Qui n’a pas vibré à l’écoute ou à la lecture de ce poème du Capitaine de Borrelli, publié et republié dans plusieurs de ses ouvrages de poésie qui ont valu à son auteur de recevoir à trois reprises le prix de la poésie française de l’Académie Française (1883-1885 ; 1889- 1891 et 1893-1895) :
Voici ce qu’il est notamment dit de lui dans l’ouvrage « Feuilles d’avant la tourmente » publié chez Plon en 1917 :
« …Ce vétéran, qui a guerroyé en Europe, en Afrique, en Asie, déconcerte par son érudition et la variété de ses motifs.
Borrelli peint la guerre comme Stendhal ou Tolstoï…la langue est toujours simple chez ce soldat.
Elle possède le secret de faire partager au lecteur l’action qu’elle raconte, de lui faire vivre ce qu’il lit, au moyen d’effet brefs, soudains, qui enferment tout un monde de sensations devinées et refoulées.
Mais ce qu’il a aimé par-dessus tout, ce sont ses hommes et quand il a dit cet amour il a été grand.
Il a peint notre troupier « mal habillé, mal coiffé, mal chaussé, seulement avec, dans le rang, un éclair à la hauteur des yeux ».
Commandant (er) Christian MORISOT



