en mesure de nous dérober. Nous pouvons perdre de l’argent, la santé, la liberté, la vie, mais les valeurs spirituelles que nous avons acquises et qui font partie de nous-même, ne peuvent nous être retirés.”

Les choses que nous portons en nous sont inébranlables et inéaliénables, malheureusement, elles ne se dévoilent que dans les périodes de détresse et de souffrance, ne dit-on pas que “la guerre tue moins d’âmes que la paix….”

 

Aucune relation, aucune amitié, ne sont durables si on n’y a pas mis un peu de soi-même, si on n’a pas accepté de donner une partie de son existence à se battre.

L’existence et nos relations façonnent notre personnalité et réclame une faculté de soumission et d’abnégation, elle exige qu’on reconnaisse un certain nombre de valeurs et qu’on les préserve. La société humaine soutient et aide l’individu à condition que celui-ci la reconnaisse et consente pour elle à des sacrifices.

Maintenant que je suis bien entré dans le club des octogénaires, je sens apparaître en moi des attitudes, des pensées, des conceptions nouvelles qui étaient en gestation depuis de longues années; je sens mon existence tendre vers un équilibre nouveau, différent embelli d’un peu de sagesse.

Si Je cherche dans mon passé l’origine des récents changements intervenus dans ma manière de vivre, il me faut regarder en arrière et profiter des leçons et des erreurs d’un passé dont j’ai conscience de l’avoir, malgré tout, vécu à pleines dents.

 

La souffrance que fait naître en nous le sentiment de la mort inéluctable est insupportable; elle nous apparaît comme un abîme de terreur, immense chape noire. Pourtant, je sais et j’ai appris que la souffrance demeure acceptable jusqu’à une certaine limite. Au delà du raisonnable et supportable, elle disparait ou se transforme en autre chose, de même avec elle n’est plus ressenti l’amour propre, la fierté et même la dignité quand le moment est venu de faire face à la maladie. Pour l’heure, Tout ce que je suis incapable d’accepter, d’aimer, de savourer se transforment en poison et tout ce que j’aime, tout ce qui insuffle en moi de l’énergie représente une source de vie, un trésor.

More Majorum ! Envers et contre tout…"

CM