FSALE

Vitrail réalisé pour le 4°Etranger par le vitrailliste le lieutenant-colonel (er) Henri Chaudron. contact: cliquez: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Connaissez-vous l'Amicale "Vert et Rouge" ?

L’AALE « Vert et Rouge » a été créée le 3 avril 2010 par le général Jean-Pierre Jacob, à l’initiative du président de la FSALE de l’époque, le général Robert Rideau.

Général (2s) Jean-Pierre Jacob

Cette amicale atypique voit le jour afin de garder le contact avec des anciens et des amis de la Légion étrangère qui, soit n’ont pas d’amicale près de chez eux, soit résident dans des pays où la FSALE n’est pas encore représentée, faute d’un nombre significatif d’anciens. « Vert et Rouge » regroupe actuellement plus de 180 adhérents, anciens ou sympathisants, dont une cinquantaine répartis à travers le monde.
Cette AALE sans base géographique et directement rattachée à la FSALE (c’est actuellement le colonel Habourdin DG de la FSALE qui en est le président), fonctionne via Internet.

Colonel (er) Jean Habourdin

Depuis quelques années, elle s’est ouverte aux jeunes anciens légionnaires (JAL) quittant le service actif, qui adhérent gratuitement la première année, pour les mêmes raisons que ci-dessus ou parce qu’ils ne sont pas encore sûrs de leur point de chute définitif. Comme toute AALE, elle a vocation à l’entraide et à la solidarité entre camarades.
Les membres de « Vert et Rouge » qui le souhaitent peuvent se retrouver en diverses occasions dans l’année (AG, 13 juillet, galette des Rois, Camerone …) ou prendre rendez-vous à la FSALE lors de leur passage à Paris.
Ce genre d’information, comme sur Saint Antoine aujourd’hui, est envoyée à tous les adhérents au moins une fois par mois
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Pour rejoindre l'AALE "Vert et Rouge" cliquez: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.  

Amitié légionnaire

 

 

Dans l’armée de Terre, les Saints patrons sont nombreux et s’inscrivent dans les traditions en participant à l’esprit de corps.
Le mot patron vient du latin pater, père, et indique une notion qui, à Rome, va au-delà du père en tant que géniteur. Le « patron » est un homme libre, un chef d’un gêne c’est-à-dire d’une famille élargie, d’un clan.
« Et par Saint-Antoine : vive la Légion ! ». Le 17 janvier prochain la Légion étrangère fête son Saint patron, Saint Antoine.
Connu sous le nom d’Antoine le Grand, Antoine d’Egypte, Antoine l’Ermite ou Antoine du Désert, vénéré par les chrétiens, catholiques et orthodoxes, Saint Antoine est considéré comme le fondateur de l’érémitisme et du monachisme chrétien, le monachisme étant le mode de vie des moines qui varie entre la forme cénobitique – moines vivants en communauté - et érémitique - moine vivant retiré du monde en ermite -.
Il convient de ne pas confondre Saint Antoine le Grand avec Saint Antoine de Padoue (1195-13 juin 1231), évangéliste et prédicateur franciscain, second Saint Antoine du calendrier universel, lui-même fêté le 13 juin. Il est toutefois à noter que c’est en hommage au « premier » que le « second » choisit Antoine comme nom lorsqu’il est ordonné prêtre.

 


Jeune homme riche, né vers 351 en Haute Egypte (le Sud de l’Egypte), Antoine se dépouille à 20 ans de toute sa fortune en la distribuant aux plus pauvres et se retire dans le désert en prière, pauvreté et chasteté, résistant, seul pendant plusieurs décennies, à toutes les tentations que le démon exercera sur lui, d’où l’expression presque mythique de « tentations de Saint Antoine ».
Des indications sur le rôle des anges et des démons dans la vie spirituelle apparaissent dans les textes de l’Église catholique dès le début du christianisme. Ce n’est cependant, au IVe siècle, qu’avec l’apparition du monachisme et l’élaboration de l’enseignement ascétique - austérité de vie liée à une autodiscipline importante avec fréquemment une grande place faite aux mortifications et à l’effort de volonté - que cette question est traitée de façon cohérente. La Vie de Saint Antoine le Grand, écrite aux alentours de 360 par le patriarche d’Alexandrie, Athanase d’Alexandrie (vers -296-373) est le premier texte à largement développer cette thématique.

 


Athanase d’Alexandrie, à l’instar de ses contemporains, conçoit le monachisme non seulement comme une voie vers le Salut mais surtout comme une lutte contre les puissances démoniaques des ténèbres. Chaque chrétien est appelé à s’engager dans cette lutte spirituelle mais les moines en constituent l’avant-poste, les troupes d’élite qui vont débusquer l’ennemi directement dans son repaire, à savoir dans le désert qui est considéré comme lieu de prédilection des démons, le christianisme s’étant largement répandu dans les régions peuplées. L’éloignement hors du monde n’est alors pas considéré comme une tentative d’échapper à la lutte contre le mal, mais au contraire comme un moyen d’engager contre lui un combat encore plus actif et héroïque.
Ainsi, dans La Vie de Saint-Antoine le Grand, nombreuses sont les descriptions des différentes façons dont les démons tentent les hommes : ils font tout pour écarter le moine de la voie ascétique en essayant de le faire renoncer à la vie monastique, ils l’assaillent de toutes sortes de pensées mauvaises et de désirs obscènes, ils tentent de le terroriser par des apparitions fantastiques effrayantes. Si toute cette lutte se situe principalement sur un terrain spirituel, les démons peuvent aussi être des créatures vivantes bien réelles, capables de se manifester par des actions concrètes, en produisant des sons audibles même par une tierce personne ou en infligeant de sérieux dommages physiques comme des blessures.

