Histoire de la FSALE PDF Imprimer Envoyer

Historique de la Fédération des Sociétés d' Anciens de la Légion étrangère
Le mouvement associatif légionnaire: origine et évolution

(Texte extrait du cahier de la Mémoire n° 9, paru en 2004)


Chapitre 1
Analyse chronologique

11- Les amicales jusqu'à la Première guerre mondialeet la première tentative de fédération.

C'est en 1898 que naît la première association d'anciens de la Légion étrangère: elle s'appelle «La Légion, société de secours aux anciens officiers, sous-officiers et soldats de la Légion étrangère». C'est l'œuvre d'un ancien légionnaire, Jacques-Emile Maurer1; devenu ingénieur après avoir quitté la légion en 1893, il a pris conscience des difficultés que peuvent rencontrer les anciens légionnaires rendus à la vie civile.

Le succès de cette société est immédiat. Dès lors il se dévouera pendant 50 ans aux anciens légionnaires. En 1909, Maurer, lance l’idée d’un regroupement des sociétés d'anciens de la Légion existantes.

Le premier congrès des amicales, réuni à Belfort en 1910 étudie le projet; il le reprend en 1911 au congrès de Nancy et le concrétise le 5 décembre 1912 au congrès de Paris en créant une Fédération, regroupant la Mutuelle de Paris, Belfort, Reims et Mulhouse. Marseille, Nancy, Troyes, St-Dié, Epinal et Lausanne la rejoignent en 1913.

Maurer en est le président assisté d’un secrétaire général (Braunschweig, de la Mutuelle).

Mais les événements allaient bouleverser ces sages décisions.

En effet un cataclysme d'une ampleur sans précédent allait s'abattre sur l'Europe, en 1914: l'éclatement de la Première guerre mondiale. Pendant la guerre de 14/18 les amicales sont désorganisées; certaines comme «La Légion» de Paris et l'association de Marseille ont cependant continué de secourir matériellement et moralement de nombreux camarades et leurs familles.


12 - Les amicales et la fédération entre les deux guerres mondiales

Après l’armistice de 1918, Braunschweig fait le tour des amicales pour essayer de relancer la fédération.

Des divergences de vue avec le président de Strasbourg (Schulz) empêchent d’aboutir.

Ce dernier reprend alors le projet à son compte, mais ne peut réunir que 8 amicales (10 étant un minimum).

En 1929, Rambaud (Marseille) fonde la «Société d’Amicales Légion France, Colonies et Etranger» qui est mise en sommeil à la demande du colonel Rollet qui commande le 1er R.E.I. à Sidi-Bel-Abbès, et qui a de plus grandes ambitions. Il a remarqué que les légionnaires libérés après 15 ans de service ont beaucoup de mal à se réadapter à la vie civile et estime que c'est le rôle des amicales de les sortir de leur solitude et de les aider à trouver du travail.

Mais elles ne seront puissantes que si elles sont regroupées.

En 1930, à l’occasion des cérémonies marquant le centenaire de l’Algérie se réunit à Paris un Congrès où Rollet, appuyé par Maurer et Rambaud, expose ses idées et les fait adopter.

Le 21 octobre 1930 est décidée la création de l’ «Union des Sociétés d’Anciens Légionnaires de France, des Colonies et de l'Etranger» (U.S.A.L./F.C.E.) dont Maurer est élu président.

Le lendemain, tout est remis en question par le désistement de Rambaud qui dirige à Marseille un «Centre d’Entr’aide aux Réformés et Retraités de la Légion étrangère». En effet, ce centre fonctionne avec l’aide financière et sous le contrôle de la «Section Etudes» de l’E.M.A. (C’est à dire l’EMA/2) et le capitaine Coulomb, qui en a la charge, interdit à Rambaud d’affilier le centre à l’U.S.A.L. qui ne peut donc alors pas voir le jour.

Mais Rollet, nommé général inspecteur de la Légion, n’a pas renoncé. En 1931, à la suite des festivités marquant à Sidi-Bel-Abbès Camerone et le Centenaire de la Légion, se réunit un Congrès dit «du centenaire». Sous l’égide du maréchal Franchet d’Esperey, en présence des généraux Rollet, Théveney, Stuhl (sénateur de la Moselle) et du colonel Nicolas commandant alors le 1er R.E.I., les 200 délégués représentant 24 sociétés décident, le 2 mai 1931, la création de l’U.S.A.L.

Les sociétés suivantes sont membres fondateurs de cette union

(le tableau ci-dessous rappelle leur date de création):-

-«La Légion» société de secours mutuels (1898)- Oran (1924)
- Belfort (1901)- Metz (1925)
- Reims et Mulhouse (1907)- Sidi-Bel-Abbès (1930)
- Troyes et St-Dié (avant 1909)- Rabat (1930)
- Marseille (1910)- Bordeaux (1931)
- Nancy (1911)- Vienne [Autriche] (1931)
- Lausanne et Bienne (1913)- Casablanca et Marrakech (1930)
- Alger (1914)- La Chaux de Fonds (1913)
- Bâle (1915)- Hanoi (1909)
- Luxembourg (1919)- Nantes (1930 ?)


Le siège de l’U.S.A.L. est fixé à Paris, au 28 boulevard de Strasbourg dans le 10e arrondissement, où elle est déclarée le 3 juin 1931.

Son président en est Maurer, le bureau est fourni par la Mutuelle. Il est secondé par 5 vice-présidents délégués régionaux: Sud (Rambaud); Nord-Est (Bermot, de Metz); Maroc (vacant); Algérie (Debelle, d’Oran) et Suisse (Heger, de La Chaux de Fonds).

L’Association des Anciens Combattants Engagés Volontaires dans l’Armée Française, R.M.L.E. 14/18, dont Rollet fut un des fondateurs en 1916 n’est pas admise dans l’USAL, ni les «Engagés Volontaires pour la durée de la guerre» dans les amicales.

L’association RMLE 14/18 est reconnue d’utilité publique depuis 1926. Les adhésions se multiplient.

En 1935, à l’instigation du général François, est créée à Casablanca une Maison de retraite pour anciens légionnaires, gérée par un directeur sous contrôle d’un conseil d’administration.

En 1936 admission des amicales de Saïda et de Prague; le Centre d’Entr’aide de Marseille, en faillite, est transféré à Paris et dissous; le président de la Fédération du Maroc,nouvellement créée , devient statutairement vice-président pour le Maroc; il en sera de même pour la Suisse et, en 1938, pour le président de l'amicale de Sidi-Bel-Abbès qui devient vice-président pour l'Algérie. Quand il prend sa retraite en 1936, Rollet, pressenti pour prendre la présidence de l’U.S.A.L. refuse. En revanche, il accepte celles des «Amis de la Légion étrangère»3, fondée par Ortiz, citoyen des Etats-Unis. Rollet sera aussi président des «Gueules cassées».

En 1936, Rambaud fait l’acquisition du Domaine de la Vède, à Auriol, pour y installer une maison de retraite. Après des débuts très difficiles, Rambaud abandonne toutes ses fonctions en 1937, pour laisser les mains libres à son successeur qui obtient des secours financiers (Loterie nationale, Amicales, Légion d’active, etc..) permettant d’éponger les dettes. Le conseil d’administration d’Auriol comprend des personnalités civiles et des officiers du centre de transit de Marseille.


Pendant la guerre 1939/45, la maison est gérée par l’ex-adjudant-chef Schutte et son épouse, particulièrement efficaces. Avec des prodiges d’ingéniosité, ils arriveront à faire vivre leurs pensionnaires en engageant parfois leurs fonds personnels.

’Union compte 33 sociétés affiliées à la veille de la seconde guerre mondiale. La fédération et la plupart des amicales sont mises en sommeil pendant l’occupation. Il faut noter toutefois un événement exceptionnel pendant cette période troublée et triste: à la mort du général Rollet, le 16 avril 1941, l'occupant allemand autorise le transfert de sa dépouille en Afrique du Nord; elle sera inhumée dans le carré Légion de Sidi-Bel-Abbès. (Au départ de la Légion d'Algérie, en 1962, elle sera transférée à Puyloubier.)


13 - Les amicales et la fédération de 1945 à 1962

Dans l'euphorie de la victoire, les associations d'anciens combattants et en particuliers d'anciens légionnaires ou d'étrangers engagés volontaires pour la durée de la guerre fleurissent.

L'U.S.A.L. qui a été mise en sommeil pendant la guerre tarde un peu à reprendre sa place.

En 1946, Maurer, replié à Monaco, désigne son adjoint, Charles Schmid (de la Mutuelle) comme vice-président pour la zone Nord et le général Azan (de Marseille) pour la zone Sud et les charge de recenser les sociétés rescapées. Le bilan est alors, à cette date:- 10 sociétés disparues (St-Dié, Lausanne, Bienne, la Fédération du Maroc,La Chaux de Fonds, Hanoï, Oujda, Le Havre, Lodz et Longwy); au total 28- 3 sociétés réapparues (Nancy, Tlemcen et Prague); . sociétés- 2 nouvelles créations (St-Brieuc et Montbéliard).

D'autres associations cherchent à regrouper, en dehors de l'U.S.A.L. tous les anciens légionnaires: C'est le cas de l'Association des anciens de la Légion étrangère, créée à Paris par Delvigne (elle changera son appellation en Association générale des anciens de la Légion étrangère: A.G.A.L.E.).

D'autres associations, comme l'Association des anciens combattants engagés volontaires étrangers dans l'armée française, créée par Albert de Ségura et Nazare Aga Kharaman Khan au lendemain de la 1e Guerre mondiale ne veulent pas accepter les anciens légionnaires du régime normal.

Maurer convoque les 28 sociétés en Assemblée générale extraordinaire le 30/8/1947 pour demander que l’U.S.A.L. soit reconnue d’utilité publique. Refus du ministre de tutelle: le fonds de réserve est insuffisant. L'année suivante il démissionne (il est alors nommé «président d'honneur» à vie), et est remplacé à la présidence de l'USAL par son adjoint, Charles Schmid. Le fonds de dotation est porté à 30 000 F, les cotisations sont fixées et les délégations régionales réorganisées.

