Imprimer
Catégorie : Infos FSALE
Affichages : 2003

Message en l’air avec espoir d’être réceptionné : « Sans langue de bois », comment serait-il possible que nous n’ayons pas conscience que l’avenir des Anciens combattants est compliqué et portant pas désespéré…
Il faut bien admettre que les adhérents n’augmentent pas, que certains vieillissent et quand ils partent, des sections ferment et disparaissent avec eux.
Nous faut-il dépoussiérer une image vieillotte ?


Ce sont souvent des associations spécifiques, comme les anciens d’Indochine et même d’Algérie qui ne veulent pas ouvrir leurs rangs. Celles-là vont disparaître.
Heureusement, par l’heure, ce n’est pas le cas des Anciens légionnaires qui parviennent à « recruter » de nouveaux adhérents notamment parmi les combattants des opérations extérieures. L’action du major (er) Pierre Jorand qui se déplace chaque semaine à la rencontre de ceux qui quittent le service légionnaire et leur fait savoir qu’ils ne sont pas abandonnés à travers une amicale active dans le secteur de leur repliement, se présente très remarquée et remarquable ainsi que la recherche d’emplois au profit des anciens et jeunes anciens légionnaires mis en place par la FSALE et qui proposera très prochainement une application internet des plus intéressantes.
En France aujourd’hui le chiffre des Anciens combattants est de 3 millions.

L’idée est d’éveiller leur esprit critique et de développer le sentiment d’appartenance à une histoire commune..


Pour attirer l’attention de la jeunesse, la difficulté principale rencontrée est de savoir et pouvoir appliquer une communication nouvelle, dématérialiser, dépoussiérée d’une image vieillotte et de réfléchir et de mettre en place une forme d’action commune avec l’Education nationale.

.Les Anciens combattants ne sont plus, aujourd’hui, représentés par les Poilus et Résistants, beaucoup d‘enfants de combattants et d’anciens combattants restent très attachés à la mémoire de leurs Parents et souhaitent que la mémoire perdure.
Notre été tire sa fin. Aujourd’hui, dans un monde déchiré par les guerres et les conflits, sur terre se déploie des forces invisibles qui s’affrontent partout où tout et son contraire devient possible avec la perspective de l’horreur d’évènements incontournables et sanglants.
Les Anciens combattants et les anciens légionnaires sont bien présents aux commémorations nationales, ils affichent avec leurs présences aux devoirs de mémoire un message clair : « Au dela d’un juste besoin de reconnaissance, nous avons en priorité le souci d’attirer l’attention sur l’incontournable constat que l’histoire toujours se renouvelle et que notre liberté chèrement acquise reste très fragile… »
Souvent, sans être complétement hors-sujet, il m’arrive de relire un poème écrit par un légionnaire nordique, qui devait être peu après mortellement blessé au combat. Si le français n’était pas sa langue maternelle, on n’en sent pas moins, au travers de ces vers, le rayonnement d’une belle âme et d’un humble cœur pour lequel la vie a été sans tendresse:


Petit fleur qui fait blanc sur le bord du chemin,
Petit fleur qui t’en fous que partout c’est la guerre…
Petit fleur, ton maman c’est Madame la Terre ; Ton maman,
Petit fleur, il le tient par le main. Mon maman il est loin… aujourd’hui
Et demain je marchais en avant, car moi c’est miltaire. Mon papa
Il est mort…et moi, seul, légionnaire, Képi blanc, godillot,
Fusil et quart de vin. Petit fleur, tu parler pour moi
Maman la Terre. Tu parler que moi, Kurt,
Toujours c’est fait la guerre. Que
Peut-être bientôt c’est fin
Mon  saison…
Petit fleur, moi soldat,
Même chose ton frère ; Moi
Aussi c’est fait blanc…Képi blanc
Légionnaire, Et bientôt habiter chez toi
Dans ton maison.


                                                                                                                                          Légionnaire Kurt