C’est avec une grande tristesse que nous apprenons le décès du capitaine (er) Jean-Claude POU.

Né le 19 février 1943 à Perpignan, il s’était engagé au titre de la Légion étrangère le 21 septembre 1965. Après une période d’instruction, il a été affecté au 2ème REP le 20 février 1966.

Major le 1er février 1980, il est nommé lieutenant la même année le 1er août 1980 avec une affectation au 5ème RMP à Mururoa.

Le 26 juillet 1984, comme lieutenant, il prend le commandement de la CCS du 2ème REP.

Le 23 septembre 1986, il fait valoir ses droits à pension de retraite après 25 ans de service.

Ses obsèques se dérouleront le lundi 17 novembre 2025 au crématorium « Aubin » de Gap à 14h30.

Le Père Lallemand procèdera à un office religieux à l’Institution des Invalides de la Légion étrangère à Puyloubier (où le capitaine souhaitait se retirer) ceci à une date ultérieure proche qui fera l’objet de larges diffusions et communications.

À la famille et aux proches,

La Fédération des Sociétés d’Anciens de la Légion étrangère, ainsi que tous les anciens légionnaires, vous adressent leurs sincères condoléances et vous assurent de toute leur sympathie en ces moments de peine. Que son souvenir vous apporte un peu de réconfort au cœur de cette épreuve.

Partage d’émotion : notre camarade Jean-Claude POU n’est plus.

Je suis plongé dans une tourmente émotionnelle inattendue.
Je pèse mes mots — ces pauvres mots — incapables d’exprimer avec justesse la profondeur de mes sentiments.
Ce que je ressens dépasse la simple tristesse : c’est un bouleversement, une perte de repères, une blessure intime.
Comment le sort peut-il s’acharner avec tant d’injustice sur un être humain ?

Lors de mon dernier contact avec Jean-Claude, il me confiait, avec cette humilité qui le caractérisait, sa joie de retrouver d’anciens compagnons en rejoignant notre Institution des Invalides de la Légion étrangère.
La Légion fut pour lui l’une des plus belles périodes de sa vie : elle lui donna la force d’affronter le malheur, de ne jamais baisser les bras, d’incarner ce courage tranquille et obstiné qui fait la dignité du légionnaire, même après le service.

Jean-Claude faisait l’unanimité : ses chefs, ses pairs et ses légionnaires reconnaissaient en lui un homme de devoir, de cœur et de mérite.
Son parcours, marqué par l’effort, la compétence et la droiture, fut justement couronné par une ascension dans les grades qui reflétait à la fois ses qualités militaires et sa profonde humanité. C'est ainsi qu'il était mon Ami, parce que c'était lui, parce que c'était moi... 

Mais la loterie cruelle de la santé s’est acharnée sur lui, d’une manière particulièrement injuste.
Il a affronté cette épreuve avec courage, détermination et une farouche volonté de vivre.
Il savait, non sans fierté, que dans sa cité, on parlait de lui avec respect : « C’est un ancien légionnaire. »

Ce mercredi 12 novembre 2025, trop de douleurs sont devenues insupportables. son coeur épuisé s'est arrêté de battre; Jean-Claude s’en est allé vers un ailleurs où il a retrouvé son épouse Nicole.

À sa fille Marie — qui l’a accompagné sans relâche —, à son fils Grégory, à ses petits-enfants et à tous ses proches, j’adresse mes condoléances les plus sincères et mes pensées les plus attristées.

À Dieu, Jean-Claude. Repose dans la paix des braves.

Commandant (er) Christian Morisot