Les E.V.D.G.(5) ne sont toujours pas admis dans les amicales de l’USAL et à ce sujet, un grave différend éclate entre le président Schmid (qui fait partie de la Mutuelle), soutenu par le général Azan, et le colonel Gaultier, commandant le Dépôt Commun des Régiments étrangers (DCRE) de Sidi-Bel-Abbès. Ce dernier soutient l'A.G.A.L.E.(qui ne fait aucune exclusive quant à l'origine du recrutement des légionnaires) au détriment de la Mutuelle. Devant cette situation, Schmid se retirera de l'U.S.A.L en 1950.

En 1945, le général Azan fonde un Bulletin de liaison - Le Trait d’Union- pour les sociétés d’anciens légionnaires. Il disparaîtra quand le colonel Gaultier fondera Képi-blanc, le 30 avril 1947. Il y réserve une rubrique aux sociétés d’anciens légionnaires.

En 1946, Nazare-Aga, président de l'Association des anciens combattants engagés volontaires étrangers dans l'Armée française, fonde la Maison des Invalides de la Légion étrangère (MILE) de La Balme-les-Grottes, près de Lyon. Dirigée par le lt-col Borgat, elle est suivie de près et aidée par le service social de la Légion. Nous verrons les détails de cette création dans la 3e partie du présent ouvrage.

En 1949, il fonde une fédération, totalement indépendante de l'U.S.A.L., qui veut réunir tous les anciens légionnaires, tous les anciens combattants volontaires étrangers de l'armée française et aussi les étrangers appelés sous les drapeaux (6). Celle-ci est sise au 3 rue Pierre-1er de Serbie (16e) et devrait regrouper 25 associations:


- L'Association des anciens combattants engagés volontaires étrangers dans l'Armée Française, dont il est président;


- L'Association des anciens combattants engagés volontaires luxembourgeois;
- L'Association des anciens combattants engagés volontaires suédois;
- L'Association des anciens combattants engagés volontaires norvégiens;
- L'Association des anciens combattants engagés volontaires danois;
- L'Association des anciens combattants engagés volontaires tchécoslovaques;
- L'Association des anciens combattants engagés volontaires arméniens;
- L'Association des anciens combattants engagés volontaires garibaldiens;
- L'Association des anciens combattants engagés volontaires héllènes;
- L'Association des anciens combattants engagés volontaires anglais;
- L'Association des anciens combattants engagés volontaires polonais;
- L'Association «Trench and Air» ( engagés volontaires américains, président col Rockwell);
- Trois associations juives;
- L'Association des anciens de la Légion étrangère;
- L'Association des anciens combattants de l'Armée française à titre étranger (président de Nork);
- L'Association des amis de la Légion étrangère;
- L'Amicale des réservistes de l'Armée française;
- L'Amicale des anciens combattants du 11e REI;
- L'Amicale des anciens combattants du 12e REI;
- L'Amicale des anciens combattants du 22e RMVE;
- L'Amicale des anciens combattants du 23e RMVE;
- L'Association des volontaires italiens dans l'Armée française.


Les amicales de légionnaires d'avant la guerre et celles d'anciens E.V.D.G. ne veulent toujours pas faire cause commune. C'est ainsi que deux fédérations distinctes coexistent, l'«Union» de Maurer et Schmid et la «Fédération» de Nazare-Aga, regroupant les anciens combattants volontaires étrangers.


Le président Schmid ayant demandé son remplacement, le général Azan propose au général Flipo de prendre les fonctions de président de l'U.S.A.L..
Ancien du R.E.C., Flipo, vient de passer général en quittant le service actif. Il avait appartenu aux F.F.L.. Il accepte et se trouve confirmé comme président par l'assemblée générale en 1950.

En 1951, dans la dénomination de l’U.S.A.L., le mot «Colonies» est remplacé par «Union française». Des délégués régionaux sont désignés: pour Metz, Marseille, Bordeaux, l'Algérie, le Maroc, la Belgique et la Suisse. Le siège de l'Union est transféré au 44 rue de Rennes, dans les locaux de l'immeuble attribués à l'amicale parisienne «La Légion».

Après la mort du général Azan, certaines sociétés affiliées acceptent les EVDG, ce que refuse la Fédération du Maroc, qui quitte alors l’U.S.A.L., entraînant à sa suite la plupart des sociétés du Maroc.


Ce n'est qu'en 1953, après de longues négociations, que prend fin le conflit des EVDG qui sont désormais admis à l’USAL sans discrimination. Les dissidents du Maroc regagnent l’U.S.A.L. Le colonel Gaultier a tente, en 1954, de faire adhérer à l’USAL l'association de Nazare Aga mais celui-ci refuse; il accepte toutefois d’être nommé personnellement président d’honneur de l’USAL.


A Sidi-Bel-Abbès, l’ancien maire, M. Bellat, a fait don à l’amicale de cette ville d’un terrain sur lequel le président Joly entreprend la construction d’une nouvelle «Maison des Anciens Légionnaires». Des difficultés surgissent pour régulariser cette donation; nous reviendrons sur ce sujet.


En 1955 le président de l'amicale de Strasbourg, Bothéron commence la construction du Centre d’accueil de Strasbourg et Peretz lance le comité pour la Maison des anciens légionnaires de Paris (7).


L’U.S.A.L change de nom le 30 juin 1956 pour devenir Fédération des Sociétés d’Anciens Légionnaires, France, Union française et étranger le 30/6/56 (FSAL), voulant marquer ainsi sa représentativité universelle et sa prééminence sur tous les autres regroupements locaux. Son bureau s'installe au 6 rue Magellan, dans le 8e.
L'indépendance du Maroc entraîne la disparition progressive des amicales de ce pays, à l'exception notable de la Maison de Casablanca, qui devient «Maison des Anciens», n'étant plus réservée aux seuls légionnaires.


Le 2 janvier 1957 la fédération est reconnue d’utilité publique (J.O. du 10/1/57). Cette reconnaissance habilite son président à effectuer des opérations financières. C’est ainsi que le général Flipo se rend en Algérie à Sidi-Bel-Abbès pour accepter le don du terrain Bellat, ce qui avait été refusé à la société locale8. Il assiste en avril à l’inauguration de la Maison de retraite de Sidi-Bel-Abbès (dont la construction n'est pas encore achevée).

Il est aussi autorisé a contracter au nom de la F.S.A.L. un emprunt de 20 millions auprès de l’O.N.A.C. pour terminer cette maison. Enfin, différentes manifestations sont organisées à Sidi-Bel-Abbès comme à Paris pour recueillir des fonds pour cette maison.

Le général Flipo entre aussi au conseil d’administration de l’établissement d'Auriol et en devient le président. Le service social de Bel-Abbès accorde un prêt de 500 000 francs pour parer au plus pressé et la M.I.L.E (de La Balme-les-Grottes) aide la maison d’Auriol à retrouver son équilibre.

Deux quêtes nationales sont lancées par l'AGALE et la fédération pour financer le projet de création de la Maison des anciens légionnaires de Paris. Un gala cinématographique a lieu lors de la promotion du film Marche ou Crève en 1962.

Sous l'impulsion de Jules Peretz la fédération achète un immeuble à Paris pour en faire la Maison des anciens légionnaires et contracte un emprunt de 10 millions pour l’aménager. Cette maison est officiellement inaugurée le 25 mai 1960 par le ministre des Anciens combattants M. Triboulet, mais les travaux d'aménagement ne seront achevés qu'en 1962.

  

La fédération accorde un soutien financier à la Maison de Casablanca en difficulté. En 1960, elle fait entrer les directeurs des maisons d’Auriol, Strasbourg, La Balme, Casablanca et Paris au conseil d'administration de la fédération. Le général Flipo est autorisé à acheter le Château de La Balme avec les fonds fournis par la M.I.L.E., frais de mutation allégés. La FSALE en devient le propriétaire officiel. (9)


En 1960 la Fédération des sociétés d'anciens légionnaires change de dénomination pour devenir F.S.A.L.E. (Fédération des sociétés d’anciens de la Légion étrangère). Elle désigne aussi 7 délégués régionaux pour représenter le président fédéral.

14 - Les amicales et la fédération de 1962 à 1990

L'indépendance de l'Algérie en 1962 bouleverse sensiblement le nombre des amicales et devient une source importante de préoccupation. En effet, les amicales de ce pays sont dispersées dans un premier temps 10puis finissent par disparaître purement et simplement, tandis qu'en France métropolitaine les anciens constituent de nouvelles amicales.

La Fédération s'efforce d'appuyer dans la mesure de ses moyens l'action du général Penette en vue de l'édification du mémorial de Camerone au Mexique et participe à la préparation des cérémonies du centenaire de ce combat en 1963.

En 1965 la Fédération participe à l'organisation des manifestations du cinquantième anniversaire des combats de Champagne de 1915, qui se déroulent autour de Reims où elle organise son assemblée générale annuelle, permettant ainsi aux délégations des amicales d'assister aux cérémonies qui revêtent cette année une ampleur particulière.

Le général Louis Gaultier succède au général Flipo à la tête de la Fédération le 16 décembre 1966. Il a servi 28 ans à la Légion étrangère et fut l'initiateur du Fonds central des œuvres légionnaires, qui sera peu après transformé en Service du moral et des œuvres de la Légion étrangère, le fameux SMOLE, cher aux anciens légionnaires. Pendant près de trois ans il va se dépenser sans compter pour organiser et développer la Fédération et essayer de limiter les problèmes qui apparaissent entre certaines amicales, liés la personnalité affirmée de leurs dirigeants.

En 1968 les événements intérieurs qui troublent la France ainsi que la mort du président local obligent le président fédéral à annuler le 11e congrès qui aurait dû se tenir à Nantes.

