J’ai écrit mon livre dans lequel je rassemble plusieurs « nouvelles », ces articles très courts qui sont des écrites faites au fur et à mesure que le temps passait et qu’il fallait occuper pendant les nombreux « temps morts » …
A part les « grandes pointures » de nos écrivains Légion qui sont affiliés à de grands noms d’éditions ; Les petits écrivains ont tout intérêt à rester petits et à se regrouper par affinité, cela pourrait être le cas pour nos écrivains qui arpentent notre site.
Par ailleurs, un triste constat se présente pour les librairies devenues une espèce en voie de disparition. La concurrence est réelle et sans pitié, avec une conséquence, celle que notre livre papier est confronté au numérique qui règnent sur le Web et dans les smartphones-liseuses. Nul besoin aujourd’hui de se déplacer jusqu’à la librairie la plus proche on trouve tout sur internet ; nos librairies ont, nul doute possible, du mal à survivre.
Nous avons édité récemment une BD : « C’est la Légion » qui n’affiche pas le succès escompté. La cause en est probablement le manque de diffusion et de distributeurs, nous ne pouvons-nous contenter d’intéresser que la communauté légionnaire encore faudrait-il pouvoir faire connaître nos publications à l’identique de la publicité et promotions exécutés par les grandes maisons d’éditions.
Pour l’heure, nous sommes sous l’emprise de l’audimat et d’une logique commerciale qui s’impose aux productions culturelles. Par bonheur, les artistes en tout genre et les écrivains en particulier ne sont pas prêts à rendre âme. Depuis des siècles, nos écrivains ont les qualités et dons de voir et de faire voir ce que nous n’apercevons pas immédiatement. N’oublions pas que leur art consiste aussi à montrer, dans la nature et dans l’esprit, hors de nous et en nous, des choses qui frapperaient nos sens et notre conscience.
Le livre n’est pas, dans le meilleur des cas, un produit comme les autres, mais l’édition est une vraie entreprise commerciale. La passion du livre et de la littérature ne suffit pas, il faut savoir gérer et vendre. Nous sommes victimes de notre petite taille d’éditeur indépendant. Rappelons la nature de deux services essentiels : le diffuseur qui assure la promotion des ouvrages auprès des détaillants et le distributeur qui s’occupe des tâches matérielles, la gestion des invendus, la facturation, le suivi des comptes clients. Le petit éditeur indépendant que nous sommes n’a que peu de chance de répondre à ces critères de sélection.
Au fur et à mesure de la lecture des écrits, des nuances d’émotions et de pensées nous apparaissent qui pourraient être depuis longtemps demeurées invisibles. Ainsi, des milliers de textes ne sont et ne seront pas publiés, personne ne les lira et pourtant, ils ne sont pas moins intéressants que ceux que nous connaissons et qui fleurissent les « prix » des rentrées littéraires… C’est précisément pour faire face à cette forme d’injustice que nos pages sont ouvertes aux écrivains artistes de la Légion étrangère. Votre fidélité nous oblige à maintenir nos publications dans le but d’avoir des choses à dire et de les dires.
En cette période du choix des cadeaux de Noël, pensez à la BD légionnaire publiée par la FSALE : « C’est la Légion » !
Commandant (er) Christian Morisot.