Régulièrement aux informations nationales, nous entendons parler d’une maladie au nom pas totalement inconnu, la légionellose. Vous êtes-vous demandé d’où venait ce nom ? 
Juillet 1976, au Bellevue Stratford Hotel à Philadelphie (Pennsylvanie – USA).

La chaleur est étouffante, le conditionnement d’air tourne à plein régime… Plusieurs centaines de vétérans de l’American Legion y sont réunis pour leur 58e congrès.Les célébrations se déroulent à l’hôtel Bellevue-Stratford, un établissement prestigieux du centre-ville, et vont durer trois jours. Près de 2000 anciens combattants de guerre sont alors présents.

L’événement se veut aussi l’occasion de célébrer le bicentenaire de la Déclaration d’Indépendance des États-Unis, une date historique. Mais ce n’est pas dans ce sens que l’Histoire retiendra les faits.

En effet, une semaine après la fin des festivités, plusieurs vétérans commencent à présenter des symptômes plus ou moins alarmants de pneumopathie : migraines, forte fièvre, troubles digestifs, difficultés et douleurs respiratoires, délire, coma. Sur les 2000 légionnaires présents, 182 seront contaminés : 147 seront hospitalisés et 29 décéderont.

Aucune étiologie classique n’est trouvée. Une véritable enquête policière démarre alors sous l’égide des Centers for Disease Control and Prevention d’Atlanta (CDCP), afin de détecter le tueur : celui-ci reste inconnu pendant plusieurs mois.
Lors des investigations, le fait que les congressistes aient tous appartenu à la Légion étrangère a orienté rapidement les premières recherches vers le spectre d’une maladie tropicale ou exotique. Mais aucune piste n’est écartée, bioterrorisme ? KGB ? Acte criminel ou microorganisme ?

Dès la survenue de l’épidémie, une cinquantaine d’épidémiologistes de l’Epidemic Intelligence Service (EIS) sont déployés sur l’État, appuyés par de nombreux experts microbiologistes, chimistes ou toxicologues. Néanmoins, toutes les recherches d’agents connus restent négatives. Six mois plus tard, Mc Dade revient aux techniques de Robert Koch, passant par l’inoculation chez le cobaye de biopsies pulmonaires de patients décédés, puis des subcultures sur œuf embryonné, qui permettent enfin d’observer des formes bactériennes ! Au cours de l’année qui suit, les principales caractéristiques de la maladie et de l’agent infectieux déclenchant sont définies : pneumonie provoquée par un bacille à Gram négatif, de culture difficile, survenant le plus souvent chez des sujets à risques (hommes âgés, fumeurs), mortalité de 10 %, porte d’entrée respiratoire, cause probable de transmission : le système de climatisation.

Ils la nomment alors Legionella pneumophila en hommage aux vétérans et la maladie deviendra mondialement connue comme la maladie du légionnaire.

L’épidémie est relayée par la presse dans le monde entier et fut même immortalisée par une chanson de Bob Dylan, Legionnaires' Diseases !

La découverte quasi fortuite de la bactérie fera l’objet en 1981 d’un livre passionnant, Trauma , qui se lit comme un thriller. Les auteurs G. Thomas et M. Morgan-Witts rapportent comment, en suivant les malades, les enquêteurs, les médecins et les politiques ont émis les hypothèses les plus farfelues (grippe aviaire, peste, attentat, agents chimiques, toxine, etc.) avant d’arriver à la solution.

PAU 1975: UN LEGIONNAIRE EN TETE.

Nous savions déjà, par expérience, que la Légion renfermait en son sein des hommes de tous horizons. Nous savions aussi que dans notre domaine, celui des armes, nous étions parmi les meilleurs. Il restait à prouver que cette constatation était vérifiable en toute circonstance. L'exploit sportif du sergent-chef Vianelli, du 2e Régiment Étranger, allait nous en donner l'occasion.

21-22 juin 1975: 24e Circuit International Motocycliste des Pyrénées. 522 kilomètres de côtes avec les ascensions des cols de Bouezou, de l' Aubisque, d'Hourarate, et des Spandelles, 522 kilomètres de routes étrol tes, de gravillons et de virages trompeurs en contre-pente. 146 concurrents venus de tous les coins de France et de Navarre mais aussi de Suisse, de Belgique, d'Allemagne et de Grande Bretagne.

Un beau plateau que le S/C Vianelli, en bon sous-officier d'ordinaire, allait avaler au fil des kilomètres pour finalement s'imposer dans sa catégorie, la plus belle: celle des 750 cc au terme des deux étapes particulièrement chaudes, et terminer honorablement (38e) au classement général.
Nous sommes d'horribles chauvins, me direz-vous ?

Que penser alors de ces quelques lignes relevées dans un quotidian local : 
Avancer un pronostic reste à portée de tous, mais ce sont finalement les 522 kilomètres qui conduiront les meilleurs sur le podium. Le vainqueur sera un pilota exceptionnel, une fois de plus; ce rallye est le plus beau d'Europe, il ne peut consacrer qu'un pilote de classe... le plus beau.

