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LE  NAUFRAGE  DU  DOBA, par le major (er)  Hubert  Midy chargé de la mémoire auprès de la FSALE.

 

                  Extraits des mémoires du Lieutenant-colonel BOUCHEND’HOMME Jean-Jacques.

                                   Affecté à la Légion étrangère en 1947, il fait campagne en Algérie et au Maroc, où il sera blessé par une grenade. Affecté à la 13 DBLE en Indochine, il sera gravement blessé par une mine. A son retour, il sert de nouveau en Algérie, au 3REI et au 1 RE. Il dirigera l’IILE à Puyloubier de 1961 à 1962, puis le BSLE de 1963 à 1964.

 

Le séjour en Indochine était théoriquement de deux ans. Les rapatriables étaient regroupés à Saïgon que quelques jours avant l’embarquement, et constituaient l’effectif d’un bataillon, encadrés par des officiers et sous-officiers.

Apprenant que nous allions embarquer sur un ancien cargo allemand rebaptisé Doba, j’ai pensé qu’il devait être dans un piteux état. J’ai été surpris en arrivant à bord, par les aménagements luxueux pour un transport de troupes. Les légionnaires étaient convenablement installés, les sous-officiers aussi et les officiers en cabines de deux, avec cabinet de toilettes. Officiers rapatriés :

- de la 13ème DBLE, le capitaine René Noël, les lieutenants Amat, Guy Bonhem, Joseph Plantevin, Norbert Domingo, Meyer, Maestrali et moi, du 2ème REI, le capitaine Guivarch, les lieutenants Bousquet, Fesquet et Steiner et du 1er REC, le capitaine Arthuys.

Il y avait en outre les lieutenants André Grousseau et Eggs, dont j’ai oublié l’affectation d’origine, et un médecin capitaine.

Le 5 juillet 1950, le Doba a appareillé et au large du cap Saint-Jacques, j’ai repensé au séjour de huit jours que j’y avais passé l’année précédente en convalescence, après une grave blessure. Jusqu’à l’ile de Ceylan, le voyage a été une véritable croisière sur une mer calme, propice pour permettre aux organismes fatigués ou blessés de récupérer. Ensuite courte escale à Colombo, où malgré les palabres engagées avec le commandant de bord, seuls les officiers ont été autorisés à débarquer. Le Doba a appareillé dans la nuit. Le temps maussade a rendu la mer difficile. Je supportais mal le tangage et le roulis.

Le Doba a suivi la frange de la zone perturbée jusqu’à l’équateur pour remonter ensuite le long des côtes de l’Afrique. Avec les nuages, le sextant était inutile, et la position du bateau n’était pas vraiment déterminée. Le commandant de bord décide de mettre cap à l’est, vers la haute mer pour la nuit, et de se rapprocher demain de la côte. En réalité, le Doba était trop près de la côte. Vers une heure du matin, une violence secousse nous réveille. Le bateau s’est alors brusquement penché sur le tribord. Bousquet a regardé par le hublot et s’écrié « Nous sommes échoués ! »

Habillé en quelques secondes, je me précipite vers le pont supérieur, qui était déjà balayé par les vagues. Le Doba était stoppé parallèlement à la côte visible à bâbord. Tout le monde se regroupait dans les coursives de bâbord. Nous avions compris qu’il fallait évacuer le navire.

 

L’ABANDON DU DOBA.

Une élévation rocheuse nous barrait l’horizon, et à son sommet une partie plane pouvait servir de regroupement. Il fallait tendre un filin pour installer un va-et-vient. Des sections de 30 hommes avaient été formées, et je commandais la première. Un radeau pouvant porter 6 hommes fut mis à la mer en tirant un filin accroché au Doba pour assurer le va-et-vient. J’ai quitté le navire à la sixième rotation, avec les premiers éléments de la section du lieutenant Meyer, une force de la nature, qui rattrapa par un bras un légionnaire tombé à l’eau.

Dans la matinée, deux avions italiens ont survolé le Doba et largué des colis contenant du matériel médical. Nous aurions préféré du ravitaillement. Un message précisait qu’une colonne de secours allait se diriger vers les naufragés.

Le Doba transportait 490 militaires et 58 hommes d’équipage. Il n’est pas étonnant qu’il ait fallu 48 rotations pendant une dizaine d’heures pour amener tout le monde à terre. Il ne restait à bord que la section du lieutenant Steiner, lorsque le commandant du Doba a été évacué. Il était anéanti et est arrivé à terre porté par des légionnaires. Notre navire était devenu une épave.

Les légionnaires sont toujours très attachés aux animaux. Aussi nul ne s’est étonné de constater sur la grève la présence d’un chien, d’un singe et même d’un boa.

 

 

SEJOUR EN SOMALIE

A hauteur du cap Hafun, la région est désertique, aucune végétation ne donnait la moindre parcelle d’ombre et la chaleur y est très élevée. Arrivé à terre vers 8 heures du matin, j’ai donc passé la journée du 21 juillet sous un soleil progressivement chaud. Tandis que se déroulait le débarquement, les vagues submergeaient le Doba. Pour supporter la fraicheur de la nuit, j’avais creusé une petite niche dans le sable.

Le 22 juillet, distribution d’une orange par personne et de 1 litre d’eau par section, alimentation sauvée du naufrage. C’est tout ce que nous possédions. Le capitaine Noël désignât le lieutenant Plantevin pour effectuer une reconnaissance qui devrait précéder la colonne que nous allions former pour le déplacement. Après avoir franchi la falaise, nous sommes arrivés sur le plateau, désertique.

