
Le général André Mengelle est décédé dans sa 95e année le lundi 25 mai 2026. Ses obsèques seront célébrées le mardi 2 juin à 9 heures à la cathédrale Notre‑Dame‑de‑la‑Sède à Tarbes.
Résiliant son sursis et incorporé avec sa classe d’appel, il se porte volontaire pour effectuer son service militaire en Indochine. Après avoir suivi le cours des élèves officiers de réserve (EOR) à Hussein-Dey à la fin de l’année 1952, il demande à servir dans une unité parachutiste. Il est alors affecté au 1er RHP, récemment installé à Tarbes. En septembre 1953, il rejoint le Tonkin où il sert au 1er régiment de chasseurs, puis au groupement blindé n°1, alias le 8e régiment de spahis algériens, avec lequel il participe aux opérations « Brochet », « Mouette » et « Gerfaut ».
Quinze jours après le début de la bataille de Dien Bien Phu, tous les cadres des chars du point d’appui central étant hors de combat, le sous-lieutenant Mengelle se porte volontaire et saute sur la cuvette dans la nuit du 2 au 3 avril 1954 avec le 2e bataillon du 1er régiment de chasseurs parachutistes. Chef de peloton, puis commandant de tous les chars disponibles, il participe aux trente-cinq derniers jours de combat. Blessé et fait chevalier de la Légion d’honneur avant la chute du camp retranché, il subit ensuite l’épreuve de la captivité et la longue marche vers le camp n°1.
À sa libération, devenu officier d’active, mais contraint d’attendre l’âge de 24 ans pour poursuivre ce nouveau cycle d’instruction, il rejoint le 13e régiment de dragons parachutistes et part en Algérie en 1955. Lieutenant, il prend le commandement du commando divisionnaire parachutiste de la 27e division d’infanterie alpine. En décembre 1956, à la tête de son commando, il est grièvement blessé. Il est alors promu officier de la Légion d’honneur.
De 1959 à 1961, il sert au 1er RHP en Algérie et au corps d’armée de Constantine. Promu capitaine à son retour d'Algérie, il commande le premier détachement du centre de montagne de Barèges puis est affecté à la Légion étrangère où, après avoir commandé en second la compagnie cadres et parachutistes du 1er régiment étranger, il prend en 1964 le commandement du 1er escadron du 1er régiment étranger de cavalerie.
En 1966, il commande le centre d’entraînement des tireurs de missiles des forces françaises en Allemagne (FFA). Après un séjour au 9e régiment de hussards, il est promu chef d’escadrons et occupe les fonctions d’officier supérieur adjoint au 1er REC de 1972 à 1975. Il rejoint alors pour la troisième fois le 1er RHP comme officier supérieur adjoint puis comme chef du BOI. Nommé lieutenant-colonel, il part au Liban au sein de l’état-major de la FINUL comme chef du bureau de renseignements. Fait commandeur de l’ordre national du Mérite, il est affecté en 1979 à l’école des opérations aériennes combinées de Baden-Baden comme officier conférencier spécialiste de l’appui aérien. En 1981, il crée et prend le commandement du 1er régiment du matériel de corps d’armée à Thionville, à l’issue duquel il est promu commandeur de la Légion d’honneur. Affecté ensuite au SIRPA, il occupe les fonctions d’officier de relations publiques auprès du général commandant la 2e région militaire et le 3e corps d’armée. Sa dernière affectation, en 1986, le ramène à Tarbes comme délégué militaire départemental des Hautes-Pyrénées.
Le 14 mai 2005, il est élevé à la dignité de grand officier de la Légion d’honneur.
La FSALE exprime à sa famille, à ses proches, à ses frères d’armes et à tous ceux qui l’ont servi ou connu, ses plus sincères condoléances.