Le général Gaultier rencontrant de graves problèmes de santé démissionne en 1969 et le général Flipo accepte de reprendre la présidence jusqu'à l'arrivée du général Spitzer en 1973.


En 1975 un attentat à l'explosif endommage gravement l'immeuble de la Fédération, rue Mouzaïa dans la nuit du 12 au 13 septembre. Heureusement aucun pensionnaire n'était présent11, il n'y a donc eu que des dégâts matériels. Les pensionnaires sont relogés provisoirement au Fort de Nogent.

La Fédération s'installe, quant à elle, dans un bureau de l'hôtel des Invalides en attendant que le général Spitzer, président de la fédération ne trouve un local plus approprié. Il fait adopter par le conseil d'administration la décision de vendre l'immeuble endommagé et d'acquérir de nouveaux locaux au 15 rue de La Motte Picquet où elle se trouve encore aujourd'hui.


Le général Jean Nouguès succède au général Spitzer le 28 octobre 1978. Mais son état de santé limitera vite ses possibilités et ne lui permettra pas de mettre en œuvre les idées intéressantes qu'il avait émises, en particulier la création de comités d'étude.

 

Le général Compagnon est élu président de la fédération le 15 novembre 1980. Sa présidence est en particulier marquée par l'obtention de la carte de résident pour les anciens légionnaires retirés en France(12) et par son souci d'améliorer les relations entre les amicales et la Légion d'active. En 1981 la fédération participe à la commémoration du cent-cinquantième anniversaire de la création de la Légion. Cette commémoration devait être marquée aussi par la réalisation d'un timbre-poste mais celui-ci ne verra le jour qu'en 1984 bien que la demande en ai été initiée par son prédécesseur dès 1979.

En 1985 la fédération participe de nouveau à une importante cérémonie pour la commémoration des combats de Champagne de 1915.


15 - Les amicales et la fédération à partir de 1990

Après la chute du mur de Berlin, on observe progressivement le redéploiement13 des amicales en Allemagne et les tentatives de création d'amicales dans les pays d'Europe orientale; ces dernières ne sont pas toujours couronnées de succès il est vrai. En effet, certains pays interdisent à leurs ressortissants de servir dans des armées étrangères et lorsque des anciens légionnaires rentrent dans leur pays natal, ils doivent souvent affronter des procédures à leur encontre, voire des condamnations.(14)

Le général Jean-Claude Coullon lui succède le 11 mai 1991, et est confirmé dans ses fonctions par l'assemblée générale du 17 novembre. En 1995 le congrès de Fréjus correspond aussi à l'inauguration du mémorial de Fréjus dédiés aux combattants d'Indochine. A cette occasion le président prononce une allocution dans laquelle il appelle de ses vœux une cérémonie annuelle du souvenir dédiés aux combattants d'Indochine.

 

Les faits marquant de la présidence du général Coullon sont::

- En 1996 la création d'un «Comité de la Mémoire» qui sera placé sous la direction du général (c.r.) Colcomb

- De 1997 à 1999 la fédération lance l'idée de faire bénéficier tout légionnaire étranger blessé en service commandé de la nationalité française. Cette action provoque un débat national sur le sujet et abouti à l'adoption en décembre 1999 du texte de loi «Français par le sang versé»(15)

- En 2000 le lancement de la demande du droit d'ester en justice pour la fédération à l'encontre de personne ou organisme attaquant les anciens de la Légion étrangère (au même titre que la LICRA peut le faire à l'encontre de tout individu ou organisme manifestant des propos raciste). Cette demande n'a pas encore abouti mais la fédération persévère dans son action.

- L'année 2001 est aussi marquée, dans le domaine de la communication, par l'ouverture du site internet de la fédération, dont nous verrons plus loin le détail.

Le 1/7/2001, le général Coullon fait élire le général Rideau à sa succession à la tête de la fédération. L'année marque aussi l'ouverture du site internet de la fédération dont nous reparlerons plus loin.


Chapitre 2

L'évolution de la répartition géographique des amicales

Dans le chapitre précédant nous avions articulé en 4 périodes le développement des amicales; il est intéressant maintenant d'en étudier l'évolution géographique.
Cette évolution bien sûr porte la marque des deux conflits mondiaux, mais aussi celle des bouleversements liés à l'indépendance des pays d'outre-mer et aussi à la chute de l'emprise communiste sur l'Europe orientale; ces bouleversements influent sur la localisation de ses sources de recrutement de la Légion, et, par contre-coup, modifie, avec un certain décalage il est vrai, la localisation des amicales.

21 - Les amicales en France métropolitaine

211- Les amicales en Région parisienne
La région parisienne est caractérisée par deux types d'amicales, nous parlerons d'amicales verticales et d'amicales horizontales:
â– Au premier type peuvent ainsi se rattacher «La Légion», A.M.A.L.E.P (devenue aujourd'hui AALEP), et toutes les amicales départementales.
â– Au second type peuvent se rattacher trois sous-ensembles particuliers:
les amicales regroupant les anciens ayant fait partie de régiments spécialisés (cavaliersdes REC ou paras des BEP et des REP, il y a même eu, de 1954 à 1956, une amicale des anciens de la Musique);
les amicales liées à un régiment particulier, du fait de son recrutement ou des événementsvécus (R.M.L.E. 14/18, R.M.L.E. 39/45, anciens du 3e REI, anciens des 11e et 12e R.E.I., des 21e, 22e et 23e R.M.V.E.),


les amicales que l'on pourrait dénommer catégorielles, une des plus connue étantl'Amicale des anciens officiers engagés volontaires dans l'Armée française à titre étranger, mais il y a eu aussi une amicale des anciens sous-officiers, et maintenant une amicale des anciens légionnaires chinois, bien que la revendication du pays d'origine ne figure pas dans la dénomination de l'amicale.


Une caractéristique des associations du deuxième type est souvent de recruter dans toute la France et dans le monde entier.


On pourrait aussi imaginer des amicales d'anciens légionnaires qui seraient regroupés en fonction de la spécificité de leur métier civil. Nous verrons plus loin, lorsque nous aborderons le cas particulier des Etats-Unis d'Amérique et du Canada, l'apparition d'une amicale liée à l'utilisation du réseau internet. Celle-ci recrute bien sûr dans le monde entier. Mais ce concept semble particulièrement adapté aux immenses pays ayant leurs adhérents disséminés les uns des autres à des milliers de kilomètres: cas des U.S.A., du Canada, de l'Australie aujourd'hui, demain, peut-être, de la Chine ou de la Russie...


Il est à noter que les amicales liées à un régiment constitué pour répondre aux besoins spécifiques d' une époque donnée et aujourd'hui dissous, sont plus ou moins rapidement exposées au vieillissement et à la diminution de leurs effectifs. De même que l'éloignement des grands conflits qui ont provoqué le gonflement des effectifs de la Légion étrangère (les deux guerres mondiales, la guerre d'Indochine, la guerre d'Algérie) laisse prévoir une rapide déflation des effectifs de toutes les amicales, qui ne pourra être compensé que par le regroupement de certaines d'entre elles, comme cela a d'ailleurs été le cas en région parisienne.


En 2002, 16 amicales avaient encore leur siège en région parisienne; beaucoup d'entre elles ont un recrutement national, du fait de leur spécificité:


-AMALEPLa Légion,Association mutuelle des anciens de la Légion étrangère de Paris/ Paris 07 [d]
-AALPAmicale des anciens légionnaires parachutistes /Paris 05 [n]
-AOTEAssociation des officiers anciens combattants de l'Armée française à titre étranger /Paris 07 [n]
-AACEVAssociation des anciens combattants engagés volontaires étrangers dans l'Armée française /Paris 07 [n]
-AA 21e La Tramontane, association des anciens du 21e RMVE/Paris 19 [n]
-AA 22e Association des anciens du 22e RMVE/Paris 19 [n]
-AA 23e Association des anciens du 23e RMVE/Paris 04 [n]
-AALE 77Amicale des anciens de la Légion étrangère de Seine-et-Marne / Mouroux [l]
-Association des Amis et anciens de la L.E. de la région mantaise / Mantes-la-Jolie. [ll]
-Association des anciens de la L.E. de Poissy / Poissy [l]
-ARALEAmicale rambolitaine des anciens de la Légion étrangère / Rambouillet [I]
-AALE 93Amicale des anciens de la Légion étrangère de Seine-Saint-Denis / Rosny [d]
-AALEAALE «Yu-Sang-Ming»Pantin [anciens légionnaires chinois ]
-AALE Association des anciens de la Légion étrangère de Jointville-le-Pont / Jointville [l]
-AALE 94Association des anciens de la Légion étrangère du Val de Marne/ section de Créteil / Créteil [l]
-AALE 95Association des anciens de la Légion étrangère du Val-d'Oise / Montsoult [d]
Recrutement : [n] = national; [d] = départemental; [l] = Local


212 - Les amicales de l'Est de la France

â–  Une des toutes premières amicale des l'Est de la France fut celle de Mulhouse. Mais lorsqu'elle fut créée, Mulhouse se trouvait alors en territoire annexé à l'Allemagne depuis la fin de la guerre de 1870.


En 1907, alors que l'Alsace est sous la domination allemande depuis l'issue catastrophique de la guerre de 1870, les anciens et amis de la Légion étrangère française de Mulhouse décident de braver l'occupant en créant une amicale le 8 août: elle portera un nom alsacien Verein ehem Fremdenlegionare16. Le président-fondateur est Kindelbarger. Il dépose les statuts de son amicale au Tribunal cantonal de Mulhouse, où l'amicale est enregistrée au registre des associations, volume 9 F 833.


En 1910, cette amicale se dote d'un drapeau, et comme elle ne peut pas avoir un drapeau tricolore réglementaire, celui-ci sera blanc et rouge d'un côté et bleu de l'autre, ce qui fait quand même bleu-blanc-rouge!


