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Alessandri Marcel - Général Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
09-02-2007

Alessandri (Général Marcel, Jean, Marie), : Né le 23 juillet 1895 à Boulogne sur Mer dans le Pas-de-Calais, il est fils de Noël et de Marie Bastard.



Admis à l’école spéciale militaire de Saint-Cyr le 1er juillet 1914, il intègre la promotion « La Grande Revanche ». Il est affecté au 39e régiment d’infanterie pour emploi. Au sein de ce régiment puis au sein des 123e et 8e régiment d’infanterie, il participe aux opérations de la Première Guerre mondiale : en 1915, aux combats du Bois d’Auderne, des Eparges en Champagnes ; en 1916, il est sur la Somme, à Verdun et à Craonne ; en 1917, c’est les Flandres et enfin il combat à Soissons, Coucy le Château, Saint Marc. Il est blessé au poignet le 12 septembre 1916, par une balle. Titulaire de 6 citations, il gagne la croix de chevalier de la Légion d’honneur. Nommé sous-lieutenant le 5 décembre 1914, il est promu au grade de lieutenant le 19 mars 1916 et capitaine à titre temporaire le 5 juillet 1917.

Après un stage à l’ESM, il choisit l’infanterie coloniale et rejoint le 7e régiment d’infanterie coloniale qu’il rejoint le 16 septembre 1919 puis le 14e bataillon de tirailleurs sénégalais au Maroc. Les colonnes de pacification de 1919 à 1922 l’engagent contre les Beni Ouarain et il se distingue à M’Soussa et à Kessarat Khemis. Il gagne une citation avec croix de guerre des théâtres d’opérations extérieurs. Son grade de capitaine à titre temporaire devient définitif le 25 mars 1920.

Il sert ensuite au 2e bataillon de marche du Tonkin qu’il rejoint le 8 avril 1922 qui devient 21e régiment d’infanterie coloniale quelques jours plus tard.

Il est affecté en Afrique occidentale française au 3e bataillon de tirailleurs sénégalais le 21 mars 1923. Il rejoint ensuite le 34e bataillon mixte d’infanterie coloniale le 8 juillet 1925 puis le 29e régiment d’infanterie colonial le 14 décembre de la même année.

Le 1er novembre 1928, il intègre l’école de guerre où il reste jusqu’en 1930. Cette année-là, il est promu au grade de chef de bataillon, le 25 mars. Mis à disposition du général commandant supérieur des troupes du Maroc le 26 août 1930, il rejoint l’état-major de la région de Taza puis prend le commandement du 6e régiment de tirailleurs sénégalais, le 3 novembre 1932. Pendant cette période, il prend part aux opérations de pacification où il gagne une citation en juin 1933.

Rapatrié en métropole, il sert successivement à l’état-major des troupes coloniales de 1934 à 1935, puis il est nommé instructeur à l’école de guerre avec une affectation au 21e régiment d’infanterie coloniale. Il est promu au grade de lieutenant-colonel le 17 mars 1936.

Appelé à l’honneur de servir au Tonkin, il quitte son emploi le 12 avril 1939 et rejoint l’Indochine. Sous-chef puis chef d’état-major du général commandant supérieur à compter du 16 novembre 1939, il est promu colonel le 25 mars 1941. L’attaché militaire à Tokyo, colonel de l’infanterie, désigné au tour normal pour remplacer le chef de corps du 5e REI, le colonel de Cadoudal, ne peut rejoindre son poste. Ce dernier est confié au colonel Alessandri, de l’infanterie coloniale.

Au mois de novembre, il est désigné à la tête de la 2e brigade du Tonkin. Nommé général de brigade le 20 mai 1943, il prend le commandement du groupement « Ouest du fleuve Rouge » que l’histoire retiendra sous le nom de « Colonne Alessandri » pour les opérations du printemps 1945. Il est promu au grade de général de  division à titre temporaire. Il passe la frontière de Chine avec les rescapés du coup de force des Japonais, le 11 juin 1945 et prend le commandement supérieur des troupes françaises en Chine et délégué général du Gouvernement.  D’août à octobre 1945, il est délégué du haut-commissaire pour la zone Nord indochinoise et en 1946, il est désigné comme commissaire de la République et commandant militaire au Cambodge.

Après sept années en Extrême-Orient, il est rapatrié le 23 juillet 1946. D’abord mis à disposition du ministre, il retrouve l’Indochine. Le 17 août 1948, il prend le commandement des forces terrestres en Extrême-Orient puis celui du Nord Vietnam. Suite à l’affaire de la RC 4, il est remplacé et rapatrié, le 10 novembre 1950.

Il rejoint la métropole où il sert à l’état-major des troupes coloniales après avoir été mis hors de cause par le rapport du général Juin sur les événements de Cao Bang. Il retrouve l’Indochine le 26 mars 1952 en qualité de conseiller militaire auprès du gouvernement vietnamien.

Atteint par la limite d’âge, il est rapatrié, mis à la retraite et intégré dans la 2e section des officiers généraux, le 23 juillet 1955.

Grand officier de la Légion d’honneur, et titulaire de 12 citations avec croix de guerre « 1914 – 1918 », « 1939 – 1945 » et des théâtres d’opérations extérieurs, il est titulaire de nombreuses décorations françaises et étrangères dont les médailles de la résistance française et du Laos, les médailles commémoratives françaises, du Maroc, d’Indochine, de la médaille militaire du Cambodge. Il est également commandeur du Ouissam Alaouite, et grand-croix de l’ordre royal du Cambodge.