FSALE

 

Ecrits vains en vrac…

Quand la Patrie est trahie par la République (Jean Raspail).

“J’ai tourné autour de ce thème comme un maître-chien mis en présence d’un colis piégé. Difficile de l’aborder de front sans qu’il vous explose à la figure. Il y a péril de mort civile. C’est pourtant l’interrogation capitale. J’ai hésité. (Jean Raspail, camp des Saints).

D’autant plus qu’en 1973, en publiant “le camp des saints”, j’ai déjà à peu près tout dit là-dessus. Je n’ai pas grand chose à ajouter, sinon que je crois que les carottes sont cuites.”

Jean Raspail est mort le 13 juin 2020 à Paris.

Cet écrivain polémiste est principalement connu, en France et à l’étranger pour son roman: « le camp des Saints », publié en 1973 qui décrit une submersion de la civilisation occidentale et la France en particulier par une immigration massive.

Lors d’une Assemblée Générale du « Secours de France », j’ai rencontré Jean Raspail qui venait dédicacer son livre. Il avait, me disait-il, une admiration sans faille pour la Légion étrangère. Cela devenait, pour moi, une belle rencontre, pour lui, probablement une de ces dédicaces qui font son quotidien. Néanmoins, J’écrivais ma réflexion et réaction après ce contact

Je retiens de mes expériences et des confidences de mes anciens que le caractère profond de l’homme se révèle seulement dans les situations critiques de la vie.

La valeur du rapport de l’individu avec le spirituel apparaît lorsque les gardes-fous cèdent ou s’ébranlent. Les grandes épreuves nous donnent l’occasion du constats que les hommes sont encore nombreux à mourir pour une idée !

La culture représente toutes les valeurs spirituelles, qu’elles  soient religieuses, artistiques ou philosophiques. Mais on peut ajouter aussi la joie de l’attachement à la patrie et aux idéaux d’un parti. S’il est un message à faire passer à tous ceux qui, au nom de Dieu, égorge, décapitent et tuent sans pitié, c’est celui de leur dire: “que notre idéal d’hommes civilisés est demeuré intact par delà les frustrations de l’histoire mondiale et l’évolution des moeurs. Nous portons en nous, l’appartenance à une communauté sprituelle indestructible et nous possédons une richesse que personne n’est en mesure de nous dérober. Nous pouvons perdre de l’argent, la santé, la liberté, mais les valeurs spirituelles que nous avons acquises et qui font partie de nous-même, ne peuvent nous être retirés sans qu’on nous ôte la vie.”

Aucune relation, aucune amitié, ne sont durables si on n’y a pas mis un peu de soi-même, si on n’a pas accepté de donner une partie de son existence à se sacrifier et à se battre. 

L’existence façonne notre personnalité mais elle réclame une faculté de soumission et d’abnégation, elle exige qu’on reconnaisse un certain nombre de valeurs, qu’on les préserve. La société humaine soutient et aide l’individu à condition que celui-ci la reconnaisse et consente pour elle a des sacrifices.

Maintenant que je suis bien rentré chez les septuagénaires, je sens apparaître chez moi des attitudes, des pensées, des conceptions nouvelles qui étaient en gestation depuis des années; je sens mon existence tendre vers un équilibre nouveau, différent.

Je me leurre, peut être, en allant chercher dans mon passé l’origine des récents changements intervenus dans mon existence, que, je refasse l’histoire, que je regarde en arrière, que je me mens à moi-même.

La souffrance que fait naître en nous le sentiment de la mort inéluctable est terrible; elle m’apparaît rétrospectivement comme un abîme de terreur immense et noir. Mais je sais et j’ai appris que la souffrance demeure “souffrance” jusqu’à une certaine limite. Au delà, elle disparait, se transforme ou se pare de couleurs éclatantes. Elle devient source d’espoir et de vie. Tout ce que je suis incapable d’accepter, d’aimer, de savourer devient poison, à l’inverse, tout ce que j’aime, tout ce qui insuffle en moi de l’énergie représente une source de vie, un trésor.

J’expliquais, avant de le quitter, à monsieur Raspail avec une certaine  maladresse: “que le plus dur pour un légionnaire était la fin de son contrat.

On est légionnaire pendant le temps d’un contrat, mais quelques-uns l’avaient toujours été et le sont à vie, ceux à qui un lointain ancêtre avait légué quelques gouttes de sang vert et rouge et les autres qui l’étaient devenus, même ceux qui s’en défendaient.

On se retrouvait à nouveau dans une société trop réglementée, tournant de plus en plus au troupeau, se donnant l’illusion de la civilisation en imposant aux gens des lois ce qu’ils faisaient autrefois tout seuls, en fabriquant, sous prétexte de culture, des millions de primaires imbéciles, les dernières possibilités d’initiative brisée, la valeur humaine réduite à rien, pour nous qui étions accoutumés à la vie ardente. Nous avions appris la vie, la vraie, le goût du risque, la beauté d’aller jusqu’au bout de nos forces, la vertu de l’ordre, la force du chef. Le général Rollet, père reconnu de la Légion disait dans la préface du livre de Jean Martin:

On entre à la Légion, bien souvent, comme on entre au couvent, par désespoir d’argent, désespoir d’amour, désespoir d’honneur… On y entre par dégoût de la vie, par dégoût des hommes ou de soi-même… On y entre pour disparaître, pour oublier, pour être oublié. Mais il y vient aussi des hommes épris d’aventures, gênés dans leur passion d’activité par les règles, les nécessités de la civilisation. Rebut des nations ? Que non pas ! Les légionnaires, dans leur ensemble représentent tout ce qu’il y a de bon, de plein de coeur, dans l’élément indépendant que comporte toute société.”

Nous avions vécu la plus belle expérience, plusieurs années où, à l’abri des soucis mesquins et des petits ennuis méprisables, nous n’avions eu qu’à vivre.

Pour conclure ma prose, en réponse au livre, je propose ce qu’écrivait en mars 1974 le président Boumédiène:

Aucun nombre de bombes atomiques ne pourra endiguer le raz de marée constitué par les millions d’êtres humains qui partiront un jour de la partie méridionale et pauvre du monde, pour faire irruption dans les espaces relativement ouverts du riche hémisphère septentrional, en quête de survie.

ET pour terminer: 

Tirée du XX° chant de l’Apocalypse: “le temps des mille ans s’achève. Voilà que sortent les nations qui sont aux quatre coins de la terre et qui égalent en nombre le sable de la mer. Elles partiront en expédition sur la surface de la terre, elles investiront le camp des saints et la ville bien-aimée.

Oui, monsieur Raspail, vous fûtes un visionnaire…

CM

 

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