Furieuses d'avoir été bernées, les autorités allemandes emprisonnent le président de l'époque, Lang, qui récolte 3 ans! Pour se voir restituer son drapeau, il devra en masquer le côté bleu par un cache de tissu vert maintenu par des boutons-pressions.
 

 

Lorsque l'amicale des anciens légionnaires de Lausanne, nouvellement créée en Suisse, décide d'inviter les amicales voisines pour son assemblée générale de 1914 à Neuchâtel, Mulhouse demande à être de la partie, ce que Jules Dally, président de l'amicale de Lausanne et les amicales suisses, conscientes des malheurs des Alsaciens, accordent avec grand plaisir. L'amicale de Mulhouse se rend donc en Suisse.

 

Le premier geste de la délégation est d'arracher le voile vert de son drapeau dès qu'elle met le pied sur le sol helvétique, on s'en serait douté! Au cours des différents discours prononcés ce-jour là, le président Ch. Lang fait état de son emprisonnement et de l'obligation qui lui avait été faite de masquer la face bleue de son drapeau, pour que celui-ci lui soit rendu. Il devra remettre le voile vert pour le retour en Alsace.


Aujourd'hui, bien que les couleurs en soient un peu défraîchies (on peut toujours voir les boutons-pressions du côté bleu) ce vieux drapeau, chargé d'un lourd symbole, repose dans la petite chapelle de l'Institution des invalides entouré des anciens drapeaux d'autres amicales ou des amicales disparues. Depuis 1967 l'Institution a reçu en effet la charge de ce précieux dépôt.


â–  Dans l'Est de la France Belfort fut la première amicale (1901) et la 2e en France métropolitaine, peu après l'amicale de Maurer, «La Légion» à Paris. Elle fut suivie de peu par Reims (1907), Troyes et St-Dié (1908) et Nancy (1911). Les «marches de l'Est» sont, comme on le voit, une région fertile en amicales d'anciens légionnaires. C'est aussi à Belfort que s'est réuni le congrès de 1910 qui donna naissance à la première forme de fédération, l'U.S.A.L.


â–  Quelques amicales furent créées entre les deux guerres: Strasbourg (1920), Metz (1925), Longwy (1939), mais l'invasion de 1940 devait les faire disparaître.
â–  Après la seconde guerre mondiale, ces amicales refirent surface et bien d'autres furent alors créées, en particulier dans les régions frontalières: Montbéliard (1946), Colmar (1943), Epinal (1951) Hagondange (1952), Rombas et Hayange (1953), Forbach et St-Louis (1956).


â–  Une autre série d'amicales fut crées après la fin de la guerre d'Algérie: Verdun et Thionville (1965), Saverne (1987)


213 - Les amicales de l'Ouest et du Sud-Ouest de la France

La première amicale du Sud-Ouest fut créée à Bordeaux en 1931, mais ce n'est qu'après la seconde guerre mondiale que s'y multiplièrent les amicales, soit créations entièrement nouvelles et indépendantes, soit d'abord comme sections rattachées à Bordeaux qui se libérèrent peu à peu de sa tutelle: Marmande (1952), Périgueux, Pau (1963), Agen (1965).


De temps à autre des regroupements régionaux organisés à l'initiative des présidents locaux ou du délégué fédéral donnent lieu à des manifestions de plus grande ampleur et permettent aux membres des amicales de se retrouver et confronter leurs expériences, comme en 1998 à Parentis, en 1999 à Bordeaux, en 2001 à Pau, en 2002 à Agen, en 2003 à Tarbes. 214 - Les amicales du Sud de la France


â–  Les plus anciennes sociétés de la région furent celles de Marseille (1909)
D'abord la Société de secours mutuels «La Légion étrangère de Marseille et Provence»


En 1909 quelques anciens légionnaires habitant Marseille se regroupèrent en une amicale et fondèrent la Société «La Légion étrangère» (17) Cette amicale devait par la suite se transformer en «Société de secours mutuels» .

Les statuts furent déposés à la Préfecture et adressés au Ministère du Travail et de la Prévoyance sociale.(18)
A la déclaration de guerre de 1914, les sociétaires furent mobilisés ou s'engagèrent. Seul, le porte-drapeau, trop âgé resta et se chargea de la garde du drapeau(19), des archives et de la caisse.

Pendant la guerre, il fut question de dissoudre la société, mais l'action de deux anciens, Tracol et Gillmet, empêcha cette dissolution.
En 1919, la société pu reprendre son activité, les statuts furent à nouveau modifiés. Il fut décidé entre temps de créer une caisse spéciale destinée à venir en aide aux anciens légionnaires non adhérents mais dignes d'intérêt. A la veille de la seconde guerre mondiale la situation était la suivante:


- conditions d'admission:
avoir servi à la Légion étrangère au moins 1 ans; cependant les EVDG sont admis s'ilsont au moins 5 ans de services, à condition d'être réformés pour faits de guerre, médaillés miliaires, croix de guerre, combattant volontaire.
habiter la région provençale
avoir un certificat de bonne conduite et l'autorisation de résider en France;
les épouses et veuves de sociétaires sont également admises.
- obligations des sociétaires: règlement d'une cotisation annuelle versée à la caisse mutualiste, augmentée des frais de gestions, d'enterrements et de cimetière.

Comme dans toutes les sociétés de secours mutuels, il y a quelques membres bienfaiteurs, parmi lesquels quelques non-légionnaires
- obligation de la société
réduction du tarif médical et des médicaments dans certaines pharmacies;
indemnité journalière de maladie
visites à domicile et dans les hôpitaux
secours en cas d'opération chirurgicale
secours en espèces ou en nature décidés par le conseil de gestion
allocation décès
allocation à chaque naissance dans un foyer légionnaire d'un livret de caisse d'épargne au nom de l'enfant
prêts d'honneur jusqu'à un certain montant.


L'amicale s'occupe du placement des anciens légionnaire, de la régularisation de situation des étrangers (naturalisation, rectification d'état-civil, dossiers de pension, de réforme, décoration).


Ces avantages, sont en principe, réservés aux seul sociétaires mais l'amicale s'occupe aussi de tous les légionnaires récemment libérés.En 1939 l'effectif de la société dépassait légèrement 200.


Dès le début de la guerre de 1939 de nouveaux problèmes se posent :
- Internement dans les camps des anciens légionnaires de nationalité allemande. La société dût intervenir auprès du directeur du Camp des Milles, près d'Aix. Des mesures furent prises entre le commandant du Camp et le commandant du Dépôt de Marseille et fin septembre 1939 il ne restait plus que 2 anciens légionnaires au Camp dont la situation fut régularisée peu après.


- Les étrangers pouvaient obtenir leur naturalisation en s'engageant dans un régiment régulier et la société fit de nombreuses démarches en ce sens auprès des pouvoirs publics


- Travail et placement: le marché du travail ayant tendance à refuser les étrangers, la société dût intervenir dans de nombreux cas


- Avoirs des Allemands; alors que les finances continuaient à servir les pensions des anciens légionnaires de nationalité allemande, la Justice bloquait leurs avoirs déposés en banque ou à la caisse d'épargne. Là aussi de nombreuses interventions.


Tout de suite des initiatives furent prises pour répondre aux besoins:
- colis au soldats pour Noël 1939; des secours pour les plus besogneux. Le 1er REI, le 6e REI, la maison de retraite ne furent pas oubliés dans la distribution.
- La société ayant à sa disposition la Maison du Colonial y créa un centre d'accueil pour tous les légionnaires de passage à Marseille, où il trouvaient salles de correspondance, de lecture et de jeux.


- Comité d'hébergement des permissionnaires pour permettre aux légionnaires sans famille de bénéficier de leur permissions de détente ailleurs que dans des centres militaires.


- Recueil de livres ou de brochure pour les légionnaires d'active expédiés dans les régiments.


- Colis et correspondances avec quelques légionnaires prisonniers20.

- Au retour du 6e REI de Syrie, visite des blessés dans les hôpitaux militaires (Action particulièrement efficace de Mme Muller)


Cependant, à partir de novembre 1942, les relations furent interrompues entre l'association et le dépôt du Fort St-Jean et la maison du Colonial fut fermée. Une permanence fût cependant assurée dans un bar-tabac, rue Colbert.


â–  Depuis la fin de la seconde guerre mondiale et, plus précisément, depuis la fin de la guerre d'Indochine, les amicales se multiplient: Montpellier (1953), Nice(1954), Nîmes, Alès et Aix (1955), Carcassonne, Béziers et Orange (1956), Perpignan, Toulon et Hyères (1957), La Ciotat (1958).


â–  Une seconde série d'amicales suivra plus ou moins les implantations des régiments étrangers repliés sur la métropole: St-Raphaël (1963), Forcalquier (1965), Aubagne (1966), Puyloubier, puis les toute dernières implantations des régiments légionnaires de Génie: Laudun (2002) et St-Christol (2003).


215- Les amicales de Corse

L'Association des anciens légionnaires de Corse a été créée le 6 avril 1964. Elle comprenait alors cinq sections: Ajaccio, Bastia, Bonifacio, Calvi et Corte21. Au fil du temps, compte tenu des événements qui ont affecté la vie de la Légion en Corse, les différentes sections se sont mises en sommeil, et l'Association des anciens légionnaires de Corse peut être aujourd'hui considérée comme dissoute de facto, bien qu'il n'existe aucune trace officielle de sa disparition. La garde de son drapeau a été confiée à l'amicale de Calvi.


En 1985 a été créée l'Amicale des anciens de la Légion étrangère de Bonifacio.

 
En 1992 est créée à Calvi l'«Amicale des Anciens légionnaires parachutistes de Balagne», devenue en 1993 l' «Amicale des anciens légionnaires et parachutistes de Corse» puis en 2001 l' «Amicale des anciens légionnaires parachutistes de Corse, affiliée à l'Amicale [nationale] des anciens légionnaires parachutistes.