En fin de matinée, un avion italien a survolé la colonne et parachuté un container qui contenait un litre d’eau par homme. Les hommes ont eu comme consigne de garder le plus longtemps possible cette réserve d’eau si précieuse, ignorant ce que nous réservait l’avenir. Nous arrivâmes à un village indigène, précédé par le lieutenant Plantevin, qui avait trouvé de l’eau pour tout le monde. En raison de ma grave blessure en Indochine, j’avais souffert de la marche.

Le chef de village, malgré l’extrême pauvreté des habitants, nous avait donné cinq chèvres et du riz. Le 23 juillet, avec le chef du village, nous avons déterminé l’itinéraire à suivre. Les officiers ont voulu témoigner leur reconnaissance au chef du village en lui remettant l’argent qu’ils possédaient, mais ce dernier refusa par amour pour la France, pays de la liberté. Les italiens avaient quitté cette partie de la Somalie depuis des années. Mais l’ONU avait placé cette partie du territoire sous mandat italien jusqu’30 juin 1960, ce qui explique la présence des italiens.

La colonne se formait pour reprendre la marche dans le désert. La bonne entente avec les habitants du village a failli voler en éclats : des marins étaient entrés dans des cases où se trouvaient des femmes, ce qui bafouait toutes les règles de l’Islam. Les intrus ont été éjectés par mes soins, et seront dorénavant encadrés par mes deux sections.

L’incident réglé, la colonne s’est remise en marche. Nous avons atteint une lagune de sable durci qui n’entravait pas la marche. En fin d’après-midi, nous faisions notre jonction avec la colonne de secours italienne. Les caisses, entassées par les militaires qui nous attendaient, matérialisaient un ravitaillement bienvenu après les jours de privation.

Un légionnaire, italien d’origine, a entamé la conversation avec ses compatriotes. Un officier italien lui a dit « toi, tu es italien ? ». Le légionnaire, craignant d’être rapatrié vers l’Italie lui répondit « Non, je suis Corse ! ».

Bien que rentrés en guerre contre la France en juin 1940, les italiens nous ont réservé un accueil très amical. A la suite du S.O.S. lancé par le Doba, outre le remorqueur britannique parti d’Aden, deux navires de lignes italiens s’étaient déroutés et se trouvaient à proximité de la côte nord du cap Hafun, à l’abri des vents dominants. Il était question de couper notre détachement en deux, réparti sur les deux navires, l’un faisait escale à Djibouti et l’autre à Mogadiscio. Il fallait nous rendre à la plage de Dante, distante de quelques kilomètres, où finalement un seul bateau nous attendait, le Diana, qui faisait escale à Djibouti.

 

DJIBOUTI

Le Diana est arrivé à quai le 28 juillet en fin de journée. Toute la colonie française se trouvait au port. Les sous-officiers et les légionnaires ont été dirigés vers des cantonnements militaires, tandis que les officiers étaient pris en charge par ceux de la Garnison. Plantevin et moi avons été hébergés par un commandant qui occupait seul un immense logement, dont les pièces hautes de plafond conservaient une relative fraicheur dans ce pays où la chaleur diurne est torride.

Notre séjour en Côte françaises des Somalis n’a duré que deux jours. Un transport de troupes, l’Abbeville, qui venait de Saïgon, était annoncé pour le 30 juillet. Coïncidence, le ministre de la guerre, Max LEJEUNE, était député-maire d’Abbeville et connaissait mon père, qui reçut le télégramme suivant : « J’apprends que votre fils se trouvait à bord du Doba. Il n’y a aucune perte en vies humaines à déplorer. Tout sera facilité pour le rapatriement. Amitiés. »

 

Jules Moch, ministre de la Défense en 1950

NB : Cet épisode a été évoqué à l’Assemblée Nationale par monsieur Jules Moch, ministre de la Défense Nationale, pendant la 3éme séance du 21 juillet 1950.

« Avant que ne commence ce débat, je voudrais rassurer brièvement l’Assemblée Nationale sur un incident, dont l’annonce l’a émue cet après-midi, l’échouage du transport de troupes Doba, sur la côte particulièrement inhospitalière des Somalis. Il s’agit d’un vieux bâtiment allemand, le Dresden, transformé en transport de troupes, qui s’est échoué cette nuit. Je puis ce soir rassurer l’Assemblée Nationale. Il semble en effet, d’après un télégramme de l’agence des Chargeurs réunis d’Aden, que tous les passagers et tout l’équipage aient pu être transportés à terre.

Je voudrais profiter de cette circonstance pour remercier les Pays étrangers des concours qui nous ont été apportés, l’Italie d’abord, qui a expédié deux colonnes motorisées à travers la Somalie, l’Angleterre qui a affrété un puissant remorqueur. Les cargos Montbéliard et Abbeville, des Chargeurs réunis ont été déroutés sitôt l’annonce du sinistre.

Rien ne sera ensuite négligé pour rapatrier le plus vite possible à travers le désert, pour rejoindre Djibouti, distant d’environ 800 kilomètres du lieu du naufrage, ces courageux soldats qui auraient mérité, à leur retour d’Indochine, que cette dernière épreuve leur fût épargnée. »

Avec l’aimable autorisation de ses enfants Bertrand et Marie-Geneviève.

 

 Major (er) Hubert Midy en charge de la mémoire auprès de la FSALE.

 

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