Source KB n°339 – octobre 1975

LE MONUMENT AUX MORTS DE SAÏDA-BONIFACIO

L'inauguration du Monument de la Légion étrangère, ou plus exactement le monument de Saïda a eu lieu en juin 1963 en présence des personnalités civiles et militaires, dont le Lieutenant-colonel Orsini, sur la place appelée aujourd'hui, Place Bir-Hakeim, en haut de la rue Saint Dominique à Bonifacio. Il avait été ramené de Saïda par la Légion étrangère en 1962 (il fut confié à la Ville de Bonifacio le 23 juin 1963), un an environ après l'installation de ce régiment à Bonifacio, où il devait résider 23 ans. Le monument est bâti sur un socle en granit comportant deux éléments en bronze grandeur nature ainsi qu'une plaque : un soldat, drapeau déployé et épée tendue avec, à ses pieds, un lion accroupi. Après son départ définitif de Bonifacio, la Légion étrangère en fit cadeau à la ville, en témoignage de reconnaissance envers la population pour l'accueil que celle-ci lui avait réservé.

Le monument de Saïda est dédié à tous les morts des unités ayant participé à la conquête de l’Algérie : Chasseurs, Spahis, Zouaves, Tirailleurs, Légionnaires etc ... A l'origine, il avait été érigé sur la place principale de la ville de Saïda en Algérie. Lorsque la décision fut prise d'installer la Légion étrangère en Corse (Corte et Bonifacio) c'est l'unité de la Légion en garnison à Saïda qui procéda au démontage du monument afin de le ramener dans l'île. L'Etat-Major devait choisir Bonifacio comme lieu d'implantation de la stèle, à charge pour la municipalité de l'époque (dirigée par Don-Mathieu Tramoni) d'aménager une petite place où le monument serait installé, en dehors de la caserne Montlaur.

Le granit et les tailleurs de pierre pour le socle furent fournis par un entrepreneur (M. Brunelli) alors que tous les travaux étaient pris en charge par la Légion sous la direction du Lieutenant-Colonel Olivier Orsini, qui commandait le bataillon de Bonifacio (900 militaires).

A noter qu'au début des années 1990, alors que la Légion Étrangère était définitivement partie de Bonifacio pour Nîmes depuis 1983, il fut à un moment donné question d'un transfert de la stèle dans le Gard. Ce projet souleva quelques polémiques. Plusieurs personnalités (dont le commandant Orsini), de nombreux organismes, et notamment la section des Anciens Combattants, intervinrent. Ainsi, le monument, selon la promesse faite une vingtaine d'années auparavant, demeura finalement à Bonifacio.

  10 2026 HOUSSIN

10 2026 b HOUSSIN

Sources :
- Écho de Saîda n°107
- Bonifacio à travers ses rues et places - de François Canonici. Aux éditions a Stamperia. Porto-Vecchio
- https://saida.pagesperso-orange.fr/amicale09/amicale_09d.htm.

QUELLE EST L'ORIGINE DU MOT LÉGIONNAIRE ?

Cette appellation ne fut pas utilisée dès la création de la Légion étrangère : le titre était réservé aux membres de l'Ordre national de la Légion d'honneur. Après plus d'un demi-siècle, le terme a été progressivement adopté dans le langage courant, puis dans les textes officiels. La date précise est difficile à situer, mais les paroles de la première sonnerie du Boudin, Nous sommes des légionnaires, écrites entre 1885 et 1890, peuvent constituer une date de référence.

LORSQUE L'ON PARLE DU - PAS LÉGIONNAIRE - ,

À QUOI FAIT-ON RÉFÉRENCE ?

Au rythme caractéristique très lent des légionnaires qui marchent au pas : 88 pas à la minute, contre 120 pour les autres troupes. Ce pas solennel et majestueux est hérité des armées de l'Ancien Régime et de l'Empire. C'est la raison pour laquelle ils partent en dernier lors du défilé du 14 Juillet à Paris.

POUR QUELLE RAISON L'UN DES EMBLEMES DE LA LÉGION ÉTRANGÈRE EST-IL UNE GRENADE À SEPT FLAMMES ?

La grenade était le symbole des troupes d’élite : les grenadiers, devant s'approcher au plus près de l'ennemi pour lancer leur grenade, étaient recrutés parmi les soldats les plus forts et les plus courageux. La grenade de la Légion se distingue par le nombre de flammes (sept), et le fait que les deux flammes extérieures sont repliées vers le bas, à l'instar des fleurs de lys.

POURQUOI LA CHANTEUSE ÉDITH PIAF EST-ELLE SOUVENT ASSOCIÉE À LA LÉGION ÉTRANGÈRE ?

Dans le répertoire de la Môme Piaf, on retient la célèbre interprétation de la chanson Mon légionnaire ainsi que Le fanion de la Légion. Par ailleurs, le carnet de chants officiel de la Légion étrangère contient le fameux Non, je ne regrette rien, que les légionnaires chantaient au moment de quitter l'Algérie en 1962. Édith Piaf fut également la compagne de Marcel Cerdan, champion du monde de boxe, lui-même natif de Sidi Bel Abbès et légionnaire d'honneur.

Source : Le petit quizz – Légion étrangère, de Grégoire Thonnat aux éditions Pierre de Taillac.