En 1995 a été créée l'«Association des Anciens de la Légion étrangère de Corte-Bastia.Il existe donc aujourd'hui trois associations en Corse:


- celle de Calvi, la plus nombreuse (70 membres) et la plus active, qui bénéficie du soutien constant du 2e REP et, sous l'influence de son dynamique président, Egon Heer, joue un rôle fédérateur auprès des amicales sœurs de Corse.


- à Corte, l'amicale comprend 17 membres. Sous la présidence avisée de Daniel Nisali, elle perpétue le souvenir de la présence légionnaire dans la région.
- l'amicale de Bonifacio regroupe moins d'une dizaine de membres, malgré le dévouement de son président Pierre Naldi.


22- Les amicales de la France d'outre-mer

221- L'amicale d'Indochine

En dehors du territoire métropolitain, c'est au Tonkin qu'apparaît en 1909 la première amicale d'anciens légionnaires. Elle semble avoir été très active et a même été une des toute premières à publier localement un bulletin22. Ses activités ont fait également l'objet de plusieurs publications dans la revue «La Légion étrangère», avant la Seconde guerre mondiale.

222- Les amicales en Afrique du nord(23)
Tunisie
Il est à noter que c'est à Tunis que naît, en 1911, la première amicale d'Afrique du Nord, sous l'impulsion d'un ancien légionnaire qui termina sa carrière militaire comme sergent fourrier mais devint par la suite avocat au barreau de Tunis, Me J.N. GUNG'L, à qui on doit également de remarquables plaidoiries en faveur de légionnaires. Algérie
C'est seulement en 1913 que naît à Saïda la première amicale d'Algérie, suivie par celle d'Alger l'année suivante et seulement en 1924 celle d'Oran. Il faudra attendre 1930 pour voir naître celle de Sidi-Bel-Abbès (!) et de Colomb-Béchar et les années 1960-61 pour voir les premières amicales de l'Est algérien (Philippeville, Touggourt, Hassi-Messaoud).
Maroc
La première amicale à s'implanter au Maroc est en fait une ramification de l'Amicale d'Oran: l'Amicale des anciens de la Légion étrangère du département d'Oran et du Maroc, fondée le 14 septembre 1924.C'est en 1930 aussi qu'apparaissent les premières amicales marocaines à part entière: Marrakech, Casablanca, Rabat. Une fédération marocaine sera créée en 1936 pour réunir les différentes «sections»; elle fera même dissidence un moment par suite à un différent avec l'Union.

23 - Les vieilles amicales d'Europe

231 - Les amicales de Suisse
C'est en Suisse (excepté le cas particulier déjà cité précédemment de Mulhouse, situé alors dans l'Alsace occupée par l'Allemagne) que sont apparues les premières amicales d'anciens légionnaires à l'étranger.
Mais le cas des amicales suisses ne manque pas de singularité.
En effet, d'une part, en vertus d'accords diplomatiques appelés capitulations militaires, passés entre leurs cantons d'origine et la monarchie française, les Suisses ont fourni à la France depuis Louis XI, en 1477, un fort contingent de soldats et se sont constitués ainsi une solide tradition du service de la France. Mais d'autre part, la législation fédérale, soucieuse de neutralité, condamnait encore à la fin du XXe siècle les ressortissants du pays qui avaient servi à la Légion étrangère sans avoir accompli de service militaire en Suisse.
Ce n'est que assez récemment que ce genre de situation a évolué, sans doute sous l'influence de l'exemple de la participation d'états européens voisins à des missions effectuées dans le cadre de l'ONU.

â–  Les premières amicales suisses, et même une sorte de fédération suisse, ont vu le jour dès 1913: L'union (ou l'association) amicale des anciens légionnaires suisses est en quelque sorte une fédération nationale des amicales suisses dont les sections sont situées à Bienne, Neuchâtel, Bâle et dont le président central est Cossandier. A cette époque est aussi créée l'association des «Volontaires suisses au service de la France» à Lausanne par le président Jules Dolly et qui rejoint l'union.
Un congrès réunit les sections suisses à Neuchâtel en 1914.
A la fin de la Première guerre mondiale, Lucy Junod, dont le frère est mort au champ d'honneur à la Légion comme capitaine, crée à Genève la «Société Capitaine Junod» pour subvenir aux besoins des anciens légionnaires retirés en Suisse.
Une section de l'union a été créée à Genève en 1918 sous la présidence de Julmy et reçoit son drapeau des mains du général Foch(24).

â–  Cependant, la première guerre mondiale ayant vu la quasi mise en sommeil des associations françaises, ainsi que la disparition de la première Fédération française25. Pendant la guerre, on n'entend plus guère parler des amicales en France comme en Suisse, semble-t-il. Ce n'est que vers 1931 que les contacts seront renoués.26 Entre temps une amicale a vu le jour à La Chaux de Fonds en 1939
â–  Depuis la fin de la Seconde guerre mondialeAprès la Seconde Guerre mondiale les amicales suisses prospèrent, mais il est parfois difficile aux légionnaires d'origine suisse de rejoindre une amicale, en particulier lorsqu'ils n'ont pas fait leur service militaire dans leur pays.Parmi les faits importants, rappelons: - En 1964 l'Amicale de Genève change d'appellation pour prendre la dénomination actuelle;- L'Amicale des Anciens Légionnaires - Vaud-Valais-Fribourg est créée en 1983. Son Président est Frédéric Bachmann;- L'Amicale des Anciens et Amis de la Légion étrangère - Suisse alémanique et Tessin est créée à Zürich le 2 février 1993 par Hans Elbling; son drapeau lui est remis à Zürich le 1993 par le général Coullon le 13 novembre 1993 à l'occasion du 75e anniversaire de l'armistice du 11 novembre 1918;- L'érection d'une stèle au Pas de Morgins (Valais) à la frontière franco-suisse en octobre 1993;- L'Amicale des anciens légionnaires de Genève fête son 80e anniversaire en 1998.
â–  C'est aussi en Suisse que prend corps en 2002 l'idée de jumeler des anciens des maisons de retraite (Auriol ou Puyloubier) avec une amicale. Cette idée, dûe au représentant fédéral pour la Suisse, Frédéric Bachmann et au directeur de la Maison du Légionnaire d'Auriol, le commandant Christian Morisot, vise a sortir de leur isolement les pensionnaires qui n'ont plus de famille en entretenant de temps en temps une correspondance, ou en lui faisant une visite.

232 - Les amicales du Luxembourg
Les premières amicales d'anciens légionnaires font leur apparition au Luxembourg à la fin de la première guerre mondiale. Ce sont deux associations bien distinctes:
- L'Amicale des anciens légionnaires de métier;
- L'Amicale des volontaires luxembourgeois ayant servi dans la Légion étrangère pour la durée de la guerre;
En effet au lendemain de la Première guerre mondiale, au Luxembourg comme en France, les anciens restent très pointilleux sur leur appartenance: ils veulent maintenir le distinguo entre,d'une part, ceux qui s'étaient engagés bien avant la déclaration de guerre et pouvaient déjà se réclamer d'états de services couvrant un ou plusieurs contrats successifs, et d'autre part, ceux qui ne s'étaient engagés que pour la durée de la guerre. C'est ce qui explique l'existence de deux amicales différentes.
Après la Seconde guerre mondiale, Henri BODRY, qui avait servi à la Légion de 1920 à 1945, persuadé que l'union fait la force, milite pour la réunion des deux amicales. Mais, comme en France, l'idée met beaucoup de temps à faire son chemin d'un côté de la frontière comme de l'autre. Ce n'est qu'en 1959 qu'il parvient à son objectif en réunissant les deux amicales en une seule, l'Amicale des anciens légionnaires et volontaires luxembourgeois. A cette date, accompagné dans sa démarche par d'autres anciens, il dépose les statuts de cette association au greffe du tribunal d'arrondissement de Luxembourg, pour se conformer à la législation du pays. Ces statuts sont publiés au Mémorial27 le 14 octobre 1959.
Cette amicale publie un bulletin «Le petit képi».

233 - Les amicales d'Autriche
La première amicale en Autriche a vu le jour en 1931. C'est le Groupement des anciens légionnaires d'Autriche / Section de Vienne; il envoit un représentant à Paris au congrès de 1931. L'Anchluss de 1938 a bien entendu causé sa disparition.
Après la seconde guerre mondiale, c'est seulement en février 1984 qu'une nouvelle association est créée, l'A.A.F.Ö.: L'Association des anciens légionnaires d'Autriche, Verinigung der ehemaligen Legionäre Frankreichs in Östereich28


234 - Les amicales de Belgique

â–  L'idée de créer une association regroupant les anciens légionnaires belges se fait jour après le franc succès du Pavillon du Maroc lors de l'Exposition de Gand de 1913, où sont présentés l'histoire du protectorat français et les produits du pays. M. Henri Keurels, fils du rédacteur en chef de deux journaux de la ville écrit dans «La Flandre libérale» et d'autres journaux des articles intéressants sur le Maroc et la Légion étrangère. Gantois lui-même, M. Keurels est employé spécial de police à Gand et ancien sous-officier du 1er Régiment d'infanterie de cette ville, mais aussi ancien légionnaire titulaire de la médaille commémorative du Maroc avec les agrafes Oudjda et Haut-Guir. Il se propose d'aider les anciens légionnaires de Belgique. Son initiative est saluée par la revue française La Légion étrangère de décembre 1913 qui lui souhaite de pourvoir fonder une association d'anciens.
â–  Cependant l'éclatement de la Première guerre mondiale en décidera autrement et ne permettra pas de concrétiser immédiatement ces bonnes dispositions. Mais l'idée fera son chemin. Finalement ce n'est qu'en 1934 que la première amicale d'anciens de la Légion étrangère française fait son apparition en Belgique. Elle porte le nom de «La Légion d'Afrique».Son président est...Elle est déclarée officiellement en 1934.
â–  Cette association est remplacée en 1936 par la «Fraternelle29 belge des anciens légionnaires français30» qui est alors organisée en 3 sections31. Elle a un «président national», Marcel Hansenne (fondateur de l'association) et est inscrite au Moniteur belge du 13/6/1936. Elle a son siège à Bruxelles.Des «groupements» régionaux , qui ont chacun leur président, sont créés:- Anvers, président...- Bruxelles, président...- Liège, président...
Le 8 mai 1938, le général Rollet remet à l'association son premier drapeau. Le fond du drapeau est aux couleurs du drapeau français, traversé en diagonale par les trois couleurs belges.
Lors d'une cérémonie, le 8/5/1938, Madame Maxime Gaston, femme du vice-président (?), est nommée par le général Rollet «cantinière des anciens légionnaires français de Belgique»
Comme leurs homologues françaises, ces amicales sont pratiquement «mises en sommeil» du fait de l'occupation allemande.

