FSALE

                             

 

LA GRANDE GUERRE EST TERMINEE

                                                           

Rappel : Le 1er décembre 1918, le RMLE est en Allemagne, sur la rive droite du Rhin, dans la région de Frankenthal, aux environs de Mannheim. Les armes sont aux  «  râteliers ». Cette guerre terrible a révélé de véritables héros.

 

                              PARMI TOUS NOS BRAVES, CITONS :

Le 18 mai 1917, Croix de la Légion d’Honneur :

Adjudant-Chef  MADER Max Emmanuel, né en 1880 à Giegen en Allemagne :

EV le 1er décembre 1899.

« Sous-officier d’une bravoure et d’une énergie remarquable. Chef de section hors ligne, véritable entraîneur  d’hommes. Toujours à la tête de sa troupe, s’est admirablement conduit au cours des combats du 17 au 21 avril 1917 ; par d’heureuses dispositions  et par le tir précis de ses fusils mitrailleurs, a assuré avec sa section la capture d’une batterie ennemie, mettant en fuite une compagnie d’infanterie qui la soutenait. »

Nommé sous-lieutenant à titre temporaire le 17-02-1918- Chef de la section des pionniers du RMLE, est grièvement le 12-06-1918 à l’ouest du ravin de Saint-Baudry et évacué sur Villers-Cotterêts. Il sera amputé du bras gauche.

Commandeur de la Légion d’Honneur en 1920, le sous-lieutenant MADER était titulaire de 8 citations.

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Le 10 janvier 1918, Croix de la Légion d’Honneur :

Adjudant/Chef  BAUR  Jean :

« Chef de section remarquable, modèle de bravoure, de sang-froid et de dévouement. S’est particulièrement signalé le 8 janvier 1918, où il s’est porté d’un superbe élan, à la tête de sa section, à l’assaut des tranchées ennemies. A été grièvement blessé au moment où il atteignait l’objectif. »

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Le 13 juin 1918, Croix de la Légion d’Honneur :

Adjudant/Chef SAPENE Henri-Guillaume :

« Vaillant sous-officier, dont la crânerie et l’enthousiasme dont l’admiration de tous. Après avoir subi un bombardement très sévère, a brisé les assauts furieux d’un ennemi dix fois supérieur en nombre, et a maintenu intégralement sa position, infligeant des pertes énormes à l’ennemi. »              -3 citations.

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Croix de la Légion d’Honneur, à 3 légionnaires, le 27 septembre 1917 :

Caporal  AROCAS André - Né le 17-06-1897 à Albecete -Espagne- 1ère cie du RMLE.

Arrêté du Ministre de la guerre le 5 décembre 1917, pour prendre rang le 27 septembre.

« Engagé volontaire pour la durée de la guerre, au front depuis le début des hostilités. A participé à tous les combats du régiment. Grenadier d’élite, superbe d’entrain, de courage et de sang-froid, adoré et admiré de ses hommes. En Champagne, en avril 1917, a lutté pendant 36 heures pour la conquête d’une tranchée désespérément défendue. L’objectif atteint,  sa section se trouvait réduite à 2 hommes. Devant Verdun le 2 aout 1917, a de nouveau prouvé sa maîtrise dans un combat de boyaux, tuant les grenadiers ennemis qui résistaient, faisant 3 prisonniers  et contribuant à la capture de 3 autres prisonniers en fin de la journée. »         -3 blessures, 4 citations.

Caporal  LEVA  Fortunato :

« Engagé volontaire pour la durée de la guerre, au front depuis le début des hostilités. A participé à tous les combats du régiment. Grenadier d’élite, d’une audace et d’un mordant extraordinaires, toujours en tête, donnant l’exemple. En Champagne, en avril 1917, tous les gradés de son groupe étant tombés, a pris le commandement de ses camarades et a continué le combat avec une énergie farouche. Devant Verdun, a entraîné ses hommes avec une détermination farouche à l’assaut des positions ennemies ; le 21 aout 1917, a occupé un poste violemment bombardé en avant de nos lignes, et s’y est maintenu malgré de lourdes pertes. »   -3 citations.

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Caporal DIETA  Jaime:

« Mitrailleur d’élite, au front depuis le début de la campagne. A participé à tous les combats du régiment. Modèle de bravoure et de sang-froid, a toujours eu attitude modèle au feu. Pendant les combats devant Verdun, a, par la précision de ses tirs, contribué à briser plusieurs contre-attaques, en infligeant des pertes sévères à l’ennemi. Le 2 septembre 1917, étant en position de flanquement sur un point sérieusement bombardé, et ayant eu une pièce démolie, le tireur tué par un obus, a remis aussitôt une pièce en batterie sur le même emplacement, donnant le plus bel exemple du devoir et du sacrifice. »        -Une blessure et 2 citations.