 

Au fil des ans, des disciples viennent rejoindre Antoine pour suivre son enseignement, disciples dont il organise la vie et qui se rassemblent en plusieurs noyaux, élisant à leur tête un ancien et choisissant Antoine comme guide, lui-même s’enfonçant toujours plus avant dans le désert. En 312, il se retire ainsi sur le mont Qolzum (mont situé à environ 155 km au sud du Caire, capitale actuelle de l’Egypte, dans une région montagneuse près de la Mer Rouge) où se trouve toujours aujourd’hui le monastère Saint Antoine, ou Deir Mar Antonios, le plus vieux monastère chrétien créé au monde : récemment restauré, occupé par une douzaine de moines, ce monastère est toujours de nos jours un important lieu de pèlerinage pour les chrétiens d’Orient. Vénérés par de nombreux visiteurs, Antoine leur donne chaque fois des conseils de sagesse, les invitant à la prière plutôt qu’à la violence.

 


Antoine meurt en 356 à l’âge de 105 ans. Il est à noter qu’il m’a été impossible de retrouver sa date de canonisation - déclaration officielle du Pape qui permet de vénérer une personne décédée en tant que Saint -.
A la fin du Xe siècle, des croisés ramènent les reliques de Saint Antoine en France de Terre Sainte - région où a vécu Jésus, à savoir la Palestine, que les chrétiens d’Occident s’efforcent, à la demande de la papauté, de libérer de la présence musulmane lors des croisades, expéditions militaires entreprises entre le Xe et le XIIIe siècle - et les déposent dans le village de La Motte au Bois. Ce village, renommé Saint Antoine de Viennois devient vite un lieu de pèlerinage. Suite à une guérison attribuée aux reliques de Saint Antoine du mal dit « des ardents » - ergotisme, maladie de l’appareil digestif transmise par des champignons implantés notamment sur le seigle mal lavé -, on y construit un hôpital destiné à soigner cette maladie. A partir de 1297, cet hôpital est confié à l’ordre hospitalier - ordre religieux voué exclusivement à la guérison - des Antonins qui connait un grand renom entre le XIVe et le XVIIIe siècle, essaimant dans toute l’Europe avant d’être intégré à l’Ordre de Malte - fondé pendant les croisades comme un ordre religieux laïc, l’Ordre de Malte, aujourd’hui présent dans 120 pays, a toujours pour vocation le soin des malades -.
L’iconographie chrétienne associe Saint Antoine à des représentations des esprits démoniaques ou de la luxure - sanglier ou cochon - mais beaucoup plus souvent à des symboles de la charité, charité indissociable de l’Ordre des Antonins dont le nom originel est Frères de l’aumône : il tient la clochette des mendiants et/ou s’appuie sur ce qui peut être considéré comme, soit le bâton des ermites, soit la béquille des malades – béquille qui, par extension, devient le signe de l’hospitalité exercé par les Antonins –, tous deux figurés comme un « T » - lettre à très forte connotation symbolique que l’on retrouve sous différentes formes dans plusieurs alphabets anciens tel l’alphabet phénicien qui est à l’origine des alphabets grec, latin ou cyrillique -. Voici sans doute pour quelles raisons Saint Antoine est aussi montré entouré de flammes, en référence à la maladie « des ardents », maladie ensuite parfois appelée « feu de Saint Antoine ». Il est à noter que la tradition d’associer Saint Antoine à un porc muni d’une clochette date du XIVe siècle, ce cochon n’ayant aucun lien avec la vie du Saint mais toujours avec l’Ordre des Antonins qui élevaient ces animaux dont ils utilisaient la graisse pour soigner l’ergotisme, sachant qu’à l’époque, les porcs n’avaient pas le droit d’errer dans les rues sauf ceux des Antonins qui portaient une clochette. Par voie de conséquence, dans certaines régions,

      

Saint Antoine du désert d'après Zurbaran

 

le jour de la Saint Antoine le Grand, on bénit les étables et les animaux domestiques.
La vie de Saint-Antoine a inspirée de nombreux artistes comme les peintres Jérôme Bosch (vers 1450-1516), Michel-Ange (1475-1564), Pieter Brueghel (vers 1525-1569), Jacques Callot (1592-1635), Diego Velasquez (1599-1660), Salvador Dali (1904-1989) et Max Ernst (1891-1976), le sculpteur Matthias Grünewald (vers 1475-1528) ou l’écrivain Gustave Flaubert (1821-1880) qui lui consacre un poème en prose, La Tentation de Saint Antoine, écrit en 1874.
Tout au long des siècles, de nombreuses confréries se sont placées sous la protection de Saint Antoine : les vanniers - pour subvenir à ses besoins, Antoine tresse des fibres de palmiers dont il fait des paniers pour les vendre - et les brossiers ou les faïenciers, les bouchers et les charcutiers, les fossoyeurs, les moissonneurs, les notaires et, bien sûr, la Légion étrangère.
Mais pour quelles raisons La Légion étrangère s’est-elle placée sous la protection de Saint-Antoine ? Pour répondre à cette question, je laisse le mot de la fin à l’aumônerie aux Armées :
« Abnégation, humilité, courage, équilibre et foi caractérisent aussi bien cet homme que les valeurs de la Légion. Son caractère de lutteur victorieux dans la vie spirituelle, d’homme qui a changé de vie pour une nouvelle, plus humble et au service de Dieu, correspond à l’image du légionnaire, cet étranger qui a abandonné son passé pour prendre un nouveau départ en s’engageant dans la Légion étrangère, au service de la France. »

Marie Larroumet. - Vert & Rouge Info

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