â–  Après la seconde guerre mondiale, la Fraternelle est reconstituée en 1945 et demande son affiliation à la F.S.A.L.Elle crée une distinction honorifique «La croix d'honneur de reconnaissance légionnaire»32, qui sera complétée, neuf ans plus tard, par un second grade, la «rosette», valant promotion au grade supérieur de mérite33. Parmi les premiers bénéficiaires de cette distinction se trouve le Musée du souvenir de la Légion étrangère de Sidi-Bel-Abbès.Un uniforme de légionnaire est remis le 28/4/1948 au premier bourgeois de Bruxelles (le Manneken Pis) en présence du bourgmestre de Bruxelles et d'autorités civiles et militaires belges et françaises. â–  Création du groupement de Charleroi en 1959; il est dissous en 1969. Un groupement de Namur-Charleroi voit le jour en 2002.
â–  25e anniversaire
Le 25e anniversaire de la fondation de la Fraternelle est célébré avec éclat à Bruxelles le 11/6/1961. A cette occasion le général Van Hecke34 remet à son président, Maxime Gaston, le nouveau drapeau de l'association.
â–  Situation de la Fraternelle en 196535
Affiliée à la FSALE et à l'UFAC36 en Belgique, représentée à la Commission pour la Belgique de l'Office national français des anciens combattants et victimes de guerre, agréée au sein de l'Union combattante France-Belgique. Siège social 33 rue Ste-Catherine, Bruxelles-1Président d'honneur: général Flipo (pdt fédéral FSALE) et général Van HeckePrésident fédéral honoraire: M. Maxime GastonPrésident fédéral en exercice: M. Emile PireElle comprend alors 4 groupements régionaux à:- Anvers (Hôtel Monico Gare, pl Reine Astrid). Pdt: Lucien Dirkx- Liège: (31 bd de la Sauvanière). Pdt Jean Janssens- Charleroi (Maison du soldat, boulevard de l'Yser) Pdt Jean Sahroui- Bruxelles (Café «Le Bully», 33, pl Ste Catherine) Pdt Paul WirthL'assemblée générale statutaire de 1965 confirme donc le caractère de «fédération belge» de la Fraternelle, qui tout en étant rattachée à la F.S.A.L.E., a bien son propre président fédéral.
â–  Création du groupement du Hainaut, 1985
Le groupement du Hainaut est créé le 29/6/1985; président Wilhelm Wilke; siège Mouscron.

â–  Jubilé, 1986
Le jubilé est célébré avec éclat à Bruxelles en 1986 en présence de nombreuses autorités militaires et civiles belges et françaises. Un numéro spécial de «La Guitoune» est édité et vendu au profit du centre Camerone de Strasbourg, en faveur duquel le général Compagnon avait fait appel à la générosité de tous.
â–  Situation de la Fraternelle en 199037
La Fraternelle comporte maintenant 5 «groupements régionaux»:- Anvers- Bruxelles (qui publie un bulletin depuis 1980: «La Guitoune» qui remplace «Legio patria nostra»)- Deux Flandres (région de Bruges)- Hainaut- Liège (qui publie un bulletin régional, depuis 1980: «Legio Patria Nostra»)
â–  Soixantième anniversaire, 1996
Un grand rassemblement national a lieu en 1996 pour commémorer le 60e anniversaire de la création de la Fraternelle.
â–  Dissidence,
2002Marcel Leclerc fonde le groupement régional de l'amicale de la Légion étrangère française en Belgique Charleroi-Namur (GRALEF). Cette association fait sécession avec la Fraternelle le 2/3/2002 suite à un conflit de personnes.

235 - Les amicales de Tchécoslovaquie

â–  La première amicale tchèque fut fondée à Prague en 1935. Elle a pour président Lang et pour vice-président Joseph Bohac. Elle prend pour dénomination: «Association des anciens de la Légion étrangère et de leurs amis en Tchécoslovaquie»38Cette amicale organise avec beaucoup d'éclat une «fête de l'armistice», le 9 novembre 1935 dans les salles de la Ceskà akademiskà beseda, où le «gratin» de la société praguoise se fait représenter.L'amicale disparaît en 1939 à l'invasion allemande.
â–  L'amicale renaît en 1946, sous l'impulsion du général Flipo39, alors attaché militaire français auprès de l'ambassade de France.L'amicale disparaît une nouvelle fois le de la prise de pouvoir des communistes («Coup de Prague» de février 1948). L'intervention militaire soviétique de 1968 ne devait pas améliorer les choses.
â–  De nos jours, malgré la chute du mur de Berlin en 1990 et malgré l'exemple de la Hongrie où a pu se reconstituer une amicale, la législation tchèque ne permet toujours pas la renaissance d'une amicale: en effet «tout ressortissant de la République tchèque qui s'engage dans une armée de pouvoir étranger ou dans une troupe armée étrangère est passible d'une réclusion de 3 à 8 ans». On peut toutefois espérer que cette disposition soit modifiée, tout comme l'a été la réglementation fédérale suisse et compte tenu de l'évolution de l'Union européenne et de l'engagement des armées sous la bannière de l'O.N.U.

236 - L'amicale de Pologne
La première amicale de Pologne a vu le jour à Lodz(40) en 1938.
Compte tenu de l'invasion allemande et russe, cette amicale n'a eu en fait qu'une existence très éphémère.
â–  Après la chute du mur de Berlin, alors que de nombreux Polonais se sont engagés dans la Légion étrangère, la législation actuelle ne permet toujours pas la création d'une amicale, car les ressortissants polonais sont toujours susceptibles de faire de la prison dans leur pays d'origine s'ils déclarent avoir servi à la Légion étrangère.Il est probable que la situation actuelle finira aussi par évoluer.

237 - Les amicales d'Allemagne(41)

L'Allemagne est le pays qui compte le plus d'amicales d'anciens légionnaires après la France. En effet, après la seconde guerre mondiale, beaucoup de jeunes Allemands sans travail se sont engagés dans la Légion qui en avait bien besoin pour arriver à augmenter ses effectifs engagés en Indochine. N'oublions pas qu'à cette période la Légion a compté jusqu'à 35 000 hommes.
Jusqu'en 1965, les amicales d'anciens légionnaires en Allemagne étaient principalement située dans le sud-ouest de l'Allemagne fédérale, correspondant au secteur français, en raison des avantages qui leur avaient été consentis par le général Kœnig. A partir de 1965, un certain nombre d'amicales se sont créées dans le reste de l'Allemagne fédérale. Ce sont souvent des anciens qui ont fait la guerre d'Algérie qui forment leurs effectifs. La réunification de l'Allemagne n'a cependant donné lieu qu'à la création d'une seule amicale en Allemagne orientale, à Dresde

.Situation particulière des amicales en Allemagne
Avant d’aller plus loin, il y a lieu de s’arrêter un peu sur la situation des amicales en Allemagne, car elle va absorber la principale activité du président Flipo. Depuis 1947, les amicales d’A. L. dans la zone française sont régies par une instruction du général Koenig qui donne à leurs membres d’énormes privilèges, dont le principal est d’avoir accès aux coopératives militaires. Les anciens légionnaires résidants en zone française adhèrent aux amicales qui deviennent alors riches et nombreuses. Mais il y a tout de même lieu de prévoir la fin du statut d’occupation. Les principales amicales vont se raccrocher à l’U.S.A.L. en 1955 pour parer à cette éventualité. Berlin qui continue à garder ses privilèges ne rejoindra la F.S.A.L. que plus tard.
On assiste alors à une activité désordonnée, où tous les responsables ont leur mot à dire et leurs projets concernant les associations d'anciens légionnaires: commandant en chef en Allemagne, inspection de la Légion, président de la F.S.A.L., présidents des amicales, services allemands, etc.. Ce sont ces derniers qui auront finalement raison et les amicales devront se plier à la loi allemande en ce qui concerne les associations et leur gestion, sauf Berlin qui continue à garder ses privilèges ne rejoindra la fédération que plus tard.
Les effectifs vont fondre et parfois se réduire au personnel employé dans les services français du lieu. Des tentatives pour les regrouper en unités régionales avec des filiales amènent des conflits, ces filiales prenant rapidement leur indépendance. Il faudra attendre les années 70 pour voir la situation se stabiliser puis s'amorcer un nouvel essor des amicales en R.F.A.
Le gouvernement allemand a d’ailleurs désigné M. Loeffler de l’association Caritas pour veiller au reclassement des anciens légionnaires et l’autorité de ce personnage a été très bénéfique.
Beaucoup d'amicales avaient été créées dans le secteur français sous l'occupation après la Seconde guerre mondiale. Depuis, leur statut a dû être réglementé; elles doivent être enregistrées auprès du tribunal cantonal (Amtsgericht) et figurer dans le registre des associations (das Vereinregister) du lieu de résidence (Sitz des Vereins), moyennant un droit d'enregistrement.

Comme le montrent les cartes figurant page 229 , les amicales allemandes furent d'abord cantonnées au secteur français jusque vers les années 1965, puis se répandirent sur tout le territoire occidental (c'est à dire les limites de l'ex-RFA); mais une seule apparut dans les provinces orientales après la chute du mur de Berlin en1990, celle de Dresde.

