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En 1953-1954, les relations franco-américaines, très riches de virtualités, expérimentent la coopération internationale souhaitée par la nouvelle administration Eisenhower, dans le cadre de la guerre froide. À savoir : aider les alliés sur le plan matériel, en Indochine en l’occurrence, leur laisser localement un certain bénéfice moral, politique et économique en cas de succès, et surtout ne pas intervenir directement, selon le principe que l’Amérique ne peut pas tout faire, toute seule, à travers la planète. À l’origine, l’administration Eisenhower conçoit la guerre d’Indochine comme un authentique partenariat avec la France, tandis qu’elle relativise la « Special Relationship » avec les Britanniques.

Quatre facteurs dominent :

-         -  La mort de Staline ;

-       - La nomination du secrétaire d’État Foster Dulles, prêt à donner une dernière chance à la France, malgré un bilan peu glorieux, depuis 1940-1945 ;

-        - L’isolationnisme souhaité de l’opinion américaine et du Congrès ;

-      - Enfin, les alliances en gestation en Europe : l’OTAN et la CED. OTAN et Indochine sont les deux versants d’une même alliance, mais deux versants asymétriques : d’un côté, l’OTAN renvoie au traité de 1949. De l’autre côté, l’Indochine n’a jamais fait l’objet d’un traité d’alliance, ni même d’un document qui préciserait les devoirs et les obligations réciproques. Pourtant, rarement une puissance a aidé autant une autre. En 1953-1954, les États-Unis financent la guerre française d’Indochine, pour plus d’un milliard de dollars, c’est-à-dire les deux tiers de la guerre française.

Par conséquent, en 1952-1954, les États-Unis et la France jonglent avec trois types très différents d’alliances: l’entente matérielle et financière franco-américaine en Indochine; l’organisation atlantique militaire et intégrée et, enfin, la CED, dans laquelle les États-Unis interviendraient grâce au commandant en chef américain de l’OTAN, qui reprochait aux Forces européennes de la France de ne plus avoir de politique indochinoise depuis Cao Bang. On chercherait vainement le moindre document précisant les objectifs de la France en Asie. À l’impasse militaire s’ajoute l’autonomie croissante accordée aux trois États indochinois depuis les accords d’association du 31 décembre 1949, qui les dotent d’un gouvernement de plus en plus autonome et d’une armée nationale, formée et soutenue néanmoins par les Français. En 1952-1953, il ne s’agit pas encore de l’indépendance, mais on s’éloigne de plus en plus du schéma colonial.

1953, l’administration « Eisenhower » accepte de financer la guerre menée par la France en Indochine.

1954, après la défaite de Diên Biên Phu, elle estime qu’elle doit réduire autant que possible « la capacité de nuissance de la France » ? L’Indochine représentait, dès lors, des objectifs différents pour les français et les américains…

 

Général Vo Nguyên Giap décédé à l'âge de 102 ans...

Suite à la fin des combats des chinois nationalistes et communistes le 21 juillet 1949, le gouvernement nationaliste se replie sur des îles dont les principales sont Taïwan et Hainan. Un exode massif. Les nationalistes laissent sur place un armement important qui est cédé au Viêt Min du général Vo Nguyên Giap. 1950, avec la chute de Cao Bang, c’est réellement la date où le conflit indochinois devient guerre d’Indochine, la France se trouve face à un nouvel ennemi suréquipé.

1950 : Le séjour en Indochine des légionnaires était théoriquement de deux ans. Les rapatriements étaient subordonnés à la rotation des transports de troupes par l’intermédiaire de navires qui naviguaient sur ce qui était convenu d’appeler « la route de la mousson » entre Ceylan et Djibouti.

Naufrage du "Doba"

Ainsi, dans la nuit du 20 au 21 juillet 1950, en raison des conditions atmosphériques particulièrement mauvaises, le navire « Doba » fait naufrage au large de la Somalie italienne, sur les récifs du Ras Hafun, au cap Garda Fui.

La Légion permet le sauvetage de tous le personnel et parvient à faire la jonction avec les secours arrivés à quatre jours de marche du lieu du naufrage.

Demain, à votre lecture le récit du naufrage par le lieutenant Jean-Jacques Bouchend’Homme.

 

 

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