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                        SELECTION  D’ANECDOTES  REMARQUABLES :

            Un vieux brave:11 novembre 1914-

A 52 ans, désirant combattre au front, le lieutenant DOUMIC choisit la Légion étrangère. Dans la nuit du 10 au 11 décembre 1914, une des sections de sa compagnie occupe un saillant face à la Bertonnerie (près de Sillery-51). Le lieutenant passe l’inspection de ses sentinelles, et voyant un de ses hommes très fatigué, il prend sa place au créneau. C’est là qu’il est tué d’une balle au cou.

                                   

Le bras emporté- 17-01-1915-

Le point occupé par la section de mitrailleuses du sergent JELMINI se trouve à 150 mètres des tranchées allemandes. Le sergent se trouve à son poste de combat, attendant l’apparition d’un objectif pour ouvrir le feu, lorsqu’un obus lui emporte le bras. Malgré cette horrible blessure, JELMINI garde toute sa présence d’esprit, fait tirer la pièce, mettre les hommes à l’abri, et il va ensuite se mettre à l’abri. (Décédé le jour même dans l’ambulance N° 10, à Louvois -51)

                                  

Le « sergent » : Prunay (51), avril 1915-

Une patrouille est organisée pour surprendre un petit poste Allemand au village de Loivre (51). Trois groupes de quelques hommes, commandés chacun par un sergent, s’approche du poste la nuit. Le sergent CROSS atteint les fils barbelés. Il reçoit une balle en pleine poitrine. Il s’accoude et tire sur les Allemands. Trois de ses hommes sont blessés. Le sergent LEROUX arrive avec son groupe pour aider son camarade. Il reçoit une balle dans la main droite.

            Au même moment, une section d’Allemands sort des tranchées. La patrouille est obligée de se replier. Le légionnaire CHAULNE, resté seul près du sergent CROSS,le panse, le console. Mais son sergent meurt dans ses bras. Surpris par le lever du jour, il reste toute la journée caché dans l’herbe, et revient à la faveur de la nuit vers sa section. Il est volontaire pour ramener le corps de son sergent, qu’il ne veut pas laisser sans sépulture.

                       

            Au corps à corps. Mai 1916-

Le lieutenant BENOIT blessé, tombe. Un peu de flottement se produit dans le groupe qui l’entoure. Les Allemands se précipitent, ils sont nombreux. En un tour de main, ils désarment les légionnaires, saisissent l’officier et cherchent à les entrainer vers leurs lignes. Mais d’autres légionnaires les ont vus. Malgré leur petit nombre, conduits par BAILLIFARD et HORNSTEIN, foncent vers le groupe et font reculer les Allemands. Quelques légionnaires dégagent le lieutenant et le ramène vers leurs lignes. Les légionnaires faits prisonniers sautent sur les Allemands, les frappent à coups de poings, de pieds, de casques et aidés du groupe venus à le rescousse, font prisonniers les Allemands et récupèrent leurs armes.

L’honneur du nom-5 juillet 1916 :

Le caporal LACHAT, de la 2ème compagnie, se rend au poste de secours sur la route de Belloy à Assainvillers (80). Il vient d’être blessé au cours de l’attaque. Il accompagne un prisonnier Allemand. Ils croisent 2 hommes d’un autre régiment, qui remontent vers le front. L’un d’eux s’approche, et veut s’emparer de la montre du prisonnier. Le caporal LACHAT se redresse malgré sa jambe blessée : « Rendez la, crie-t-il, depuis quand on dévalise un prisonnier de la Légion. »

Meneur d’hommes- 20 avril 1917 :

Au début de la progression dans les tranchées d’Auberive, le caporal JOLY Victor est à la tête de son escouade de grenadiers. Le réduit est fortement défendu. Il entreprend une attaque pour faire reculer l’ennemi. N’écoutant que son courage JOLY saute sur le parapet. De la voix et du geste, il électrise ses hommes. Leur feu nourri et leur attitude énergique refoule l’ennemi, en lui infligeant de lourdes pertes.

Un vrai médecin de Légion-26 avril 1918 :

Sur le glacis que fauchent sans interruption les mitrailleuses ennemies, les pertes du RMLE sont considérables. Le médecin aide-major GARBOWSKI cherche les blessés,les panse sur place, et les fait évacuer. Le commandant COLIN est tombé ce matin en un coin où personne n’ose aller le chercher, tant les mitrailleuses allemandes font des ravages. Le médecin GARBOWSKI, se fait un devoir de tenter de ramener le corps. Par un prodige d’audace et de chance, il parvint à le ramener dans nos lignes, lui évitant d’être profané par l’ennemi, et lui assurant une sépulture digne de lui.

                       

Sources :

-Photos tombes : Philippe CROZET.

-Dessins de 14/18 : aquarelles de Jean LEFORT.

-Textes, bibliothèque du SHD à Vincennes : historique du RMLE.

                                                           Major (er) MIDY-FSALE

                                                           En charge de la mémoire.

 

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