238 - L'amicale de Danemark
Une amicale a vu le jour en 1951 à Copenhague. Elle publiait même un bulletin (voir 5e partie), que dont correspondant local, Jan-René Westh a eu l'amabilité de nous envoyer la photocopie de couverture..Elle cesse de donner des signes d'existence après 1979, date d'une ultime relation dans Képi blanc.


24 - Les nouvelles amicales d'Europe

Aujourd'hui il n'y que 12 pays d'Europe à compter une amicale. Un certain nombres d'amicales ont disparu dans la tourmente de la seconde guerre mondiale, un très petit nombre seulement sont réapparues après.

241- Les amicales des Pays-Bas

â–  La première amicale d'anciens légionnaires des Pays-bas voit le jour à Kerkade en 1963. Elle disparaît quelques années plus tard.
â–  Le 19 décembre 1975 est créée la Nederlandse Vereniging van Oud-Legionnaires [Association néerlandaise des anciens légionnaires] «Capitaine Danjou» (N.V.O.L.) à Amsterdam (ou Eindhoven ?).Dès 1983 elle édite un bulletin le Journaal «En Avant» rédigé en néerlandais.

242 - L'amicale du Royaume-Uni

Jusque vers 1980, peu de sujets britanniques s'étaient engagés à la Légion étrangère. Et les candidats qui se présentaient n'avaient bien souvent, pour toute connaissance de la Légion que quelques réminiscences des scènes romantiques et vieillotes de l'un des films réalisés d'après le livre de Christopher Wren, Beau Geste.
Un téléfilm, produit par une chaîne britannique, «Les hommes sans nom» réalisé vers 1981, année qui marque aussi le 150e anniversaire de la création de la Légion étrangère, (et qui correspond aussi pour les Britanniques à la guerre des Malouines) fera beaucoup évoluer la situation chez nos voisins d'outre-Manche. Il est aussi vraisemblable que la réussite sociale de Simon Murray, riche homme d'affaire anglais de Hong-Kong, qui a servi 5 ans au 2e R.E.P. et qui rédige, 20 ans après avoir quitté la Légion, un livre de souvenirs (Legionnaire, my five years in the French foreign legion, Sidgwick, Londres, 1978) y soit aussi pour quelque chose.
La première amicale britannique voit le jour en 1969 grâce à l'initiative de John Yeowell.Elle est aujourd'hui toujours une des plus dynamiques amicales européennes, qui ne manque pas chaque année de commémorer Camerone par une cérémonie au pied de la satue du Maréchal Foch à Londres.

242b - L'amicale de Norvège
Il semble bien qu'une amicale ait eu une brève existence en Norvège en 1975 mais malheureusement nous ne disposons pas de documentation précise à ce sujet.

243) Les amicales d'Italie

L'admission des Italiens au service de la France date de l'ancien régime: ils sont 15 000 arbalétriers gênois dans l'armée française à la bataille de Crécy en 1346, pendant la guerre de cent ans. Rappelons aussi que le tambour Lai, l'un des rares rescapés de Camerone était d'origine sarde. Depuis la bataille de Magenta en 1859, de nombreux soldats français reposent sur le sol italien. En 1870, Giuseppe Garibaldi est venu combattre contre les Prussiens auxquels il a même pris un drapeau. Durant la Première guerre mondiale, le régiment garibaldien au sein duquel la famille Garibaldi, héritière de la tradition républicaine du héros de l'indépendance italienne, Giuseppe Garibaldi, paya un lourd tribut, était rattaché à la Légion étrangère42. La seconde guerre mondiale jalonna aussi la progression de l'armée française d'un grand nombre de tombes.
Pourtant ce n'est que tardivement, le 14 novembre 1979, que voit le jour en Italie la première amicale d'anciens de la Légion étrangère. Son siège n'est pas sur le territoire continental de l'Italie, mais dans l'île de Sicile, à Trapani. Son président fondateur, Francesco Panitteri di Lagarde, grand mutilé de l'Indochine43 revendique pourtant une audience nationale; il porte la main du capitaine Danjou à Aubagne, le 30 avril 1980. L'amicale prend le nom d'Associazione nazionale italiana ex legionari della legione straniera francese (association nationale italienne des anciens de la Légion étrangère française), A.N.I.E.L, et a conservé à ce jour son nom d'origine, même si son siège a maintenant rejoint l'Italie continentale (Vincenza). A cette première époque, le président ne prélevait pas de cotisation sur les membres de l'amicale (et, pour cette raison, il avait d'ailleurs obtenu de ne pas envoyer sa quote-part à la fédération!).
Après le congrès de 1982, au cours duquel le président fédéral demandait aux amicales de l'étranger de songer d'abord à élargir leur action au niveau national avant de songer au niveau local, naît le 3/11/1983 une nouvelle amicale, à Padoue, sous l'impulsion de Frigo Luigi, qui revendique aussi l'appellation nationale, «Associazione nationale degli ex-legionari italiani delle tre Venezia-Padova». Mise devant le fait accompli, la Fédération éprouve une certaine difficulté à évaluer à leur juste niveau les griefs présentés par les deux parties; le décès de Francesco Panitteri n'arrange pas les choses et une quasi indifférence générale semble s'instaurer, jusqu'à la désignation d'un représentant local du président fédéral pour l'Italie, le général Tresti qui quitte à point nommé l'activité de service pour relancer l'amicale italienne.
En 1986 sous l'impulsion du général Tresti et du président Columbo de l'amicale de Vicenza, l'A.N.I.E.L. reprend des couleurs et s'efforce de recruter et de marquer sa présence par des commémorations: en particulier le rassemblement annuel à Radicofani, haut lieu de la campagne d'Italie pendant la seconde guerre mondiale. C'est là que le 17 juin 2001 le général Coullon assiste à l'inauguration d'une stèle à Radicofani.

244- L'amicale d'Espagne
Une amicale est créée à Barcelone en 1980: l'Amicale des anciens de la Légion française de Catalogne (Agrupación de los antiguos de la Legión francesa de Cataluña). Son premier président est l'ach (e.r.) Juan Pedraza Rodriguez. Elle devient en 1998 l'Amicale des anciens de la Légion étrangère française de Catalogne (Agrupación de los antiguos de la Legión extrangera francesa de Cataluña). Son siège social est domicilié au consulat général de France de Barcelone.(44)

245 - L'amicale de Suède
Une amicale est fondée à Stockholm en Suède en 1986 par le lieutenant-colonel Jacques Roques et Tamas Weber. Ce dernier, ancien légionnaire devenu officier de réserve de l'armée suédoise est très bien introduit dans les milieux officiels et sportifs (karaté) de son pays d'adoption, la Suède. Son entregent a beaucoup servi au développement de son amicale, mais a fini par agacer, d'autant plus que sa carrière de légionnaire n'avait pas eu le lustre qu'il laissait croire et affirmer par les média locaux. Il a fini par jeter l'éponge, l'amicale qu'il avait fondée s'est par la même éteinte.
246 - Les amicales de Hongrie
Il a fallu attendre la dislocation du bloc communiste pour créer une amicale en Hongrie.
Une première amicale hongroise est créée en 1994 par Jeno Szabo à Szeged45. Le général Coullon lui remet son drapeau en 1994. Elle disparaît à la mort de son président.
Une nouvelle amicale voit le jour à Budapest en 2001, à l'initiative d'Attila Gàbor. Elle se dénomme Francia Idegen Legionarius Baráti Kör (F.I.L.B.K.)

247 - L'amicale du Portugal
Une amicale a été créée le 1er juin 2000. l' Associaçao dos veteranos da legio estrangeira francesa em Portugal. Son président-fondateur est Jacinto Marques..

25 - Les amicales d'Amérique

251 - Les amicales des U.S.A.
Plusieurs associations ont vu le jour aux Etats-unis, mais n'ont pas réussi à se maintenir, probablement en raison du vieillissement de leurs adhérents, mais aussi en raison de l'immensité du pays, dont la carte n°10, le rapportant à l'échelle de l'Europe donne une petite idée.
Mais faisons d'abord le point sur les différentes associations qui y ont vu le jour.

Depuis la première guerre mondiale un certain nombre de volontaires américains ont servi à la Légion. Il y a ceux qui sont restés à la Légion, ceux qui ont rejoint l'armée américaine lors de l'engagement de celle-ci, mais aussi le cas particulier des aviateurs qui avaient débuté comme légionnaires avant d'être regroupés dans la fameuse escadrille Lafayette, qui en fait ont souvent servi peu longtemps dans les rangs de la Légion. Après la Première guerre mondiale, ils ont fondé leur propre association Trench and Air(46), mais restent cependant attachés à leur ancienne appartenance à la Légion, comme en témoigne la présence de Rollet invité à leurs réunions.
On note dans les pages de Képi-blanc que les anciens légionnaires se réunissent pour commémorer Camerone à San Francisco (1960), dans l'Illinois (1961), ou à New York, lors du passage du colonel Olié allant inaugurer le monument de Camerone au Mexique en (1963).Il ne semble pas qu'il y ait eu, à proprement parler, de création effective d'amicales.
La Foreign Legion Association (F.L.A.) (Amicale des Anciens de la Légion étrangère aux Etats-unis est une création relativement récente. Cette amicale fondée en 1991 par Henryk Zsarek et John A. King accueillera dans ses rangs le général Schwarkopf, ancien chef de la 1e guerre du Golfe le 13 décembre 1991 et légionnaire honoraire.
L'amicale actuelle connaît quelques difficultés au «passage du relais» entre les présidents Szarek et Schwarz à la fin du siècle dernier. Le premier secrétaire, le dynamique Jack Ryan, réalisait un bulletin trimestriel imprimé «The Legionnaire» mais finit par jeter l'éponge.
Il faut mentionner aussi une association que nous qualifieront de «pirate», puis qu'elle reprenait à son compte la dénomination F.L.A. qui a écumé aussi le pays en proposant à ses adhérents, qui pouvaient être seulement des sympathisants de la Légion étrangère, divers brevets ou grades dans l'association, moyennant finance. Il semblerait que cette association ait eu son siège en Europe et n'ait eu qu'un but commercial, abusant des bonnes dispositions de ses adhérents. Les dispositions juridiques en vigueur aux Etats-unis ne semblaient cependant pas permettre une action en justice rapide et efficace.

252 - Les amicales du Canada
Dans se pays où les distances entre les villes sont souvent énormes, la création d'une amicale date seulement le 1990 et n'a qu'un nombre restreint d'adhérents..
Une autre amicale, «French Foreign Legion on line» a vu le jour en 2001, à l'initiative d'un ancien légionnaire Diaz, qui proposait à chaque adhérent de mettre sur le site qu'il avait créé, une rubrique avec un «C.V» de sa carrière à la Légion. C'était une première et il a écrit au président fédéral, le général Coullon, pour se faire reconnaître en tant qu'amicale, ce qui lui fut accordé. Compte tenu du moyen employé, cette amicale entre dans le type «horizontal» et peut donc recruter dans le monde entier.


253 - L'association Camerone du Mexique
S'il existait au Mexique, après la seconde guerre mondiale et sous l'égide de l'ambassade de France à Mexico, une amicale d'anciens officiers de réserve ayant servi dans l'armée française particulièrement dynamique et qui était présidée par le capitaine interprète Jean Castaingt (†1964), il n'existe pas d'amicale d'anciens légionnaires à proprement parler.
En revanche, à l'initiative du général Penette († 1991) et du capitaine Castaingt a été fondée une association franco-mexicaine et de droit mexicain dénommée «Camerone, A.C.» dont le but était de réaliser sur les lieux-mêmes du combat de Camerone, un Mémorial, qui pérenniserait le souvenir de ce fait d'armes.
Nous parlerons de cette entreprise plus en détail en 6e partie du présent document.

254 - Une amicale au Brésil?

En 1966 des relations sont nouées entre la fédération et une société d'anciens combattants de Sao Paulo, mais cela n' a pas encore abouti à la création d'une amicale Légion.


26 - Les autres amicales dans le monde

261- L'amicale d'Israël
Une amicale a vu le jour en 1980, mais n'a plus beaucoup fait parler d'elle depuis plusieurs années.
262 - L'amicale d'Australie
Comme pour les Etats-unis d'Amérique, c'est le gigantisme qui caractérise l'espacement des localités de ce pays. on se reportera à la carte n°11 qui superpose l'Europe et l'Australie pour se rendre compte du phénomène. Il n'est donc pas surprenant que l'on trouve ici les mêmes problèmes que rencontrent les anciens légionnaires pour se réunir. Il est probable qu'internet permettent bientôt une autre appréhension de cette situation.
Plusieurs tentatives pour fonder une amicale d'anciens légionnaires ont échoué ou n'ont pas réussi à perdurer, soit en raison de l'éloignement, soit en raison de rivalités personnelles sur lesquelles nous ne nous étendrons pas.
C'est finalement à la fin de l'année 1989 que celles-ci se sont concrétisées par la création d'une amicale nationale, regroupant une trentaine de membres et sise à... et regroupant 2 sections, l'une dans les Nouvelles Galles du Sud (près de Sydney), l'autre dans le Queensland (près de Brisbanne), et placée sous la présidence d'honneur de l'ambassadeur de France en Australie.

263 - Les amicales du Sénégal

La première amicale d'Afrique Noire voit le jour à Dakar en 1959, mais disparaît peu après l'accès à l'indépendance de ce pays en 1969.
Il faut attendre 2002 pour qu'une nouvelle amicale soit créée, la première d'une Afrique désormais indépendante. Souhaitons-lui vivement de surmonter les difficultés qu'elle rencontre sur place pour recruter des anciens légionnaires et s'organiser.

264 - L'amicale de Madagascar
Une toute nouvelle amicale vient d'être créée à Madagascar: l'Amicale du général Rolletà l'initiative de l'adjudant (e.r.) Patrice Majchrzak, dont le siège est à Antananarivo.


*Société des Amis du Musée de la Légion étrangère

(1)Voir sa bibliographie sommaire en annexe 1
(2)Union des Sociétés d’Anciens Légionnaires de France, des Colonies et de l’Etranger. Inscrite au Registre de la Préfecture de la Seine sous le N° 168 715 le 3 juin et publiée au J.O. du 20 juin 1931, page 6679.
(3)Nous reparlerons de cette association en 5e partie.
(4)Le siège se trouve au 136 boulevard Ney dans le 18e.
(5)EVDG = engagés volontaires pour la durée de la guerre.
(6)Le numéro 31 de la Légion étrangère (juillet-août 1949) se fait l'écho de cette création, qui induira en erreur bien des chercheurs et même le Livre d'Or, qui mentionne Nazare Aga comme président de la Fédération.
(7)Nous verrons les détails en 3e partie, au chapitre 2.
(8)Se reporter à l'annexe 4
(9)Se reporter à l'annexe 3
(10)Certaines comme celle d'Oran et celle d'Alger se replient en France.
(11)C'est tellement extraordinaire qu'on peut évidemment se poser la question de savoir s'ils n'ont pas été prévenus la veille par les auteurs de l'attentat. L'enquête de police n'a apporté aucune précision sur ce point La 3e partie de cet ouvrage relate cette affaire de façon plus détaillée.
(12)Se reporter à la 4e partie du présent livre, chapitre1
(13)Les amicales allemandes n'ont plus le support des forces françaises qui se replient sur la métropole, mais peuvent aussi se créer dans les territoires qui ne faisaient pas partie du secteur français.
(14)La revue polonaise Kommando s'en fait parfois l'écho.
(15)Se reporter à la 4e partie de ce présent livre, chapitre 4
(16)Le nom correspondant en allemand serait Verein ehemaliger Fremdenlegionäre
(17)Source document datant de 1943
(18)Ils furent approuvés et la société fut inscrite au répertoire des sociétés de secours mutuels du département sous le n° 743 le 28 avril 1913.
(19)Le drapeau, après avoir été déposé au musée de Sidi Bel Abbès en 1936 se trouve aujourd'hui à Puyloubier (à vérifier)
(20)Anciens des 11e et 12e REI
(21)Sources: lettre du général Guignon à l'auteur
(22)Se reporter à la 5e partie
(23)Se reporter à la carte n°2, page
(24)Foch sera nommé maréchal de France en25 La Fédération, créée en 1912 par Jacques-Emile Maurer a cessé d'exister en 1914.
(26)Une nouvelle fédération, dénommée U.S.A.L. (Société des Anciens Légionnaires, France, Colonies et Etranger) fondée par le même Jacques Emile Maurer
(27)Le Mémorial est l'équivalent luxembourgeois du Journal officiel français.
(28)Dans le sigle AAFÖ seules les deux premières lettres de la dénomination en français et les deux dernières de la dénomination en allemand ont été retenues, encore que F pourrait aussi être l'abréviation de Fremdenlegionäre
(29)Contrairement à une idée reçue, elle n'est ni la première, ni la seule amicale à se dénommer «fraternelle»: en effet en 1910, l'association fondée à Marseille par Elie Rambaud s'appelait: «La Légion étrangère, société fraternelle et de secours mutuels des anciens légionnaires de Marseille Provence» et en 1946 l'association créée à Grenoble s'appelle «Fraternelle des anciens de la Légion étrangère du département de l'Isère».
(30)Cette dénomination sera ultérieurement modifiée en «Fraternelle des anciens de la Légion étrangère en Belgique» (Moniteur du........)
(31)Un peu à la manière ou l' «Amicale de Bordeaux et du Sud-Ouest» des années 1931 ou de la «Fédération du Maroc» des années 1946, qui se ramifient en plusieurs sections qui obtiendront elles-mêmes plus tard leur autonomie
(32)Moniteur du 21/4/194533Moniteur du 3/4/1954
(34)Le général Van Hecke portera la main du capitaine Danjou à Aubagne le 30/4/1968
(35)Source kb214/71/1965)
(36)Union française des anciens combattant et victimes de guerre
(37)Source: archives FSALE
(38)Source: La Légion étrangère numéro 60 de décembre 1935.39En 1950 il prendra la présidence de l'U.S.A.L (Union des sociétés d'anciens légionnaires)
(40)Source: Etude du colonel Lenoir sur la fédération
(41)Se reporter à la carte n°9
(42)Le 4e Régiment de marche du 1er Etranger, créé officiellement à Nîmes le 4 novembre 1914, est composé d'Italiens et d'une forte partie de descendants des chemises rouges. Le colonel Pepino Garibaldi en est le chef. Regroupé au camp de Mailly le 10 novembre, il gagne l'Argonne. Il monte en ligne le jour de Noël; au soir il reçoit l'ordre de se porter en face des tranchées ennemies du Bois de Bollante. A 8 h 30 du matin les clairons sonnent l'attaque, c'est la ruée vers les positions ennemies et le massacre. Le 5 janvier il remonte en ligne et dépasse les lignes allemandes; les 8 et 9 janvier il stoppe l'avance ennemie. Le 8 mars 1915 l'Italie entre en guerre; le 4e Régiment de marche est dissous. Ce régiment comptait dans ses rangs 6 frères, petits fils du général Giuseppe Garibaldi, héros de l'indépendance italienne Pendant sa courte existence le régiment garibaldien avait perdu 566 hommes dont les frères Bruno et Costante Garibaldi.
(43)Il a aussi été pilote dans l'armée de l'air de Mussolini
(44)Sources: correspondance de E. Zaar, président de l'AALEFC.
(45)Szeged est situé au Sud de la Hongrie, non loin de la frontière serbo-hongroise.
(46)Cette association ne sera jamais été affiliée à la fédération (qui s'appelait U.S.A.L en 1931) et Nazare-Aga tente de l'attirer vers la fédération des engagés volontaires qu'il crée.

 
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